Imprimer la page
Index

Archives - Etat 2004

DE

Pont Poya, un signal positif pour tous les citoyens du canton

Les premières études, pour une nouvelle traversée de la Sarine en Ville de Fribourg, datent de 1959. Après 45 ans de réflexion, le projet présenté en janvier 2004 tient compte des besoins de la collectivité tout en soignant les intérêts particuliers et généraux.

Pendant ce demi-siècle, l'agglomération a évolué. Les habitudes, les contours, les contraintes, les orientations et les besoins de notre population se sont précisés. Dans le terrain, dans le quotidien, les choses sont claires. Dans le patrimoine historique les enjeux sont connus depuis longtemps : il faut sauver le Bourg, notre Cathédrale, et permettre enfin à nos quartiers historiques de retrouver un peu de leur tranquillité.

Une agglomération de 50'000 habitants ne peut pas se mettre sous cloche. La réalité économique et les besoins de la population active nous obligent à construire un nouveau pont : le pont de La Poya.

Le concours

En novembre1989, les résultats d'un concours d'envergure furent dévoilés. Le jury déclarait "Ce pont se rattache, dans un esprit nouveau, à la tradition des beaux ponts suspendus que connaissait la ville de Fribourg autrefois."  L'ouvrage sera du type haubané. Les piles et pylônes seront en béton armé. Le tablier sera mixte acier-béton, supporté dans les grandes portées par 28 paires de haubans en acier à haute résistance.

L'intégration dans le site naturel et bâti a été une priorité afin de répondre aux enjeux prioritaires: protéger et mettre en valeur le patrimoine tout en améliorant la qualité de vie des habitants.

Ce pont (version 1998) aurait plus de 630 m de longueur, une largeur de 17,50 m. La portée la plus longue avait 184 m et le tablier était à 70 m en dessus de la Sarine.

L'adhésion du public

En 1998, la maquette du projet était exposée à la Foire de Fribourg qui se tenait dans le Parc de La Poya et au Comptoir de Bulle. Plus de 200'000 personnes ont découvert ce futur pont dans son contexte. Toutes les remarques du public furent positives et allèrent jusqu'à l'enthousiasme.

Ce projet a été mis à l'enquête publique en 1999. Malheureusement, les milieux officiels de la protection du patrimoine ont rejeté cette variante. L'implantation de l'ouvrage était jugée trop proche de la Villa paladine (château de La Poya).

Un pont c'est aussi un ancrage sur chaque rive et une intégration dans le réseau de circulation existant. Les détails, comme dans tout projet, sont du ressort du diable, même si c'est pour le bien de la Cathédrale. De 1999 à aujourd'hui, les détails ont été soignés, étudiés et solutionnés à la satisfaction de tous les milieux concernés.

2004, une solution sans compromis

La construction d'un ouvrage de cette importance doit être en adéquation avec le site, dans sa globalité. La consultation des milieux concernés et l'étude des hypothèses et variantes ne sont pas des actes anodins. Chaque modification impliquant une nouvelle consultation de la quasi-totalité des acteurs concernés.

Aujourd'hui, quelques intérêts privés sont encore à régler. Malgré l'importance de l'ouvrage, notre Conseiller d'Etat a tenu à ce que la porte des négociations soit ouverte afin de trouver les solutions humainement les meilleures. L'intérêt général respecte les cas particuliers pour les habitations existantes.

La révélation de ce 28 janvier s'appelle Variante C1 et répond à toutes les questions soulevées par l'implantation générale du pont et plus particulièrement par le tracé des aménagements entre la falaise de la Sarine et la route de Morat. Les souhaits importants de tous les milieux et à tous les niveaux ont été soignés afin de dessiner la solution la plus discrète dans le terrain et la plus judicieuse en l'état de la technique et des lois.

Les infographies, les photos, les montages et les plans, visibles sur le site internet www.pont-poya.ch vous présentent virtuellement, la réalité projetée pour 2011.

La Ville de Fribourg qui a lancé l'idée en 1959, a fait valoir ses exigences. Depuis que la responsabilité du projet est passée au canton, en 1996, la vision de l'Autorité communale a évoluée avec le développement de la cité.

La commune de Granges-Paccot avait aussi de grands intérêts dans cette zone qui a pris une importance vitale pour la région avec Forum Fribourg, la Patinoire, le Stade et les autres projets à l'étude.

