Imprimer la page
Index

Archives - Echos de la presse 2003

 

1er octobre 2003, L'étude pour le centre sportif de Saint-Léonard touche à sa fin

Un centre national de Hockey, un autre de basket, le réaménagement du stade de football... l'étude de faisabilité progresse. De plus, une nouvelle variante du pont de la Poya semble (enfin) à même de réunir tous les suffrages.

Fribourg deviendra-t-il un haut lieu du sport suisse? Peut-être, si les projets de centres nationaux de basketball et de jockey sur glace voient le jour à Saint-Léonard (sans compter celui de natation projeté à Gottéron-Village). Bien que nombre d'inconnues planent encore sur les infrastructures le Saint-Léonard, le groupe de travail chargé d'en étudier la faisabilité entend ficeler quelque chose de crédible d'ici à la fin de l'année, afin d'espérer bénéficier des subventions fédérales.

Cela fait quatre à cinq ans que Fribourg a l'idée de construire un centre national de basketball, rappel Claude Masset, conseiller communal directeur des Sports (entre autres choses). Quant à la deuxième piste de glace, il y a belle lurette aussi que la ville en caresse le projet: un montant de 1,5 million de francs lui est d'ailleurs attribué dans le budget communal, en catégorie III. Si le projet se concrétisait, Fribourg pourrait devenir l'un des centres suisses de hockey sur glace. Mais une commue ne peut plus financer seule des infrastructures de ce type qui, finalement, servent toute une région, voire tout un canton.

Un comité "stratégique" - selon les termes de son président Philippe Virdis - a donc été mis sur pied au début de 2002, avec pour objectif de se pencher sur la possibilité de créer un site sportif à Saint-Léonard, amélioration des installations de football comprise. Plusieurs groupes de travail se penchent sur la clause du besoin, le concept et l'avant-projet, l'aspect juridique et l'angle financier. Composé de représentants des clubs concernés, de l'Etat ainsi que des communes du Grand Fribourg, le comité compte boucler son étude pour la fin de cette année. C'est qu'une subvention de cinq millions de francs au nom du "concept d'installations de sport d'importance nationale" avait été promise, mais - pour autant qu'il soit maintenu - ce montant ne sera pas éternellement à disposition. "C'est un projet portant sur des dizaines de millions de francs qui dépasse largement l'agglomération fribourgeoise", note M. Virdis en soulignant que collectivités publiques et secteur privé doivent y oeuvrer ensemble. "Nous comptons arriver avec un projet totalement financé, y compris pour ce qui est du fonctionnement; nous ne referons pas Forum Fribourg", dit-il encore.

Refusant de vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué, voire avant l'ouverture de la chasse, le président du comité n'entre pas dans le détail de l'étude tant qu'il n'a rien de "substantiel" à communiquer. Tout juste admet-il que le dossier a connu "une évolution positive: tant l'Etat que la ville de Fribourg - propriétaires des terrains sis sur la commune de Granges-Paccot - ont donné leur accord de principe au projet sous forme de "droit de superficie conditionné", explique Claude Masset. Publiées dans le dernier "1'700", les réserves émises par la ville portent sur la participation financière des communes de l'agglomération, de l'Ftat et de la Confédération ainsi que sur l'analyse des coûts des investissements et de l'exploitation par rapport à la capacité financière de la commune. Autant de points d'interrogation auxquels l'étude de faisabilité devra apporter des réponses.

Encore un variante pour le pont de la Poya

Le pont de la Poya verrait-il "le bout du tunnel" - du moins pour ce qui est de son tracé?
Baptisée "C1", la petite dernière des nombreuses variantes étudiées depuis des années pourrait enfin réunir les suffrages quoique le conditionnel reste encore de rigueur. Répondant au "niet" des commissions fédérale et cantonale des biens culturels, l'avant-dernière variante - la "C4" - avait déplacé du parc militaire de la Poya au secteur de Saint-Léonard le raccordement du pont au réseau routier. Contentement d'un côté les protecteurs des monuments historiques-grimace de l'autre - pour les communes. Si Fribourg s'était limité à émettre de fortes réserves, Granges-Paccot avait carrément mis les pieds au mur. Son syndic, René Schneuwly, mettait notamment en avant les nuisances pour les habitants et l'entrave au développement du secteur, en termes de projets immobiliers comme d'activités sportives et commerciales. La "C1" n'aurait pas tous ces défauts. Selon Claude Lässer, directeur de l'Aménagement, de l'Environnement et des Constructions, elle tiendrait compte des remarques formulées par les communes.
Ce que confirme le conseiller communal de Fribourg, Claude Masset: "La C4 encerclait le site de Saint-Léonard; ce n'est plus le cas de la "C1" qui ne pose pas de problème majeur aux installations projetées là-bas." Si Granges-Paccot a déjà donné son accord, celui de Fribourg est encore attendu, comme ceux des Commissions des biens culturels. Il reste aussi à aborder quelques propriétaires fonciers, note M. Lässer qui, prudent, attend d'avoir réuni toutes les adhésions pour en dire plus sur les détails du projet. Il espère quand même être en mesure de donner une information publique avant la fin de cette année.

Madelaine Joye
(Rectificatif du 02.10... C'est bien Granges-Paccot qui a donné son accord et non Fribourg comme indiqué dans le journal du jour)

 

4 février 2003, 8 ans après l'idée du pont de la Poya, les citoyens se posent toujours des questions sur la réalisation du projet.

