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Echos de presse 2006 - Retour


Association ASPAN - Les notions de base de l'aménagement du territoire.

Association Métropole - Quand la Suisse urbanisée devient urbaine.


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29. Juni

Taglich fahren 25'000 Autos vorbei. Unterstützungskomitee "Poya-H189" ruft zur Solidarität auf.

Die Freiburger Bevölkerung habe grünes Licht gegeben für die Umfahrung von Bulle. Solidarität fordert nun das Unterstützungskomitee "Poya-H189" bezüglich der Realisierung den Poyabrücke. Das Volk entscheidet am 24. September.

Im Unterstützungskomitee "Poyabrücke" sitzen in etwa die gleichen Mitglieder wie im Unterstützungskomitee "H189", das im Jahre 2001 ins Leben gerufen wurde, um die Umfahrung von Bulle (H189) beim Volk durchzubringen. "Jetzt muss der Süden des Kantons der Stadt seine Unterstützung zuteil werden lassen", sagte Yves Menoud, Vizeammann von Bulle am Mittwoch vor den Medien. Das Unterstützungskomitee will mit der Bezeichnung "Poya-H189" auf den Zusammenhang Urnfahrungsstrasse Bulle und Poyabrucke hinweisen.

Opposition? Nachdem der Grosse Rat des Kantons Freiburg kürzlich dem Poya-Baukredit von rund 58 Millionen mit 103 Ja gegen 2 Nein zugestimmt hat, will nun das Unterstützungskomitee die Informationskampagne der Regierung mittragen. Aber warurn ein Unterstützungskomitee, wo doch weit und breit keine "Feinde" zu orten sind? "Bis jetzt gibt es keine Opposition. Doch bis im Herbst könnten schon noch Gegenstimmen auftauchen", antwortete Pierre-Alain Clément, Syndic von Freiburg und Co-Président.

Zenfrum stärken. Dominique de Buman, Nationalrat und Co-Präsident des Komitees, weist seinerseits auf die Notwendigkeit des Brückenbaus hin in Bezug auf die Freiburger Wirtschaft. "Gute Verbindungen waren von jeher der Motor der Wirtschaftsförderung", bemerkte er, nicht ohne darauf hinzuweisen, dass die geplanten Projekte wie Theaterbau und Ausbau der Sportanlagen St. Leonhard zur Stärkung von Stadt und Kanton beitragen.

1'600 Autos. Die Realisierung der Poyabrucke sei die erste Voraussetzung für die Umsetzung des regionalen Verkehrsplans der Cutaf (Verkehrsverbund Agglomeration Freiburg), rief Syndic Clément in Erinnerung. Solange der Transitverkehr die Innenstadt lähme, könne für den öffentlichen Verkehr keine befriedigende Lösung gefunden werden. "Heute fahren täglich rund 25'000 Autos bei der Kathedrale vorbei." Für das Burgquartier sei dies nicht mehr akzeptabel. Dabei gelte es nicht zu vergessen, dass der immense Verkehr das architektonische Erbe massiv schädige. Mit der Entlastung durch die Poyabrücke werden im Burgquartier 94 Prozent weniger Autos zirkulieren. "Im Jahre 2020 rechnen wir noch mit 1'600 Autos pro Tag", fuhr Clément fort. "Ohne Poyabrücke werden es 28'000 sein." Die Zähringerbrücke wird nur noch für den öffentlichen Verkehr, für Zubringer, Radfahrer und Fussgänger offen sein.

Vorteil für Dudingen? Seit 1996 ist Düdingen Mitglied der Cutaf (Verkehrsverbund Agglomeration) mit dem Ziel den Verkehr zu entlasten. Mit der Poyabrücke sollte laut Hildegard Hodel, Gemeindepräsidentin von Düdingen und Co-Präsidentin des Unterstützungskomitees, das Ziel in die Nähe rücken. "Die Poyabrücke entlastet aber auch den ganzen Bezirk und erleichtert den Zugang zur Stadt und zur Autobahn A 12." Die Brücke sei Bestandteil der Cutafprojekte. Auch ergänze die Poyabrücke die geplante Verbindungsstrasse zwischen dem Autobahnanschluss in Düdingen und der Kantonsstrasse Murten—Freiburg unterhalb Luggiwil (FN von Donnerstag 22. Juni).

Von IRMGARD LEHMANN


29 juin

H189, Poya, même combat!

Appui bilingue, sur l'axe Nord-Sud, pour le projet de pont de la Poya qui sera soumis au vote des Fribourgeois le 24 septembre. Le comité de soutien, déjà a l'oeuvre en 2001 pour la H189 à Bulle, incarne cette solidarité cantonale. La campagne est lancée!

Remerciements pour services rendus, volonté de rendre la pareille, renvoi d'ascenseur: appelez cela comme vous voulez. Le Sud fribourgeois se range évidemment derrière le pont de la Poya, après avoir bénéficié du soutien du Nord du canton et de tous les districts pour la route de contournement de Bulle en 2001. C'est le message qu'est venu livrer hier l'ancien syndic tourain Yves Menoud, actuel vice-syndic de Bulle, au moment du lancement de la campagne de la votation populaire du 24 septembre prochain.

"La mobilisation va au-delà des réflexes partisans et régionaux quand l'intérêt supérieur du canton est concerné." Yves Menoud espère même un oui plus net des Fribourgeois que les 67% favorables à la H189. Le pont de la Poya est jugé important pour tout le canton et primordial pour renforcer le pôle économique de Fribourg. Avec le Gruérien, au Musée Gutenberg, d'autres membres du comité de soutien "Pont do la Poya - H189/évitement de Bulle" ont pris la parole, dont le conseiller national Dominique de Buman.

Ce comité réunissant des personnalités de diverses tendances politiques s'était illustré par son appui en 2001 à la route gruérienne. Il se réactive aujourd'hui en faveur du projet Poya que le Grand Conseil a plébiscite la semaine passée par 103 voix contre 2. Malgré un crédit cantonal comparable, de l'ordre de 60 millions, la Poya semble franchir les étapes avec davantage de facilités que la H189 il y a cinq ans. Cette dernière, jugée luxueuse, avait par exemple affronté une plus grande résistance parlementaire. Rien de tel vendredi dernier.

"Le contexte n'est plus le même", analysent Dominique de Buman et Yves Menoud. D'abord, l'excellent état des finances cantonales facilite les choses. Ensuite, l'enveloppe globale de 215 mio pour Bulle-La-Tour impressionnait bien plus que les 120 mio du franchissement de la Sarine. Enfin, le succès du scrutin populaire de 2001 et l'expérience bulloise ont de quoi rassurer. Le modèle gruérien, retenu pour les mesures d'accompagnement, inspire d'ailleurs un projet de convention sur le point d'être signée entre l'Association transports et environnoment, la ville et l'Etat do Fribourg.

Solution incontournable

Cette fois, le comité de soutien, qui cherche des adhérents, répond "préventivoment" aux détracteurs potentiels du projet. Notamment sur le financement, dont l'inconnue planera jusqu'au vote populaire, car le Conseil national ne s'en préoccupera qu'a la session d'automne à Flims (GR). Le Conseil des Etats, lui, a déjà place le pont haubané dans les projets urgents du fonds d'infrastructure fédéral. Reste que la part de 60 mio de la Confédération est en "bonne voie", assure Dominique de Buman.

Revenant sur les mesures d'accompagnement, le député-maire de Fribourg, Pierre-Alain Clément, rassure les sceptiques: la circulation n'augmentera pas dans les quartiers: "Sinon, nous renforcerons les mesures envisagées." L'ouvrage d'art est à ce titre considéré comme l'un des éléments -la clé de voûte- de la gestion du trafic dans l'agglomération. A ceux qui redoutent un accès plus difficile an centre-ville, Pierre-Alain Clément rétorque que c'est le trafic de transit qui le paralyse par effet de saturation.

Cela n'en sera que plus profitable pour ses magasins, entourés par une ceinture de centre commerciaux, prédit également Jean-Jacques Marti, directeur adjoint de l'Union patronale, qui assure la logistique du comité. Ce dernier dispose d'un budget de 90'000 francs environ, finances essentiellement par des privés. La capitale y participe a hauteur do 15'000 fr.

Pour sa part, la syndique de Guin Hildegard Hodel-Bruhin, est venue apporter le soutien de la minorité alemanique à ce projet dont on attend aussi des effets économiques, directs sur la branche du genie civil et induits sur toute l'économie. "Le pont do la Poya contribuera au désenclavement du district de la Singine et le rapprochera de la apitale cantonale." Des propos assortis du voeu que los projets routiers singinois, dont le contournement do Guin, bénéficient aussi, le moment venu, de l'appui des Fribourgeois...

SJ


29 juin

Après le contournement de Bulle, ils repartent défendre le pont de la Poya

Un comité de soutien s'est reconstitué en vue du vote populaire sur le pont de la Poya. C'est le même qui a defendu la H189 en 2001. A un peu moins de trois mois du verdict populaire attendu le 24 eptembre, et cinq jours après le plébiscite du Grand Conseil, un comité de soutien au Pont de la Poya s'est constitué. Ou plutôt, a été réactivé puisqu'on y retrouve les mêmes éléments que dans celui formé en 2001 pour défendre le contournement de Bulle.

Une affaire de solidarité

Le conseiller national Dominique de Buman, le syndic de Fribourg Pierre-Alain Clement, la syndique de Guin Hildegard Hodel, le vice-syndic de Bulle Yves Menoud, le président de la commission des routes au Grand Conseil François Audergon, le directeur adjoint de l'Union patronale fribourgeoise Jean-Jacques Marti partent ainsi en campagne sans tarder avant la pause estivale. Avec un leitmotiv: le pont de la Poya est une affaire de solidarité cantonale. Hier matin devant la presse ce noyau de base a affiché son ambition: faire au moins aussi bien qu'il y a cinq ans, quand 67,5% des Fnbourgeois avaient accepté la part cantonale de 63 millions pour construire la H189. Ils disposent d'un budget de 80'000 fr. pour convaincre, s'il en est encore besoin, les citoyens de la nécessité d'un nouveau pont a Fribourg. Via des sets de table, des affiches et des annonces dans les journaux.