La Confédération pose, elle, ses exigences, en provenance de divers milieux, qui sont parfois contradictoires. Economie, financement, lois sur la circulation, sécurité, protection des biens culturels et du patrimoine, ne sont pas dépendants des mêmes Offices et les visions sont parfois en opposition.

Sur le plan cantonal aussi, nous avons ce même type d'approches et les négociations entre collègues peuvent demander des études pointues. Chacun tente de maximiser les résultats de son travail et le niveau des exigences monte mais certaines contraintes demeurent, comme le budget. En janvier 2004, le résultat est que le Conseil d'Etat, présente une variante qui récolte l'adhésion de tous les services concernés.

Les avantages

Le tracé de l'ouvrage a toujours été accepté sans difficultés sur la rive côté Bellevue. Maintenant, les problèmes soulevés par l'implantation sur la rive du Palatinat ont trouvé une solution.

L'idée et le principe du pont n'ont jamais fait l'objet d'opposition. Cette réalisation est attendue par tous les milieux fribourgeois de l'agglomération et du canton.

La variante C1 correspond à la première étude et aux résultats du concours avec quelques améliorations significatives, raison du recueil des adhésions avec une garantie de pouvoir maintenant lancer la procédure de mise à l'enquête sans récolter d'oppositions dommageables.

La Commune de Granges-Paccot a donné son accord le 07.08.2003 déjà.

La Ville de Fribourg a donné son acquiescement par lettre du 24.09.2003.

La Commission fédérale des Monuments historiques a donné un avis favorable par la personne de son président Monsieur Bernhard Furrer, avis confirmé par courrier du 11.09.2003.

La Commission des biens culturels de notre canton a donné un avis favorable par lettre du 30.10.2003.

Les propriétaires privés

Dans cette zone urbaine assez hétéroclite, l'habitat n'est pas très dense. En plus, les aménagements seront, au niveau de la butte, presque entièrement en sous-sol. Toutefois, il y aura des nuisances pour 2 à 3 propriétés.

Nous avons fait une information personnelle aux propriétaires et nous veillerons à ce que leurs droits ne soient pas lésés. Plusieurs types de solutions sont proposées et seront étudiées de part et d'autre. Vu l'ampleur de l'objet et son intérêt pour la collectivité, nous aurons certains moyens afin de dédommager correctement les personnes concernées.

Nous agirons sur le plan technique, par des solutions pratiques en l'état des nombreuses possibilités existantes dans la construction : isolation, amélioration des immeubles,... La Bourgeoisie de Fribourg projette 6 constructions individuelles dans le secteur ce qui montre bien que le quartier garde son attrait et tout son intérêt pour l'habitat individuel.

D'autres avantages

Par rapport au concours de 1989, le pont sera environ 10 mètres plus bas. Sur le plan esthétique global, le coup d'oeil sera ainsi encore meilleur dans la vallée. Le Parc de la Poya gardera son aspect originel et pourra être amélioré pour encore mieux remplir son rôle auprès de la collectivité grâce à son intégration dans ce périmètre.

Les autres projets publics liés à la vocation commerciale et sportive de la zone seront favorisées. Tout le quartier d'Agy gagnera en homogénéité, en clarté et en cohérence. Les usagers, piétons, cyclistes, transports publics verront leur circulations et accès singulièrement améliorés. Toutes les activités publiques dans cette zone importante pour l'agglomération seront favorisées.

En conclusion, même l'allée du Cimetière gagnera en élégance...

 

Die Poyabrücke, ein positives Signal für alle Bürgerinnen und Bürger des Kantons

Die ersten Studien einer Überquerung der Saane in der Stadt Freiburg entstanden schon 1959. Nach einer 45 jährigen Überlegungsfrist wurde im Jahr 2004 ein Projekt präsentiert, welches sowohl die Bedürfnisse der Allgemeinheit erfüllt, als auch die allgemeinen und individuellen Interessen wahrt.

Die Agglomeration Freiburg hat sich im Verlauf dieses halben Jahrhunderts natürlich stark entwickelt. Gewohnheiten, Randbedingungen, Orientierungen und Bedürfnisse unserer Bevölkerung haben sich herauskristallisiert. Für das Alltagsleben ist eigentlich alles klar. Seit langem weiss man, was in Sachen historischer Denkmäler auf dem Spiel steht: Das Quartier du Bourg, unsere Kathedrale, müssen gerettet werden. Gleichzeitig sollen die historischen Quartiere der Stadt wieder einigermassen ihre Ruhe zurückfinden.