Question de Nicolas Betticher et François Weissbaum

Le pont de la Poya est souhaité par tous les partis et les citoyens. Les différents projets esquissés n'ont pas satisfait pleinement pour l'instant. Faire aboutir les automobilistes de la Singine et du Schönberg dans le périmètre de la patinoire pose la question de la surcharge du trafic sur l'axe nord-est (Granges-Paccot et Fribourg centre).

Le projet " pont de la Poya " trouvait sa pleine justification à l'époque où la ville ne s'étendait que jusqu'au parc de la Poya. Aujourd'hui l'agglomération couvre toute la zone urbanisée qui se déploie jusqu'à Englisberg.

La question que nous posons au Conseil d'Etat est la suivante : Le Conseil d'Etat a-t-il entrepris la réflexion sur une autre solution qui pourrait venir compléter le projet " pont de la Poya ", voire le remplacer ? II s'agit de prévoir une route cantonale partiellement recouverte qui relierait les hauts du Schönberg et Räsch et permettrait un nouvel accès sur l'autoroute.

Explication : La population de la Singine et du Schönberg désireuse de se rendre à Berne passe aujourd'hui déjà par Guin afin de rejoindre l'autoroute. Cette commune se voit dès lors confrontée à une surcharge de trafic, spécialement aux heures de pointe. Le Conseil d'Etat a évoqué ce problème dans son programme de législature. L'accès à l'autoroute à Räsch permettrait de décharger, en partie, le trafic dans la commune de Guin.
La population de la Singine et du Schönberg qui veut se rendre dans les zones industrielles de Granges-Paccot, Givisiez, Moncor, Villars-sur-Glâne, Matran, etc. pourrait également profiter de cette ceinture autoroutière, via Räsch, pour se rendre à son lieu de travail.
En ce qui concerne l'accès au centre ville, il s'agirait d'établir, de manière précise, les meilleurs emplacements des cloisonnements prévus aujourd'hui, notamment pour le trafic passant par le Pont de Zaehringen.
Les instances fédérales consultées estiment que cette réflexion mérite une étude. II convient de rappeler que tout projet de modification d'accès sur une autoroute suisse ne pourrait pas être réalisé avant 5 à 10 ans. Nous croyons savoir que le projet " pont de la Poya " risque de subir le même échéancier.
Nous remercions le Conseil d'Etat d'entreprendre toutes les études nécessaires en la matière.

Réponse du Conseil d'Etat

Le 9 février 1995, le Grand Conseil acceptait la motion des députés Bernard Garnier et Jacques Stephan visant à l'intégration du pont de la Poya au réseau des routes cantonales. Le 10 mai 1996, il a voté le décret relatif à l'ouverture d'un crédit d'engagement pour les études complémentaires, les acquisitions de terrains et les fouilles archéologiques en vue de la construction du pont et de la galerie de la Poya à Fribourg. Depuis lors, la question du tracé s'est évidemment posée.
II convient de rappeler ici que la Ville de Fribourg a, pendant plusieurs décennies, analysé en détail la problématique du tracé de la liaison entre la rive droite de la Sarine et l'autoroute. Sur ces bases, et en accord avec la Ville de Fribourg, les objectifs du projet ont été fixés comme suit :

  • Dévier le trafic du centre historique de la ville pour protéger le Bourg et la Cathédrale contre les nuisances du trafic.
  • Assurer la liaison entre les différents quartiers de la Ville de Fribourg.
  • Assurer la liaison d'une partie du district de la Singine et du quartier du Schönberg avec la route nationale A12.

Pour atteindre ces objectifs, il convient d'assurer le raccordement à l'autoroute par un projet passant au plus près du centre ville.

Le Conseil d'Etat constate qu'une liaison entre les Hauts du Schönberg et Räsch permettrait d'assurer le troisième objectif, mais pas les deux premiers. En effet, l'allongement des trajets serait tel qu'un tel tracé ne serait que peu attractif. Le report du trafic sur d'autres itinéraires, en cas de fermeture du Bourg, se ferait essentiellement sur la Basse-ville, ce qui n'est pas souhaité. De plus, l'allongement de ces trajets induirait une charge environnementale beaucoup plus importante, par une consommation supplémentaire de carburant.

Pour ces raisons, le Conseil d'Etat veut maintenir le projet Poya, entre le carrefour de Bellevue au Sud (route de Berne) et le secteur de St-Léonard. Le tracé définitif n'est pas encore arrêté et fait encore l'objet d'études.

Comme le soulignent les auteurs de la question, le Conseil fédéral a décidé que la priorité en matière de routes nationales se situait dans l'achèvement du réseau des routes nationales, avant d'entreprendre toute modification de celui-ci et de nouvelles jonctions. Or, l'achèvement du réseau des routes nationales est actuellement prévu pour 2015. Même à partir de cette date, il n'est pas certain que la Confédération entre en matière sur un nouvel accès autoroutier dans cette région. Cela paraît incompatible avec l'urgence qu'il y a à protéger le quartier du Bourg et à réorganiser la circulation dans la Ville de Fribourg.

En ce qui concerne l'accès au centre ville, les cloisonnements envisagés sont étudiés dans le cadre du projet général de la CUTAF qui est en cours d'élaboration.

En conclusion, le Conseil d'Etat constate que les propositions de tracé faites par les auteurs de la question ne sont pas compatibles avec tous les objectifs du projet Poya, objectifs qu'il entend maintenir. La problématique de la traversée de Düdingen, avec les difficultés qui sont connues, fait l'objet d'études réalisées par la Direction de l'aménagement, de l'environnement et des constructions, en relation étroite avec la commune de Düdingen.

Fribourg, le 4 février 2003 

 
Haut de page