Proactif plutôt que réactif

Mais pourquoi, justement, se mobiliser alors que le projet n'est, en soi, pas contesté? Pour éviter les mauvaises surprises, "mieux vaut être proactif que réactif", répond Pierre-Alain Clément. Ce comité est "un symbole exemplaire de la capacité des Fribourgeois lorsqu'un intérêt supérleur du canton est en jeu", avance Yves Menoud. Les Gruériens ont apprécié qu'aucun district ne combatte l'évitement de Bulle, c'est le moment pour eux de renvoyer l'ascenseur à un projet marquant pour l'avenir du canton et de sa capitale, affirme-t-il. Pour Hildegard Hodel, le pont de la Poya contribuera a désenclaver la Singine. A terme, la syndique de Guin attend un même soutien des Fribourgeois pour le contournement de sa localité. Le transfert du trafic de transit grâce au nouvel ouvrage facilitera l'accès aux commerces du centre-vile, appuie Jean-Jacques Marti. Sans compter que les 120 mio prévus pour construire la future liaison profiteront au secteur de la construction. Même si les marchés publics ne garantissent pas que ces investissements tombent dans la poche des entreprises fribourgeoises.

CLAUDE-ALAIN GAILLET


29 juin

Pont de la Poya: ses partisans veulent désengorger Fribourg

Après l'adoption par le Parlement fribourgeois d'un crédit de 58 millions (l'autre moitié etant a la charge de la Confédération), pour construire le Pont et le tunnel de la Poya, un comité de soutien s'est formé dans la foulée. Celui-ci, composé d'autorités politiques de diverses régions du canton, veut convaincre les Fribourgeois de voter en faveur de ce projet le 24 septembre prochain. Cet ouvrage de 70 m au-dessus de la Sarine et de 850 m de long devrait désengorger le centre-vile, et plus particulièrement le quartier du Bourg. Ce sont, chaque jour, 25'000 véhicules qui passent à cet endroit, frôlant de près la cathédrale dont ils font vibrer les fondements, "Outre cette atteinte à un monument cher aux Fribourgeois, ce trafic n'est acceptable, tonne Pierre-Alain Clément, syndic de Fribourg et co-président du comité de soutien. Nous pensons qu'on pourra, grâce à ce pont et aux mesures d'accompagnement, ramener la circulation ici à 1600 voitures par jour...", précise le conseiller national Dominique de Buman, également co-président du comité de soutien Pont de la Poya. En cas d'acceptation par le peuple, les travaux pourraient commencer en 2008 et s'étendre sur environ quatre ans.

Jean-Marie Rolle


29 juin

Un axe bilingue et nord-sud de Bulle à Guin a manifesté mercredi sa solidarité avec le projet de pont de Ia Poya de Fribourg. Emmené par l'ancien syndic de Fribourg, Dominique de Buman, le comité de soutien répond "preventivement" aux détracteurs potentiels du projet.

ATS


24. Juni

Aufschub der Poyabrücke ware fatal (Brief an die FN)

Die Poyabrucke ist eines jener Projekte, für welches Freiburg eine besondere Vorliebe zu hegen scheint: Man plant, man spricht davon, man orientiert sich danach, aber gebaut wird sie nicht. Die Zeit verstreicht, die guten Gelegenheiten ebenso, und eine böse Zunge würde sagen, die Poyabrücke sei das erste Bauwerk, das ins Inventar der schützenswerten Bauten gehört, noch bevor es überhaupt errichtet ist.
Aber Spass beiseite: Heute gibt es ein Projekt, welches von einer Mehrheit der federführenden Behörden Unterstützt wird. Der Start der Brücke auf der Schönbergseite kann besser nicht sein. Auf der Poyaseite freilich ist die Verankerung dann etwas verworrener, doch ist dies letztlich nur der Ausdruck der zahlreichen gesetzlichen und reglementarischen Bedingungen, denen ein Projekt dieser Grösse genugen muss. Im Mittelalter war es die Technik, im 19. Jahrhundert war es die Obrigkeit und heute ist es die Rechtssituation, welche die Lage grosser Bauwerke bestimmt. Man mag dies bedauern, aber es ist lediglich die logische Folge eines hochentwickelten Rechtsstaates, auf welchen sich jeder Bürger ja auch gern beruft, wenn es um seine eigenen Interessen geht. Ganz bestimmt wird der Bau dieser Brücke zahlreiche Veränderungen mit sich bringen, gleichzeitig wird er aber auch neue Entwicklungen und neue Möglichkeiten eröffnen sowohl für das Stadtzentrum wie auch für die umliegenden Gemeinden. Es wird sicher einige Zeit in Anspruch nehmen, bis das Stadtgefüge zu einer neuen Form finden wird. Den Bau weiter aufzuschieben wäre jedoch ein fataler Fehler. Keiner der Betroffenen kontrolliert auch nur die Hälfte der Rahmenbedingungen. Diese jedoch verandern sich ununterbrochen. In diesern Sinne ist die Poyabrücke die Voraussetzung für einen besseren Städtebau und nicht umgekehrt.

Stanislas Rück, Generalrat, Freiburg


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24. Juni

"Projekt, Standort und Zeitpunkt sind richtig" Der Grosse Rat steht fast einstimmig hinter der Poyabrücke
Das Freiburger Volk kann am 24. September uber das Projekt der Poyabrücke abstimmen. Der Grosse Rat hat am Freitag den Verpflichtungskredit von 58 Millionen Franken mit 103 zu 2 Stiminen bei 3 Enthaltungen gutgeheissen.

Erfolg für Staatsrat Beat Vonlanthen: Er konnte am Ende ether fast zweistündigen Debatte feststellen, dass der Grosse Rat das Poyaprojekt fast einhellig unterstützt, was sich sicher auch positiv auf die Volksabstimmung vom 24. September auswirken wird. Dank seinem überzeugenden Auftritt konnte er bewirken, dass die SP-Fraktion von ihrer ursprünglichen Absicht, einen Rückweisungsantrag zu stellen, absah.

Jetzt oder nie
"Das Poyaprojekt ist richtig, es steht am richtigen Ort und kommt zum richtigen Zeitpunkt", meinte Beat Vonlanthen einleitend. Er rief den Grossen Rat auf, mit einem Ja zurn Poyaprojekt ein starkes Zeichen zu setzen für einen modernen, aufstrebenden, zukunftsorientierten, ökologischen und verantwortungsbewussten Kanton und so das Image Freiburgs als Brückenkanton aufzuwerten. Nach seinen Worten haben ihm zahlreiche Experten bestätigt, dass das Projekt auch hinsichtlich Aesthetik und Technik zu überzeugen vermöge. "Das Projekt ist überfällig. Es muss jetzt realisiert werden. Wenn wir dieses Jahrhundertwerk nicht heute verwirklichen, dann fährt der Zug ohne uns ab", gab er zu bedenken. Dabei wies er darauf hin, dass mit dem Bau der Poyabrücke vor Ende 2008 begonnen werden müsse, ansonsten entgehen die versprochenen Bundessubventionen von 60 Millionen Franken aus dem Infrastrukturfonds für dringliche Projekte. Viel zu reden gaben gestern die Begleitmassnahmen. "Sie sind wichtig, um eine Erhöhung des Verkehrsaufkommens in den Quartieren und Agglomerations-Gemeinden am Ende der Poyabrücke zu vermeiden", bestatigt Beat Vonlanthen. Er gab sich auch überzeugt, dass dies nicht eintreffen werde. So erinnerte er an den verbindlichen Teil-Verkehrsrichtplan der Stadt Freiburg, der solche Massnahmen vorsieht. Zudem versprach er, dass sich der Staatsrat und der Gemeinderat von Freiburg am 5. Juli mit Vertretern des Verkehrsklubs Freiburg treffen werden, um eine Vereinbarung bezüglich Begleitmassnahmen zu unterzeichnen, so wie dies auch in Bulle im Rahmen der Umfahrungsstrasse H 189 der Fall gewesen sei.

Unterstutzung von der Stadt
Der kantonale Baudirektor konnte ebenfalls mitteilen, dass der Gemeinderat von Freiburg im Budget 2007 einen Betrag für die Begleitmassnahmen vorgesehen habe. Die Gemeinderäte Pierre-Alain Clement, Ammann, Jean Bourgknecht, Vize, und Madeleine Genoud-Page bestätigten dies. 3,5 Mio. Franken sind nach ihren Worten dafür als Investitionen geplant. Sie versprachen ebenfalls, das im Teil-Verkehrsrichtplan eingegangene Engagement zu erfüllen. Beat Vonlanthen konnte diesbezüglich mit "einer guten Nachricht" aufwarten. Wie er ausführte, hat ihm Pierre-Alain Rumley, Direktor des Bundesamtes für Raumentwicklung, am Donnerstag telefonisch bestätigt, dass sich der Bund auch an den Begleitmassnahmen finanziell beteiligen werde. Die vorgesehene Gesamtsubvention von 67,5 Mio. Franken für das Poyaprojekt könne jedoch nicht überschritten werden. Der Baudirektor hielt weiter fest, dass die Kreuzung St. Leonhard am Ende des Poyatunnels selbst zu Spitzenzeiten nur zu 80 Prozent ausgelastet sein werde, wie dies Experten simuliert haben. Und bezüglich Luftqualität gab er zu verstehen, dass die Sportveranstaltungen nicht zwischen sieben und acht Uhr morgens beim grössten Verkehrsaufkommen stattfinden werden.