Eine Agglomeration mit 50'000 Seelen kann nicht unter eine Glocke gestellt werden. Die wirtschaftliche Realität und die Bedürfnisse der aktiven Bevölkerung zwingen uns dazu, ein neues Bauwerk zu errichten: die Poyabrücke.

Die Ausschreibung

Im November 1989 wurden die Resultate einer gross angelegten Ausschreibung bekannt gegeben. Die Jury erklärte, dass sich diese Brücke an die Tradition der schönen Hängebrücken der damaligen Stadt Freiburg anlehnen würde. Das Bauwerk soll an Schrägseilen aufgehängt werden. Die Pfeiler und Stützen werden aus Beton und die Fahrbahn aus Stahl und Beton gefertigt. 28 Schrägseilpaare aus hochfestem Stahl stützen das Bauwerk in den Abschnitten grosser Tragweiten.

Die Bauwerkintegration in Stadt und Landschaft hat einen vorrangigen Charakter und befolgt die nachstehenden, erstrangigen Ziele: der Schutz und das zur Geltung Bringen der Denkmäler bei gleichzeitiger Verbesserung der Lebensqualität der Einwohner.

In ihrer Version 1998 wäre die Brücke mehr als 630 m lang und 17,50 m breit gewesen. Mit einer maximalen Tragweite von 184 m würde die Fahrbahn 70 m über der Saane schweben.

Publikumszustimmung

1998 wurde das Projektmodell an der im Poyapark stattfindenden Freiburger Messe und im Comptoir Gruérien gezeigt. Mehr als 200'000 Besucher konnten die zukünftige Brücke sozusagen in ihrer Umgebung entdecken. Das Publikum äusserte sich absolut positiv, ja sogar enthusiastisch.

Dieses Projekt wurde im Jahr 1999 öffentlich aufgelegt. Leider verwarfen aber die offiziellen Kreisen des Denkmalschutzes die vorgeschlagene Variante. Das Bauwerk befände sich zu nahe an der Villa Paladine (Château de la Poya).

Eine Brücke stellt ebenfalls ein Bindeglied zwischen beiden Ufern und eine Integration in das heutige Strassennetz dar. Einzelheiten sind wie bei jedem Projekt des Teufels, sogar wenn sie zum Wohl der Kathedrale erarbeitet worden sind. Zwischen 1999 und heute wurden diese Einzelheiten zur vollen Zufriedenheit der betroffenen Kreise studiert, überarbeitet und gelöst.

2004, eine Lösung ohne Kompromiss

Der Bau eines solch wichtigen Werks muss vollständig mit seinem Umfeld im Einklang stehen. Die Beratungen mit den betroffenen Kreisen und die Studie von Hypothesen und Varianten stellen keine unbedeutenden Handlungen dar. Jede Projektänderung führt zu einer neuen Konsultation fast aller beteiligten Akteure.

Heute bleiben nur noch einige Probleme im Zusammenhang mit Privatinteressen übrig. Trotz der Wichtigkeit des Bauwerks hat unser Staatsrat darauf bestanden, dass alle Türen zu Verhandlungen offen bleiben. Damit sollen die menschlich besten Lösungen gefunden werden. Das allgemeine Interesse berücksichtigt auch Einzelfälle bestehender Gebäude.

Die Offenbarung vom 28. Januar heisst Variante C1 und beantwortet alle offenen Fragen, welche sich durch die Errichtung der Brücke und insbesondere die Linienführung zwischen der Saanefelswand und der Murtenstrasse ergeben haben. Auf wichtige Anliegen aller Kreise wurde mit grösster Sorgfalt eingegangen. Damit konnte die landschaftlich diskreteste, die technisch sowie juristisch vernünftigste Lösung gefunden werden.

Infografien, Fotos, Fotomontagen und Pläne sind auf dem Internetsite www.pont-poya.ch zu finden. Dadurch erleben Sie das Jahr 2011 virtuell.

Die Stadt Freiburg hat 1959 ihre Forderungen als Initiatorin der Idee geltend gemacht. Seitdem die Projektverantwortlichkeit 1996 dem Kanton übertragen wurde, wurde die Vision der Gemeindebehörde der Entwicklung der Stadt laufend angepasst.

Die Gemeinde von Granges-Paccot zeigte ebenfalls grosses Interesse an dieser Zone, welche mit dem Forum Fribourg, der Kunsteisbahn, dem Fussballstadion und anderen geplanten Projekten für die Region lebenswichtig wurde.