Kein Vertrauen in Versprechungen
Die verschiedenen Fraktionssprecher hatten nach diesen Informationen keine Mühe, sich für das Poyaprojekt zu begeistern (vgl. Kasten). SP-Sprecherin Martine Remy gab bekannt, dass die SP-Fraktion nach diesen Ausserungen den vorgesehenen Rückweisungsantrag zurückziehe. Keinen Glauben schenkte aber der Grüne Hubert Zurkinden den Versprechungen des Baudirektors. Nach seinen Worten ist das Projekt nicht nachhaltig. Die Lebensqualität werde nur im Burgquartier verbessert, in andern jedoch verschlechtert. Er rief auch in Erinnerung, dass der Bund Schweizer Architekten der Sektion Bern eine Denkpause forderten, weil das Projekt eine städtebauliche Fehlplanung sei. Er wollte ebenfalls, dass die Begleitmassnahmen im Projekt aufgeführt werden. Er wollte gar wissen, wie viele Fahrzeuge täglich in den Quartieren um die Poyabrücke maximal zugelassen werden. Unterstützung erhielt er von René Fürst (SP, Murten). "Jetzt ist das Selbstvertrauen der Freiburger gar von der Poyabrücke abhängig", meinte er. Nach seinen Worten wird so nur das Verkehrsproblem räumlich verlagert dessen Ursachen werden aber nicht bekärnpft.

Rückweisungsantrag wurde klar abgelehnt
Der Rückweisungsantrag von Hubert Zurkinden wurde in der Folge mit 103 zu 7 Stimmen (2 Enthaltungen) abgelehnt. Gegen das Poyaprojekt, das nebst dern Bau der Poyabrücke und des Poyatunnels auch die Erweiterung der Murtenstrasse auf vier Spuren enthält, waren dann Hubert Zurkinden und René Fürst

Kritik schlecht aufgenommen
Die Forderung der Architekten nach einem Moratorium oder der Vorschlag einer anderen, billigeren Variante, aber auch die Kritik allgemein sind im Grossen Rat nicht gut aufgenommen worden. "Die Architekten hätten Jahre, ja Jahrzehnte Zeit gehabt, bessere oder andere Varianten vorzuschlagen. Warum kommen sie erst jetzt, wenn alles bereit steht? Mit jeder Verzögerung wird kein einziges Auto weniger aus dem Individualverkehr der Stadt Freiburg gezogen", meinte etwa FDP-Sprecher Heinz Etter. Er gab sich überzeugt, dass mit dem vorliegenden Projekt die angestrebten Ziele erreicht werden können.
CSP-Sprecher Hans-Rudolf Beyeler wehrte sich gegen die ausserkantonale Einmischung. "Wir sind selbstständig genug, um abzuschätzen, wie unser Strassennetz aussehen soll", sagte er. Nach seinen Worten wird die Poyabrücke, die ein Projekt für alle Freiburger sei, einen schnellen Autobahnanschluss ermöglichen. Dabei werde auch das Dorf Düdingen entlastet. Er forderte zudem eine Passerelie irn St. Leonhard. Auch gemäss Nicolas Bürgisser (parteilos, Giffers) ist eine Passerelle ein absolutes Muss. Er schlug vor, dass die drei Spuren der Poyabrücke flexibel sein sollten, so dass am Morgen in Richtung Stadt zwei Spuren freigegeben werden, am Abend jedoch umgekehrt. Hart ging er mit den Kritikern um, die nie mit einer Variante einverstanden seien. Er bezeichnete sie als Miesmacher, denen hier wiederum eine wunderbare Plattforrn geboten werde, um etwas zu verhindern.

Eine Touristenattraktion?
Für SVP-Sprecher Joe Genoud aus Châtel-St-Denis ist das Poyaprojekt eine Chance und eine Herausforderung für den ganzen Kanton, die Stadt Freiburg und die umliegenden Gemeinden. Nach seinen Worten könnte das wunderbare Projekt gar eine Touristenattraktion werden.

Von ARTHUR ZURKINDEN


24 juin

Oui massif aux 58 millions

Les députés ont plébiscité, hier, le projet de pont de la Poya attendu depuis 1959. Le crédit de 58 millions a charge de l'Etat a passé par 103 voix contre 2. Malgré des incertitudes sur les mesures d'accompagnement qui ont mobilisé le débat.

Score soviétique et historique pour le pont de la Poya: 103 voix contre 2 et 3 abstentions (socialistes). Un cas de figure idéal, de l'avis des partisans du projet de franchissement de la Sarine attendu depuis cinquante ans, en vue du vote populaire du 24 septembre. C'est en raison du référendum financier obligatoire que les Fribourgeois auront le dernier mot sur ce crédit d'engagement de 58 millions, part cantonale à la construction de ce train d'union d'un kilomètre entre le Schoenberg et Saint-Léonard (La Gruyère du 16 mai). La caractère du projet et l'enveloppe financière autorisent une comparaison avec le vote des 63 mio de la route de contournement de Bulle en octobre 2000. Le débat avait mobilisé une trentaine d'intervenants (trois fois plus qu'hier) et trois tours d'horloge, contre une heure et demie hier matin. Au final la H189, aujourd'hui en pleine réalisation, avait obtenu le soutien de 64 députés contre 12 et 17 abstentions.

Opposition écolo

Comme dans le cas bullois, lors de la campagne populaire, l'inconnue planant sur les mesures d'accompagnement et leur financement a alimenté la discussion. Unique représentant écologiste, le député Hubert Zurkinden (Fribourg) ne croit pas aux promesses avancées et doute de leur efficacité contre le report de trafic dans différénts quartiers. Et de rappeler que la participation de la Confédération (60 mio) n'est pas encore assurée dans l'attente du vote du Coseil national sur le fonds dinfrastructure. Hubert Zurkinden s'est retrouvé bien esseulé avec sa proposition de renvoi au Conseil d'Etat. Il n'a été rejoint que par six élus, l'un ou l'autre visiblemnt par erreur. Au vote final, le Verts s'est trouvé en compagnie de René Fürst (ps, Morat) pour des motifs de protection de la qualité de l'air sur le plateau sportif de Saint-Léonard, Une pareille envie de renvoi avait circulé dans les rangs socialistes, avant la séance plénière. Velléité bien vite dissipée à la faveur des éclaircissements fournis aux parlementaires par le conseiller d'Etat Beat Vonlanthen.

Tout d'abord, le Conseil communal de la ville de Fribourg va inscrire 3,5 mio au budget 2007 en faveur des mesures d'accompagnement. Trois élus de l'Exécutif communal, issus du PS, du PDC et du PCS, sont venus confirmer cette information. Ensuite, Beat Vonlanthen a reçu une promesse de la Berne fédérale qu'elle pourrait cofinancer lesdites mesures pour autant que son engagement total ne dépasse pas les 67,5 mio réservés pour Fribourg dans le cadre du fonds d'infrastructure. Une promesse valant dix millions au maximum, donc. Enfin, le Plan directeur partiel des transports contraindra les autorités a agir si les nuisances augmentent après la mise en service de l'ouvrage d'art. Et, vu les négociations en cours avec l'Association transports et environnement, une convention pourrait être signée avec la ville et le canton sur le modèle de celui adopté pour la H189. La salle a eu du mal a garder son calme a l'egard du député écolo. "La Poya est une plate-forme pour vous permettre de vous opposer de nouveau a un projet", lui a par exemple lancé Nicolas Bürgisser, ex-élu PCS. Référence à l'opposition d'Hubert Zurkinden à d'autres projets routiers et surtout à l'implantation du groupe américain Amgen, a Galmiz.

"Le projet est mûr"

Pour sa part, le président de la Commission des finances, Pascal Kuenlin (plr, Marly) se veut rassurant sur la capacité du canton a assumer ces prochaines années les amortissements supplémentaires engendrés par cet investissement, Quant au rapporteur de la commission, François Audergon (plr, Broc), l'ingenieur s'est amusé, arguments à l'appui, à contrer toutes les critiques récentes formulées par des anchitectes — qui exigent un moratoire — et des défenseurs de l'environnement. Y compris une lettre reçue la veille par les députés et signée Jean Pythoud, architecte, relancant l'idée d'un autre tracé que celui du pont haubané. Nul doute pour le rapporteur, comme pour de nombreux orateurs, dont ceux du Sud fribourgeois (l'UDC Joe Genoud, la PS Martine Remy et l'Ouverture Cedric Castella), que "le besoin est manifeste", que "le projet est mûr" et qu'"il est temps de passer à la mise en oeuvre". Tout retard compromettrait l'octroi de la manne fédérale, conditionnée au depart des travaux avant fin 2008. En langage du commissaire du Gouvernement, cela donne: "C'est le bon projet, au bon endroit et au bon moment!" En cas de feu vert populaire, la saga du pont de la Poya devrait s'achever avec sa mise en service en 2012.

SJ


24 juin

Plebiscite du Grand Conseil

A une écrasante majorité, le parlement a adopté hier le crédit de construction de 58 mio. Fribourg s'engage pour les mesures d'accompagnement.

Ca a passé comme une lettre à la poste. En courrier B. Il a en effet fallu une heure trois quarts au Grand Conseil fribourgeois hier matin avant d'avaliser, au vote nominal, le crédit de 58 millions correspondant à la part du canton pour construire le pont et le tunnel de la Poya. Ce montant comprend l'élargissement à quatre voies de la route de Morat, entre St-Leonard et la jonction autoroutière au nord de Fribourg. Un débat nourri, donc, mais dont la durée pèse bien peu en regard des quatre décennies d'attente du projet. Et c'est un flot de voix digne d'un bouchon sur le plateau d'Agy qui s'est répandu dans la Chambre du peuple: 103 contre 2, celles du vert Hubert Zurkinden (Fribourg) et du socialiste André Fürst (Morat). Trois autres socialistes se sont abstenus. Ce plébiscite ne constitue pas une surprise. "C'est le bon projet, au bon endroit et au hon moment", affirme le directeur des Constructions Beat Vonlanthen. D'abord parce que "le projet est plus que mur" et que les besoins d'un nouveau franchissement de la Sarine ne sont plus a démontrer, ni même contestés. Ensuite parce que, au titre du trafic d'agglomération, la Confédération a promis une aide de 60 millions, soit la moitié du coût de l'ouvrage. A une condition: que le chantier démarre avant fin 2008. Sinon, "le train sera passé".

Nouveaux éléments

Le conseiller d'Etat a abattu hier deux autres atouts: la semaine dernière, le Conseil communal de Fribourg a inscrit 3,5 mio a son budget d'investissements 2007 pour réaliser en vile les mesures d'accompagnement réclamées par l'ATE. Cette dernière devrait signer le 5 juillet une convention d'engagement liant la vile et le canton. Restera au Conseil général de la capitale de donner son feu vert. Le second argument, c'est la promesse que la Confédération est prête à examiner le financement partiel de ces mesures d'accompagnement.

Pas convaincant

Du coup, ces deux informations ont incité le groupe socialiste à renoncer à demander le renvoi du dossier. Seul Hubert Zurkinden a mis en doute les promesses de Beat Vonlanthen. Il estime que, contrairement aux exigences du plan directeur partiel des transports qui vise une réduction globale du traflc individuel, le pont de la Poya entraînera des charges supplémentaires de véhicuiles dans certains quartiers. André Fürst, lui, se soucie de la qualite de l'air que respireront les usagers du complexe sportif de St-Leonard. Ses collègues sont restés imperméables a cette précaution sanitaire. Pas plus, les arguments de l'architecte Jean Pythoud dont l'opposition à la variante retenue du pont a été citée à plusieurs reprises, que la récente intervention de la Fédération des architectes suisses (La Liberté du 16 juin) dernandant un moratoire, n'ont fait mouche. Ils n'ont en tout cas pas "convaincu" François Audergon, le président de la commission parlementaire, qui a renoncé a convoquer ses membres pour en débattre. Le "oui convaincu" du parlement, attendu par Beat Vonlanthen en vue du vote populaire le 24 septembre prochaln, a donc été prononcé. "Passionné" par ce projet, Joe Genoud (udc, Châtel-Saint-Denis) voit même dans le futur Pont une nouvelle attraction touristique.

CLAUDE-ALAIN GAILLET


24 juin

Oui massif au pont de la Poya.

Le Grand Conseil fribourgeois a plébiscité hier le projet de pont de Ia Poya. Par 103 voix pour, 2 contre et 3 abstentions, les députés ont massivement voté un credit de 58 millions de francs pour cet objet qui permettra un nouveau franchissement de la Sarine aux portes de Fribourg.


24 juin

Le pont de la Poya permettra de désengorger Fribourg

Le Grand Couseil fribourgeois a voté vendredi un crédit de 58 millions de francs pour la construction du pont de la Poya, qui doit désengorger le quartier historique de la capitale. L'utilité du pont ne fait aucun doute aux yeux des députés, qui l'ont plébisité par 103 voix contre 2. Pour mémoire, la Confédération participe pour moitié au financement évalué à 120 millions de francs. Les explications du radical François Audergon, président de la commission parlementaire des routes.

Pourquoi ce pont est-il si important pour Fribourg? Il est vital de désengorger la capitale. Chaque jour, 25'000 véhicules roulent près de la cathédrale Saint-Nicolas, qui subit de lourdes dégradations. Nous devons absolument supprimer ce frafic de transit, et améliorer la qualité de vie des habitants.

Le projet a été critiqué par les Verts et l'ATE, qui estiment que les mesures d'accompagnement font défaut. Les mesures d'accompagnement ont été planifiée. Les Verts estiment que la Ville de Fribourg n'en fait pas assez. Mais son exécutif a promis d'inscrire 3,5 millions dans le budget en 2007. Il est vrai qu'il faut plafonner le nombre de véhicules qui passent sur certaines artères, L'ATE demande une réduction, mais quand je vois l'augmentation du nombre d'immatriculations, j'estime que ce n'est pas réaliste.

La section bernoise de la Fédération des architectes suisses à demandé un moratoire de cinq ans sur la construction du pont, sous prétexte qu'il n'intègre pas une vision globale du trafic à Fribourg. Votre réaction? Je ne vois pas ce qu'un moratoire pourrait apporter. Ces architectes sont-ils en mal de mandats? Personne ne conteste le besoin d'un nouveau franchissement de la Sarine. Après, il est toujours possible d'affiner un projet. Mais depuis le temps qu'on discute du pont de la Poya... Il faut oser le construire, même si la sortie qui jouxte le complexe sportif de Saint-Léonard n'est pas la plus heureuse des solutions. Cela dit, les experts ont assuré que cela n'entraînerait aucun problème.

D'aucuns prétendent que la suite logique du pont de la Poya, c'est un franchissement de la Sarine au sud de l'agglomeration fribourgeoise, via la liaison Marly-Matran. Le canton construira-t-il encore un autre pont? Le crédit d'étude de cette liaison a été adopté Au Grand Conseil. Si les coûts sont acceptables, il faudra envisager de bâtir aussi ce pont. En toile de fond, cette philosophie: etablir une grande ceinture autour de Fribourg pour canaliser le trafic. Car ce dernier, comme dans toutes les viles de Suisse, est de plus en plus problématique.

Propos recueillis par F. Mn


23. Juni

Begleitmassnahmen gefordert

Der Grosse Rat wird heute Vormittag über einen Verpflichtungskredit von 58 Millionen Franken fur den Bau der Poyabrücke und des Poyatunnels sowie für die Erweiterung der Murtenstrasse auf vier Spuren befinden.

"Der Kanton muss die Begleitmassnahmen inklusive deren Finanzierung oder Co-Finanzierung garantieren. Er muss die Begleitmassnahmen in seinem Kreditgesuch an den Bund und an den Grossen Rat miteinbeziehen", forderte am Donnerstag der Verkehrsclub Freiburg.

In einer Medienmitteilung erinnert er daran, dass der Bund die Poyabrucke zwar als Einzelprojekt betrachte. Um Bundessubventionen zu erhalten, müsse es aber dennoch die Kriterien für ein Agglomerationsprogramm erfüllen. Gemäss VCS wird die Poyabrücke den Verkehr in andere Stadtquartiere und Agglomerationsgemeinden verlagern. Deshalb müssten die Begleitmassnahmen gleichzeitig mit der Poyabrücke oder gar vorher realisiert werden. "Es handelt sich hier nicht nur um ein Strassenprojekt, sondern um den Bau einer Brücke, die den Agglomerationsverkehr erleichtern soll", begründet der VCS seine Forderungen.

AZ


15 juin

Le pont de la Poya redessiné par les Bernois?

Fribourg - La Fédération des architectes suisses (section Berne) aimerait un moratoire de cinq ans sur la construction de l'ouvrage. L'Etat fribourgeois conteste ses arguments.

Le Singinois Beat Vonlanthen en perdrait presque son allemand. Après avoir été l'an dernier, la cible des milieux écologistes alémaniques à propos de Galmiz, voici que le conseiller d'Etat fribourgeois est vilipendé par des architectes bernois. En cause: le projet du pont de la Poya, que le directeur de l'Aménagement, de l'environnement et des constructions défendra la semame prochaine devant le Grand Conseil.

Un tracé «qui ne fonctionne pas»

Mardi, la section bernoise de la Fédération des architectes suisses (FAS) s'est en effet fendue d'une lettre ouverte adressée au gouvernement fribourgeois. Estimant que le projet est une «erreur urbanistique», elle demande un moratoire de cinq ans et un gel des subsides fédéraux (soit la moitié du coût global de 120 millions). Selon la FAS, le tracé du pont «ne fonctionnera pas», car il n'existe aucune coordination entre la planification urbaine et celle du trafic. L'emplacemcnt prévu est catastrophique, galvaudant un potentiel habitable de 10 000 habitants. Enfin, du point de vue architcctural, l'objet n'est qu'une suite de rafistolages indigne d'une cité de ponts comme Fribourg. En sus, son prix est trop élevé. En résumé, «c'est un mauvais projet à tous points de vue», estime l'architecte Cyrill Haymoz. Ce dernier fait partie des quelque cinq Fribourgeois affiliés à la FAS (section Berne). Tout comme l'alerte octogénaire Jean Pythoud, qui avait dessiné un pont de la Poya dès 1979, que les autorités ont écarté. Depuis 1998 (première version de l'actuel projet), il s'efforce de convaincre l'opinion que l'option retenue n'est pas la bonne.

Divisée en sept branches, la FAS regroupe environ 700 membres en Suisse. Contrairement à la SIA - Société suisse des ingénieurs et des architectes (15'000 adhérents), où l'on accède sur présentation de son diplôme académique -, cette association est attentive aux qualifications professionnelles de ceux qui souhaitent y entrer. Les postulants sont en effet choisis par cooptation, sur la base de critères comme Ie savoir-faire, I'éthique et la qualité des objets construits. Un concept élitaire, revendiqué du reste comme tel.

«La FAS, c'est la crème de la crème des architectes helvétiques. Chaque candidat doit présenter un dossier personnel, soumis pour approbation à l'assemblée générale de plusieurs sections. Leur systeme rappelle un peu celui de l'Académie française», note Francesco Della Casa, rédacteur en chef de la revue spécialisée Tracés.

Une intervention tardive

Si la SIA est reconnue par les pouvoirs publics, ce n'est guère le cas de la FAS. Peut-être est-elle considérée comme trop idéaliste? «C'est dommage, poursuit Francesco Della Casa, car on se prive ainsi d'une intelligence susceptible de donner des avis pertinents.» Dans le cas du pont de la Poya, la démarche laisse toutefois songeur. En effet, pourquoi intervenir si tard dans le débat, à une semaine du vote du Grand Conseil et à trois mois de celui du peuple fribourgeois (scrutin le 24 septembre)?