Die Eidgenossenschaft machte ihrerseits Ansprüche geltend, welche mitunter von Kreisen mit diametralen Standpunkten stammten. Fragen der Wirtschaftlichkeit und Finanzierung, Gesetze über den Verkehr, die Sicherheit und den Schutz der kulturellen Güter und der Denkmäler werden von verschiedenen Ämtern bearbeitet, welche zum Teil widersprüchliche Ansichten vertreten.

Auf kantonaler Stufe wurde dies ebenfalls festgestellt. Verhandlungen zwischen Kollegen verlangten teils recht aufwendige Studien. Jeder Beteiligte versuchte die Ergebnisse seiner Arbeit zu maximieren, die Anforderungen stiegen, wobei aber gewisse Randbedingungen, wie das Budget, bestehen blieben. Im Januar 2004 konnte der Staatsrat eine Variante vorstellen, welche die Zustimmung aller betroffenen Ämter erhielt.

Die Vorteile

Die Linienführung des Bauwerks hat stets ohne Schwierigkeiten die Zustimmung des Bellevue-Ufers erhalten. Heute haben die Probleme auf dem Palatinat-Ufer ebenfalls eine befriedigende Lösung gefunden.

Im Grunde genommen haben weder die Idee noch das Prinzip einer Brücke zu Einsprüchen Anlass gegeben. Alle Kreise der Agglomeration und des Kantons Freiburg warten auf die Realisierung dieses Bauwerks.

Die Variante C1 entspricht der ersten Studie und der Resultate eines Wettbewerbs. Allerdings haben einige wesentliche Verbesserungen zur Zustimmung der Betroffenen und zur Garantie geführt, dass die Auflageprozedur ohne nachteilige Einsprüche gestartet werden kann.

Die Gemeinde von Granges-Paccot hat am 07.08.2003 schon ihre Zustimmung gegeben.

Die Stadt Freiburg hat sich schriftlich am 24.09.2003 ebenfalls damit einverstanden gegeben.

Die Eidgenössische Kommission für Denkmalpflege hat über ihren Präsidenten Herrn Bernhard Furrer positiv dazu Stellung genommen und dies schriftlich am 11.09.2003 bestätigt.

Die Kulturgüterkommission des Kantons Freiburg hat ihrerseits schriftlich am 30.10.2003 positiv Stellung genommen.

Die Privateigentümer

In dieser recht ungleichartigen, städtischen Zone ist die Wohndichte nicht besonders hoch. Weiter können die Bebauungen auf Höhe des Palatinat-Hügels fast ausschliesslich unterirdisch erfolgen. Allerdings werden 2 bis 3 Eigentümer davon betroffen sein.

Die Besitzer wurden persönlich darüber informiert, und wir werden sicherstellen, dass ihre Rechte nicht verletzt werden. Mehrere Lösungsvorschläge sind beidseitig auszuarbeiten. Die Grösse des Bauvorhabens und seine Wichtigkeit für die Allgemeinheit wird es erlauben, gewisse Mittel für die korrekte Entschädigung der betroffenen Personen freizumachen.

Wir werden in technischer Hinsicht alle praktischen Lösungen im Bau einsetzen, wie die Dämmung, Gebäudeverbesserungen, usw. Die Burgergemeinde von Freiburg plant in diesem Sektor 6 individuelle Bauvorhaben, was beweist, dass das Quartier seine Anziehungskraft behält und weiterhin für Einfamilienhäuser interessant bleibt. 

Weitere Vorteile

Verglichen zum Wettbewerb von 1989 ist die Brückenhöhe um 10 m reduziert worden. Global gesehen wird der Anblick im Tal vom Ästhetischen her noch vorteilhafter. Der Poyapark wird sein ursprüngliches Aussehen behalten und sogar noch verbessern können. Seiner Rolle bei der Allgemeinheit wird er dank seiner Integration in diesem Umkreis noch gerechter werden.

Die anderen öffentlichen Projekte kommerzieller oder sportlicher Art dieses Stadtgebiets werden positiv beeinflusst. Das Agy-Quartier wird an Homogenität, Klarheit und Kohärenz gewinnen. Die Benutzer, Fussgänger, Zweiradfahrer und öffentlichen Verkehrsbetriebe werden eine wesentliche Verbesserung der Transportbedingungen und Zugänglichkeiten feststellen können. Alle öffentlichen Aktivitäten in dieser für die Agglomeration wichtigen Zone werden bevorzugt.

Als abschliessende Bemerkung kann hinzugefügt werden, dass sogar die Friedhofallee an Eleganz gewinnen wird...

 
Haut de page