Cyrill Haymoz ne fournit pas de réponse claire: «C'est vrai que c'est le dernier moment, mais nous voulions inciter encore une fois les gens à la réflexion. L'histoire de ce pont a près de 50 ans. Nous estimons qu'il est possible d'attendre encore un peu, afin de réaliser une meilleure construction.» Du côté de l'Etat, toutefois, on ne l'entend pas de cette oreille. Beat Vonlanthen: «Les travaux doivent débuter en 2008 au plus tard, si l'on veut toucher l'aide de la Confédération. Un projet n'est jamais parfait, mais celui-ci a été mené consciencieusemtnt. C'est un mensonge que de prétendre le contraire. Si on ne le bâtit pas maintenant, ce pont ne se fera jamais.

Et le magistrat de démonter un à un les arguments de Ia FAS. L'accusation d'une absence de planification urbaine l'agace particulièrement: des simulations de trafic, avec des prévisions portant jusqu'à 2020 ont été réalisées par des spéicialistes de l'EPFL. Le projet a de plus été coordonné avec les plans directeurs de circulation et d'affectation du sol. Résultant d'un concours, II a en outre été affiné en collaboration avec des architectes.

Le souvenir de Galmiz

Entre l'idéalisme de la FAS et le pragmatisme du canton, il y a un fossé. Qu'aucun pont ne saurait enjamber. Dans le milieu des architertes, toutefois, on perçoit un certain malaise face à ce tardif coup de gueule: «C'est une réaction maladroite, qui survient au pire moment. La mise à l'enquête a eu lieu il y a un an déjà. Intervenir maintenant, c'est un peu ridicule», soutient un Fribourgeois qui préfère garder l'anonymat. Quant à la section romande de la FAS, elle est également empruntée: «Nous soutiendrons moralement les Bernois, mais pour notre part. nous préférons sensibiliser les écoliers l'architecture et à l'aménagement du territoire, plutôt que de s'opposer ce qui a déjà été conçu», relève le président Roland Vassaux, qui craint que cette histoire ne fasse mauvaise presse à la FAS. «Nous allons passer pour des arrogants qui se mêlent des affaires d'un canton.» Lequel, il est vrai, a été passablement échaudé par le cas Galmiz.

François Mauron


14 juin

Des architectes contre le pont de la Poya

FRIBOURG - La Fédération des architectes suisses (FAS) tire à boulets rouges contre le projet de pont de la Poya. Dans une lettre ouverte, sa section bernoise demande un moratoire du projet. Elle ne vise «nullement retarder le projet, mais bien au contraire à trouver une solution durable, réaliste et porteuse d'avenir».


14. Juni

Moratorium gefordert. Architekten gegen Poya-Brückenprojekt

Der Bund Schweizer Architekten (BSA) fordert eine Denkpause für das Poya-Projekt in Freiburg.

In einem offenen Brief an die Regierung und das Kantonsparlament verlangen die Fachleute ein Moratorium von fünf Jahren. Das Brücken-Projekt sei «eine städtebauliche Fehlplanung», schreiben die Architekten der Berner Sektion in einer Medienmitteilung vom Dienstag. Die Brücke werde zu Mehrverkehr und dies wiederum zu mehr Staus in den Quartieren führen. Man müsse das Projekt genauer analysieren und sorgfältiger planen. Dem BSA geht es nicht um eine Verzögerung, «sondern um eine nachhaltig vertretbare und weitsichtige Lösung» des Projektes, präzisiert Fritz Schär, Präsident der Berner Sektion, der auch Deutschfreiburger angehören. Die Unterlagen des BSA wird der Grosse Rat während der Juni-Session in der kommenden Woche behandeln. Der Bund Schweizer Architekten umfasst rund 800 Mitglieder. «Nicht jedermann erhält Zugang», so Blaise Tardin, Vize der Sektion für die Romandie. Die Mitglieder werden nach Kriterien wie Know-how, Ethik und Qualität ihrer Bauten ausgewählt. Die Poya-Brücke ist ein 120-Mio.-Projekt und wird zur Hälfte vom Bund getragen.

SDA


14 juin

Pont de la Poya critiqué

Dans une Iettre ouverte adressée mardi au Conseil d'Etat et au Grand Conseil fribourgeois, la section bernoise de la Fédération des architectes suisses (FAS) (qui couvre également le canton de Fribourg) demande un moratoire de cinq ans du projet. La FAS reproche au projet son manque de prévoyance du point de vue de l'urbanisme. Elle ne vise «nullement à retarder le projet, mais bien au contraire à trouver une solution durable, réaliste et porteuse d'avenir», indique Fritz Schär, président de la section bernoise. Selon Iui, le concept de l'agglomration est en plein développement à Fribourg et c'est dans ce contexte que le concept du trafic doit être pIacé. A son avis, la pression du temps n'est pas une bonne base pour prendre des décisions et l'ancienneté de la planification ne peut être retenue comme argument en faveur d'une solution «dépassée». Un projet de pont de la Poya est à l'étude depuis une trentaine d'annes. Le projet visé par la FAS sera examiné la semaine prochaine par le Grand Conseil lors de sa session de juin. La FAS regroupe près de 800 architectes. N'entre pas qui veut dans cette association, explique Blaise Tardin, vice-président de la section romande dont fait partie Fribourg. Les membres sont choisis par cooptation sur la base de différents critères, dont le savoir-faire, l'éthique et la qualité des objets construits. Certains architectes fribourgeois de langue allemande font partie de la section de Berne, précise M. Tardin.

ATS


14 juin

Pont de la poya: des architectes mécontents

Lettre ouverte au Conseil d'Etat : La Fédration des architectes suisses (FAS) tire boulets rouges contre le projet de pont de la Poya à Fribourg. Dans une lettre ouverte adressée mardi au Conseil d'Etat et au Grand Conseil fribourgeois, sa section bemoise demande un moratoire de cinq ans du projet. La FAS reproche au projet son manque de prévoyance du point de vue de l'urbanisme. Elle ne vise «nullement retarder le projet, mais bien au contraire à trouver une solution durable, réaliste et porteuse d'avenir», indique Fritz Schar, président de la section bemoise. Selon lui, le concept de l'agglomération est en plein développement à Fribourg et c'est dans ce contexte que le concept du trafic doit être placé. A son avis, la pression du temps n'est pas une bonne base pour prendre des décisions et l'ancienneté de la planification ne peut être retenue comme argument en faveur d'une solution «dépassée».

ATS


ATS

13 juin

Projet de pont de la Poya à Fribourg, des architectes partent en guerre contre le projet.

La Fédération des architectes suisses (FAS) tire à boulets rouges contre le projet de pont de la Poya à Fribourg. Dans une lettre ouverte adressée mardi au Conseil d'Etat et au Grand Conseil fribourgeois, sa section bernoise demande un moratoire de cinq ans du projet. La FAS reproche au projet son manque de prévoyance du point de vue de l'urbanisme. Elle ne vise nullement à retarder le projet, mais bien au contraire à trouver une solution durable, réaliste et porteuse d'avenir, indique Fritz Schär, président de la section bernoise. Selon lui, le concept de l'agglomération est en plein développement à Fribourg et c'est dans ce contexte que le concept du trafic doit être placé. A son avis, la pression du temps n'est pas une bonne base pour prendre des décisions et l'ancienneté de la planification ne peut être retenu comme argument en faveur d'une solution dépassée. Un projet de pont de la Poya est à l'étude depuis une trentaine d'années. Le projet visé par la FAS sera examiné la semaine prochaine par le Grand Conseil lors de sa session de juin.

Association élitaire. La FAS regroupe près de 800 architectes. N'entre pas qui veut dans cette association, explique Blaise Tardin, vice-président de la section romande dont fait partie Fribourg. Les membres sont choisis par cooptation sur la base de différents critères, dont le savoir-faire, l'éthique et la qualité des objets construits. Certains architectes fribourgeois de langue allemande font partie de la section de Berne, précise M. Tardin.


7 juin

Les verts exigent des garanties.

«Plus il y a de routes, plus il y a de voitures, comme lorsque l'on nourrit les pigeons...» Pour les verts fribourgeois, le nouvel axe du Pont de la Poya, à Fribourg, n'échappera pas à cette logique. «Seules des mesures fiables et intégrées au projet dès la phase initiale empêcheront le flot de voitures prévisible dans les zones habitées, écrivent-ils dans un communiqué. Ils reprochent au Conseil d'Etat de présenter un projet dénué de garantie quant à la réalisation des mesures de protection des quartiers contre ce nouveau trafic. «Soumettre au peuple un projet d'une telle envergure, avec l'impact que l'on sait sur l'environnement et la qualite de vie urbaine, sans réponse claire et juridiquement irreversible aux craintes légitimes des citoyennes et citoyens reviendrait à violer les règles démocratiques élémentaires», dénoncent-ils. Selon le parti d'obédience écologiste, le renvoi a des études ultérieures est un «écran de fumée» pour mieux soustraire le projet au droit de recours des associations. Les verts reprochent aussi au gouvernement de se décharger sur la ville de Fribourg en ce qui regarde les mesures d'accompagnement pour modérer le trafic et les coûts qu'elles engendreront. C'est pourquoi ils le prient de revoir sa copie et de présenter «un projet abouti comprenant des mesures d'accompagnement». Ils demandent aussi au Conseil communal de la ville de Fribourg de négocier une inscription formelle et financière de ces mesures dans le projet du Pont. Les verts en profitent enfin pour dénoncer ce qu'ils qualifient de «folie routière» du Conseil d'Etat. A savoir les diffdrents projets qui viendront s'ajouter a celui du pont de la Poya pour Ia mise en place d'une ceinture autour de la ville: nouvelle demi-jonction à Chamblioux, refonte en plus grand du carrefour de Belle-Croix, amélioration de l'axe Givisiez-Villars-Beaumont et surtout la réalisation de la liaison routière Marly-Matran. «Cette folie routière contredit toutes les connaissances de la planification de la mobiité de ces derniers vingt ans. Les verts s'engageront pour des solutions plus sensées», préviennent-ils.


7. Juni

Begleitmassnahmen zur Poyabrücke - Die Grünen des Kantons verlangen Garantien für die Quartiere

Das Poyabrücken-Projekt sei unannehmbar, wenn nicht gleichzeitig die Wohnquartiere vor dem Mehrverkehr geschutzt würden. Die Freiburger Grünen verlangen deshalb Begleitmassnahmen schon beim Auflageprojekt.

«Der Staatsrat legt ein Projekt vor, das keine Garantien bietet. Die Stadt macht ihrerseits keine Anstalten, Begleitmassnahmen rechtzeitig und wirksam zu realisieren.» Dies teilte die Kantonalpartei der Grünen am Dienstag den Medien mit. «Ein für Umwelt und Lebensqualität derart folgenreiches Projekt vorzulegen, ohne den Befürchtungen der Bevölkerung eine klare und juristisch verbindliche Antwort zu geben, verletzt die grundlegenden demokratischen Regeln.»

Mehrverkehr in Quartieren erwartet. Einzig Begleitmassnahmen, die bereits im Auflageprojekt festgeschrieben seien, könnten verhindern, dass sich der Mehrverkehr in die Wohnquartiere im Osten, Norden und Süden der Stadt ergiesse. «Füt, die jetzt schon stark mit Sicherheitsproblemen, Lärm und Dreckluft belasteten Quartiere ist mehr Verkehr nicht zumutbar», heisst es in der Mitteilung. Der Staatsrat verspreche dem Burgquartier eine «nachhaltige Entwicklung». «Wie kann er dies den Tausenden von Einwohnern im Juraquartier, in der Unterstadt, Grand-Fontaine, im Alt-quartier und Schönberg verweigern?», fragen sich die Grünen.

Nötiges Agieren der Stadtbehörden. Der Kanton wolle die Brücke bauen und die Stadt solle anschliessend die Begleitmassnahmen durchführen und allein bezahlen, fürchtet die Partei. Der Gemeinderat der Stadt wolle nämlich erst ab 2011 Massnahmen prüfen. Granges-Paccot hingegen lasse sich die Begleitmassnahmen vom Kanton (mit-)berappen.

«Muss die Stadt ihre Verkehrsberuhigung allein bezahlen, weil sich der heutige Gemeinderat weigrt, die Nachteile des Projekts für die Wohnquartiere einzugestehen?» Die Partei ist überzeugt, dass die Answirkungen der Poyabrücke unterschätzt werden. Sie verlangt vom Gemeinderat, dass er eine formelle und finanzielle Einschreibung der Begleitmassnahmen ins Projekt aushandelt und das Konzept dafür unverzüglich ausarbeitet. Insgesamt solle der Verkehr in den Quartieren im Vergleich zu heute abnehmen. «Ein Projekt dieser Grössenordnung muss zum Ziel haben, die Verkehrsverhältnisse in der ganzen Stadt zu verbessern und nicht den Mehrverkehr auf bevölkerungsreichere Quartiere zu verschieben», schreiben die Grünen. Dies verlange ja auch der vom Staatsrat 1999 in Kraft gesetzte regionale Verkehrsplan.

Die Partei fordert auch eine bessere und schönere Brücke. «Wir bedauern, dass die seit dem Architekturwettbewerb (1989!) verstrichenen Jahre nicht dazu genutzt wurden, das Projekt der neusten Brückenbautechnik anzupassen.» Es solle auch eine bessere Finanzierung geben. Der künftige Infrastrukturfonds des Bundes solle laut Staat 50 Prozent übernehmen. «Dieser Fonds soll gemäss National- und Ständerat aber auch Massnahmen zum Langsamverkehr bezahlen.» Also müssten die verkehrsberuhigende Begleitmassnahmen Bestandteil des Projekts sein, «so wie es die Grünen seit Jahren fordern». Wenn der Staatsrat aber zur Poyabrücke einen Umfahrungsring um die Stadt bauen wolle, dann sei dies «Strassenbauwahn im Stil der 1960er-Jahre». «Die Grünen werden sich für vernünftigere und bessere Lösungen für die Mobilität in der Agglomeration einsetzen», schrieben Christa Mutter und Rainer Weibel. Sie verwiesen auf das Beispiel der Stadt Grenchen.

chs

Massnahmen vom Bund mitfinanziert?

Die Verkehrsberuhigungen von Grenchen werden von den Freiburger Grünen als nachahmenswertes Beispiel genannt. «Dabei gilt nicht nur die Umgestaltung an sich als exemplarisch, sondern vor allem das koordinierte Vorgehen», heisst es im Communiqué. Von den 3,5 Mio. Franken für flankierende Massnahmen hätten Bund und Kantone mehr als die Hälfte bezahlt. Es stimme also nicht, wenn die Poya-Projektleiter von Kanton und Cutaf sagten, dass der Bund keine begleitenden Verkehrsberuhigungs-Massnahmen zu Umfahrungsprojekten bezahle. Die Stadt werde diesen Irrtum teuer bezahlen müssen, glauben die Grünen.

chs


3 juin

Commission de gestion unanime.

Nouvel obstacle franchi pour le projet depont de la Poya, l'ouvrage d'art à construire pour désengorger la ville de Fribourg, et plus spécialement le quartier historique de la cathédrale St-Nicolas. Mercredi, la Commission des finances et de gestion du Grand Conseil a accepté «à l'unanimité des gens presents» le crédit de 58 millions de francs, part cantonale de Ia facture globale de 120 mio, explique son président, Pascal Kuenlin (plr, Marly). Douze des 14 membres de la commission étaient présents. Ils ont analyse le projet sous l'angle de la capacité financière de l'Etat de Fribourg à supporter et à amortir cet investissement, précise Pascal Kuenlin. Prochaines étapes: vote au Grand Conseil vers le 21 juin et, en cas de feu vert, scrutin cantonal le 24 septembre en raison du référendum financier obligatoire.

CS


29 mai

La commission des routes unanime.

Premier obstacle franchi avec brio pour le projet de pont de la Poya. Après une vision locale mercredi, la Commission des routes et endiguements du Grand Conseil propose d'accepter ce crédit de 58 millions de francs, part cantonale de la facture globale de 120 millions. «Cette décision a été prise en présence des onze rnembres de la commission», se félicite son président, Franois Audergon (plr, Broc). La commission avait convié Hubert Daffion, administrateur de la Communauté urbaine des transports de l'agglomration fribourgeoise (CUTAF). Lequel s'est rendu avec les députs sur place, au Schoenberg et au Palatinat, de part et d'autre de la Sarine, ainsi qu' à la station d'épuration que le pont surplombera. Prochaines étapes: préavis de la Commission des finances et de gestion à fin mai, vote au Grand Conseil vers le 21 juin et, en cas de feu vert, scrutin cantonal le 24 septembre en raison du référendum financier obligatoire. Pour mémoire, la route de contournement de Bulle (crédit de 63 millions sur le total de 215 millions) avait passé le cap du Parlement par 64 voix contre 12 et largement obtenu l'aval populaire dans une proportion de deux contre un.

SJ


24 mai (N° 225)

Fribourg innove - Le Pont de la Poya.

Fribourg est une ville heureuse, classée au top ten du bien vivre en Suisse romande. L’agglomération est composée d’un bourg moyenâgeux et d’une ceinture de cinq communes en très bonne santé. Elle fut fondée en 1157 dans une boucle de la Sarine et les ponts ont toujours été un outil pour son développement. Avec le projet «Pont de la Poya», Fribourg renoue avec l’audace.

L’idée de ce pont C’est le besoin, légitime, de garantir la mobilité qui appelle ce projet. La ville de Fribourg a ouvert le dossier en 1959. En 1989, un concours révélait les lignes élégantes de la solution choisie par un jury : «Ce pont se rattache, dans un esprit nouveau, à la tradition des beaux ponts suspendus que connaissait la ville de Fribourg, autrefois». En 1996, le dossier était repris par le canton qui reconnaissait ainsi l’importance de cet ouvrage pour le réseau des routes nationales. Les interrogations ont duré 45 ans, le développement 15 ans. En juin 2005, le dossier mis à l’enquête publique est la solution judicieuse et un excellent atout pour l’agglomération.

Pour sauver le quartier du Bourg et la Cathédrale de St-Nicolas, il faut supprimer le trafic de transit dans cette zone historique. Actuellement, c’est plus de 25’000 véhicules qui font vibrer quotidiennement les fondements de ce symbole cher au cœur des Fribourgeois. Le Pont de la Poya, version 2005, est la seule alternative pour répondre aux exigences de l’agglomération et à la mobilité d’une population croissante.

Les objectifs Selon l’ingénieur cantonal, Monsieur Claude Morzier, ces objectifs sont réalistes et concrets : 1) Protection du Bourg et de la Cathédrale. 2) Amélioration des transports publics. 3) Créer une liaison plus directe, rive droite / autoroute. 4) Maintenir une liaison Schoenberg / centre-ville. Le Conseiller d’état en charge du dossier, Monsieur Beat Vonlanthen, développe encore ces objectifs en ajoutant les questions de réduction des nuisances et de mise en valeur du riche patrimoine de toute la Vieille-Ville.

La variante actuelle de l’ouvrage apporte une solution qui rencontre l’adhésion des experts. Certes, quelques riverains vont subir des inconvénients inhérents au déplacement du trafic mais tout est mis en oeuvre, sur le plan technique, pour réduire ces nuisances.

En Suisse, plus du 50% de la population vit en milieu urbain. Il faut faire avec cette réalité. Nos lois sont d’ailleurs très contraignantes pour la protection de l’air et contre le bruit. Ces points sensibles font l’objet de mesures d’accompagnement qui garantissent le respect des intérêts des habitants proches de l’ouvrage.

L’information La Direction de l’aménagement, de l’environnement et des constructions (DAEC) joue la transparence totale. Avant la mise à l’enquête publique, tous les services de l’Etat ont été consultés. Les communes concernées par le projet ont été informées et impliquées. Un comité de pilotage et un groupe technique ont oeuvré avec ténacité pour lever tous les doutes avant la publication du dossier. Monsieur Beat Vonlanthen a communiqué des objectifs clairs à ses services. Les riverains ont été informés prioritairement lors d’une séance particulière. A leur demande, le rapport d’étude d’impact et le rapport technique ont été mis sur le site www.pont-poya.ch. En juin, une conférence de presse a entraîné une excellente couverture médiatique et environ 200 visites quotidiennes sur le site. Cinq soirées publiques de présentation du projet ont révélé les détails techniques de l’ouvrage. Monsieur Jean-Bernard Tissot, chef de projet, avait la partie belle. Unanimement, le pont a été trouvé beau, même par les opposants potentiels. Où les questions se compliquent, c’est quand les chiffres sur l’évolution du trafic sont dévoilés. Les projections sont faites à 2020 et il est difficile d’accepter certaines réalités. Par exemple, le trafic augmente de 0,5% chaque année. En 20 ans, c’est plus de 30% d’augmentation du parc de véhicules.

La mise à l’enquête publique est terminée. Les oppositions sont traitées et discutées avec la volonté de favoriser l’intérêt public. La votation populaire pour le crédit est prévue en septembre 2006 déjà. La mobilité est un peu souffrante dans la capitale. Ce pont est attendu avec impatience par tous les Fribourgeois. Les touristes aussi apprécieront ce nouveau coup d’oeil, un plus dans le paysage caractéristique de la cité.

Quelques chiffres

• Le pont fait 852 m, sa partie haubanée sera un record de Suisse, 368 m, avec une portée centrale de 196 m.

• La technique métal plus béton permet un ouvrage d’une rare élégance. Les piles centrales auront 110 m de haut. Le tablier sera à 70 mètres en dessus de la Sarine.

• Avec une largeur de 19,25 m, la chaussée aura 3 voies et un espace important pour les 2 roues, les piétons et la maintenance.

• Avec une longueur totale de l’ouvrage de 1467 m et deux carrefours importants, le chantier durera 4 ans pour une facture qui n’excédera pas le prix de 2 km courants d’autoroute, soit moins de 120 millions. Une prouesse !

Bonus à la sortie de la ville Ce nouveau pont facilitera le passage de la Sarine d’une manière significative, pour plusieurs décennies. La circulation dans l’agglomération fribourgeoise connaîtra de profondes modifications qui faciliteront la mise en application du plan régional des transports. L’accès à l’autoroute A12 sera plus attractif. Le trafic augmentera inévitablement entre le carrefour de St-Léonard et l’autoroute. L’Etat de Fribourg anticipe en élargissant la route de Morat à quatre voies et en améliorant les carrefours et giratoires. Tout le plateau d’Agy, Granges-Paccots et le Schoenberg bénéficieront de l’amélioration de cet axe important.

Ce tronçon de 830 mètres sera doté de 2 fois 2 voies de 3 mètres avec une bande centrale de 1,5 mètre pour la sécurité. Le diamètre des giratoires sera porté à 36 mètres.


22 mai

Un pied dans le XXIème siècle

Historique. Le terme est souvent galvaudé, mais, en l'occurrence, il est pleinement justifié pour qualifier le résuItat de ce scrutin sur la salle de spectacle de Fribourg. Après trente ans d'atermoiements, faisant fi de l'argument fliancier qui pourrait pourtant se concrétiser par une hausse d'impôt, les habitants de la capitale cantonale ont osé avoir une vision d'avenir. Leur vote permettra aux amateurs de théâtre et d'opéra, ainsi qu'à des générations de musiciens, de bénéficier de l'infrastructure performante qui sied à une ville universitaire. Surtout, le résultat du scrutin augure d'une ère nouvelle qui voit Fribourg s'affirmer enfin, sans complexe, face à ses voisins. Le pays des vaches noir et blanc est aussi celui de la modernité qui s'exprime, dans ce cas-là, par le biais d'un théâtre futuriste dont l'architecture rompt radicalement avec le chalet d'aIpage. CeIui-ci symbolise à merveille ce «high-tech in the green» que vante la promotion économique fribourgeoise pour attirer des entreprises sur les bords de la Sarine. Fruit d'une collaboration intercommunale au sein de l'aglomération, ce projet, enfin, est porteur de l'espoir d'une région de trouver un rôle autre que celui de figurant au plan suisse. Souhaitons maintenant que cette ambition se confirme en septembre, lors du vote sur le pont de la Poya. En cas de oui, Fribourg aura, pour reprendre les termes de Pierre-Alain Clément, les deux pieds dans le XXIème siècle.

François Mauron


20. Mai

VCS FREIBURG - Kritik an Umfahrung

Nicht alle Verkehrsprobleme lassen sich mit Umfahrungsstrassen lösen, findet der VCS Freiburg. Gleich zwei grosse Umfahrungsprojkte geben derzeit in und um Freiburg Anlass zu Diskussionen: die Poyabrücke, über die im kommenden September das Volk entscheiden soll, und die Verbindung Marly-Posieux, die sich noch in der Abklärungsphase befindet. Die Sektion Freiburg des VCS hat gegenüber beiden Projekten Vorbehalte. Bei der Poyabrücke gehe es nicht um eine grundsätzliche Opposition, sagte Vorstandsmitglied Pierre-Olivier Nobs. Der VCS bemängle aber nach wie vor die Tatsache, dass die Begleitmassnahmen nicht Bestandteil des Bauprojektes seien. Es sei wichtig, dass alle Quartiere in die Überlegungen einbezogen würden und man nicht das Burgquartier auf Kosten anderer Quartiere vom Verkehr befreie. Hingegen it der VCS Freiburg gegen die Umfahrung von Marly. Die hohen Kosten und der zu erwartende Schaden an Umwelt, Landschaft und kulturellem Erbe (Abtei Altenryf) stünden in keinem Verhältnis zum geringfügigen Nutzen, sagte Silvia Maspoli, politische Sekretärin der Sektion. Der grösste Teil des Verkehrs auf der Perollesbrücke habe Ursprung oder Ziel in Marly. Eine Umfahrungsstrasse bringe so keine Entlastung. Eine bessere Lösung wäre ein Pendelbus und ein eigener Fahrstreiferi zwischen Freiburg und Marly. Beim Kanton habe man ein offenes Ohr für die Anliegen des VCS, betonte Kantonsingenieur Claude Morzier. Bei Marly gehe es darum, Abklärungen zu treffen und die beste Lösung zu finden, auch für eine nachhaltige Entwicklung.

CS / EF


20. Mai

Alternativen zur Umfahrung - Diskussionsrunde des VGS Freiburg

Nicht alle Verkehrsprobleme lassen sich mit Umfahrungsstrassen lösen, findet der VCS Freiburg. Das war der Tenor einer Diskussionsrunde, die am Donnerstagabend im Anschluss an die Generalversammlung der Sektion stattfand.

Gleich zwei grosse Umfahrungsprojekte geben derzeit in und um Freiburg Anlass zu Diskussionen: die Poyabrücke, über die im kommenden September das Volk entscheiden soll, und die Verbindung Marly-Posieux, die sich noch in der Abklärungsphase befindet. Die Sektion Freiburg des Verkehrsclubs der Schweiz (VCS) hat gegenüber beiden Projekten Vorbehalte.

Begleitmassnahmen nicht Bestandteil des Projekts Bei der Poyabrücke gehe es nicht um eine grundsätzliche Opposition, sagte Vorstandsmitglied Pierre-Olivier Nobs. Der VCS bemängle aber nach wie vor die Tatsache, dass die Begleitmassnahmen nicht Bestandteil des Bauprojektes seien. Es sei wichtig, dass alle Quartiere in die Uberlegungen einbezogen würden und man nicht das Burgquartier auf Kosten anderer Quartiere vom Verkehr befreie. Hingegen ist der VCS Freiburg gegen die Umfahrung von Marly. Die hohen Kosten und der zu erwartende Schaden an Umwelt, Landschaft und kulturellem Erbe (Abtei Altenryf) stünden in keinem Verhältnis zum geringfügigen Nutzen, sagte Silvia Maspoli, politische Sekretärin der Sektion. Der grösste Teil des Verkehrs auf der Perollesbrücke habe seinen Ursprung oder sein Ziel in Marly. Eine Umfahrungsstrasse bringe deshalb keine Entlastung. Eine viel bessere Lösung wäre ein Pendelbus mit hoher Kadenz und einem eigenen Fahrstreifen zwischen Freiburg und Marly.

Globale Planung Beim Kanton habe man durchaus ein offenes Ohr für die Anliegen des VCS, betonte Kantonsingenieur Claude Morzier. So solle die Poyabrücke nicht zuletzt zur Förderung des öffentlichen Verkehrs beitragen, der flüssiger und dadurch attraktiver werde. Und bei der Umfahrung von Marly gehe es derzeit erst darum, Abklärungen zu treffen und die beste Lösung zu finden, auch im Sinne einer nachhaltigen Entwicklung. Dafür habe der Grosse Rat im März einen Planungskredit in der Höhe von 6,6 Millionen Franken gutgeheissen. Cutaf-Direktor Hubert Daffion nutzte die Gelegenheit, um zu der VCS-Forderung nach einer globalen Verkehrsplanung Stellung zu nehmen. Eine solche Gesamtplanung gebe es bereits im Rahmen des Agglomerationsprogramms, für das der Verkehrsverbund Cutaf die operationelle Verantwortung trage. Die Arbeiten daran gingen gut voran, und er hoffe, das Programm Ende 2006 beim Bund vorstellen zu können.

Informationsbedarf Einen allgemeinen Überblick über das Thema Umfahrungsstrassen gab der Architekt Han van de Wetering vom Aargauer Raum- und Verkehrsentwicklungsbüro Metron AG. Nicht immer seien Umfahrungen die beste Lösung, sagte er. Es sei wichtig, Alternativen zu prüfen und alle Aspekte vom Verkehr die Gesellschaft und die Umwelt bis zur Finanzierung zu berücksichtigen. Als gelungene Beispiele, bei denen man auf eine Umfahrung verzichtet habe, nannte er die Ortsdurchfahrten von Zollikofen und Wabern. Dort funktioniere das in den Achtzigerjahren entwickelte Berner Modell, das von einer selbstregulierenden Koexistenz der verschiedenen Verkehrsteilnehmer ausgebe. Ein wichtiges Element seien der Einbezug der Bevölkerung, die Information und die Kommunikation, so van de Wetering. Dies unterstrich auch Hubert Dafflon: Gerade hinsichtlich der Volksabstimmung über die Poyabrücke müsse man noch viel informieren. Auch die Angste der VCS-Mitglieder zeugten von mangelndem Vertrauen gegenüber den Projektverantwortlichen.

Ansprechpartner in der Verkehrspolitik An der Generalversammlung vom Dienstag blickten die anwesenden VCS-Mitglieder auf ein bewegtes Jahr 2005 zurück. Nebst dem Dossier Poyabrücke (siehe Haupttext) beschäftigte sich die Sektion unter anderem mit verschiedenen Parkplatzprojekten, unter anderem dem Bahnhofparking und den Plänen zur Erweiterung des Grenette-Parkings. Weitere Themen waren die Petition «Für saubere Busse» oder die Förderung des Pedibus. Mit knapp 2'500 Mitgliedern ist die Sektion Freiburg eine der kleinsten des VCS Schweiz. Umso mehr freute man sich über die 75 neuen Mitglieder, die im Verlauf des Jahres 2005 dazugestossen waren. Die Sektion will sich weiter professionalisieren, um zum unumgänglichen Ansprechpartner in Sachen Verkehrspolitik zu werden. Im vergangenen November wurde in diesem Zusammenhang die 10-Prozent-Stelle einer politischen Sekretärin eingerichtet. Pierre-Olivier Nobs und Philippe Schultheiss sind neu in den Vorstand eingetreten. Die administrative Sekretärin Heidi Riedo Bächler ist hingegen zurückgetreten.

Von CAROLE SCHNEUWLY


19 mai

L' ATE peine à croire en la bonne volonté de la ville

Le Gonseil communal se fait porter pâle au débat sur les mesures qui doivent éviter les effets pervers du projet.

Le Conseil communal de Fribourg n'a pas raté hier l'occasion de conforter la méfiance de l'Association transports et environnement (ATE) sur sa volonté de modérer le trafic automobile en ville. Alors que le canton avait envoyé au feu son ingénieur Claude Morzier, et l'administrateur de la CUTAF Hubert Dafflon au débat organisé par l'ATE, sur le thème des routes de contournement et de l'aménagement du trafic, la ville s'est fait porter pâle. Ni le conseiller communal Charles de Reyff, en charge des questions de circulation, ni aucun des ingénieurs ou urbanistes communaux n'a honoré le débat de sa présence. Or I'ATE fait opposition à ce projet. Non parce qu'elle y est opposée par principe, mais parce qu'elle se méfie des intentions (et des moyens) de la capitale dans la réalisation des mesures d'accompagnement, qui doivent éviter que le contournement du Bourg n'ait des répercussions sur le traflc dans les autres quartiers. «Pour protéger le Bourg, on va péjorer le reste de la ville et une bonne partie de l'agglomération. Nous ne voulons pas freiner par principe mais nous avons peur d'être trahis par le Conseil communal lorsqu'il faudra voter les mesures d'accompagnement, dont nous ne sommes pas informés.» Le conseiller général Reiner Weibel a ainsi résumé le «déficit de confiance» de l'ATE. Les représentants de l'Etat et de la CUTAF ont fait ce qu'ils pouvaient pour plaider la bonne voIonté de la ville, et son intention d'exploiter au mieux les possibilités de réduction du trafic et d'encouragement de la mobilité douce. L'absence de la ville au débat n'a fait que cristalliser un sentiment de méfiance, très nettement perceptible dans l'assemblée. L'ATE veut que ces mesures d'accompagnement fassent partie intégrante de la procedure d'approbation du projet, que le Grand Conseil sera appelé à voter en juin et le peuple fribourgeois le 21 septembre. Pour l'association écologiste ces mesures doivent prévoir des limites maximales de trafic, intégrer les mesures prévues dans le projet général de la CUTAF et tenir compte de toutes les mesures concernant la mobilité: modérations de trafic, liaisons piétonnières, promotion du vélo en ville et renforcement de l'attractivité générale des transports publics, a résumé Pierre-Olivier Nobs, membre du comité de l'ATE. L'Association réclame encore la signature d'une convention, avec le canton cette fois, qui garantirait le financement de ces mesures d'accompagnement. Cette méfiance semble excessive à Claude Morzier et Hubert Dafflon. Tout le monde est d'accord sur la nécessité de mieux régler le trafic en ville et de promouvoir la mobilité douce et les transports publics, mais iI est difficile de tout faire à la fois. La réaIisation en parallèle du contournement de Bulle et de l'aménagement de son centre montre en tous les cas que c'est possible, fait valoir l'ingénieur cantonal. Du moins lorsqu'un climat de confiance règne. Ce qui n'est manifestement pas le cas entre I'ATE et le Conseil communal.

Antoine Rüf


17. mai

120 Millionen für Poya-Brücke

Jeden Tag qualmen über 25'000 Lastwagen und Autos direkt am Hauptportal der Kathedrale vorbei durch die Freiburger Innenstadt. Dieser Durchgangsverkehr macht seit Jahren die Lebensqualität von Teilen der schönsten Altstadt der Schweiz kaputt. Daran wird sich nochmals mindestens sechs Jahre nichts ändern. Aber immerhin soll jetzt noch in diesem Jahr über ein 120 Millionen teures Umfahrungsprojekt mit einer 850 Meter langen und 70 Meter hohen Brücke über die Saane entschieden werden.

Jahrelang hatte man sich ergebnislos darüber gestritten, wie und wo der Verkehr von der Autobahn A12 an Freiburg vorbei Richtung Tafers zu führen wäre. Jetzt geht alles schnell: lm Bundesparlament scheint die Genehmigung eines Bundesfonds zügig voranzugehen, der Strassen- und Bahnprojekte in städtischen Agglomerationen mitfinanzieren soll. Überall im Land bereitet man sich eilig darauf vor, den neuen Geldfluss anzuzapfen. lm Juni will die Freiburger Regierung den Kantonsbeitrag von 58 Millienen für die Poya-Brücke ins Kantonsparlament bringen. Bereits am 24. September soll das Volk den Segen geben. Damit das Projekt bereit ist, wenn die Bundesmillionen zu sprudeln beginnen, sollen Einsprachen abgewendet werden. Der Kanton will mit der Stadt eihen Vertrag schliessen, der die Forderung von Umweltverbänden nach flankierenden, verkehrsbeschränkenden Massnahmen in den Stadtgebieten erfüllen soll.

(ra)


16. Mai

En avant pour la Poya

FRIBOURG - L'année 2006 sera décisive pour le projet du pont de la Poya, appelé à désengorger le quartier historique de Fribourg et sa cathédrale, Le Grand Conseil doit débatre d'un crédit d'engagement de 58 millions en juin. Le peuple tranchera sans doute en septembre. Le projet prévoit un pont haubanné situé à plus de 70 m au-dessus de la Sarine pour désengorger le centre-ville fribourgeois.


16. Mai

POYABRÜCKE FREIBURG : Unter grossem Zeitdruck

Der Grosse Rat wird sich im Juni mit dem 58-Millionen-Baukredit für das Poyaprojekt befassen. Die Zeit drängt, denn der Baubeginn muss vor Ende 2008 erfolgen. Ansonsten verfallen die Bundessubventionen. Seit Jahrzehnten ist die Rede von einer neuen Saaneüberquerung im Norden der Stadt Freiburg, nun wird es konkret: Im Juni präsentiert der Staatsrat dem Kantonsparlament die Vorlage zum Baukredit des Poyaprojektes. Es geht um eine Beteiligung von 58 Millionen. Dass es vorwärts geht, hat seinen Grund: Der Bund hält seine Subvention von 60 Millionen nur aufrecht, wenn der Baubeginn der Poyabrücke noch vor Ende 2008 erfolgt. «Wir sind unter grossem Zeitdruck», räumte Baudirektor Beat Vonlanthen deshalb ein. Zwei Teilprojekte Das Poyaprojekt besteht aus den zwei Teilprojekten Poyabrücke und Ausbaü der Murtenstrasse auf vier Spuren. Die Kosten der Brücke inklusive Verbindungstunnel belaufen sich auf iio Millionen, diejenigen für die Murtenstrasse auf zehn Millionen. Damit verfolgt der Kanton drei Ziele: das Burgquartier entlasten, die Verbindung zwischen dem rechten Saaneufer und der Autobahneinfahrt A12 verbessern und den öffentlichen Verkehr fördern. Nach Eröffnung der Poyabrücke wird die Zähringerbrücke nur noch dem öffentlichen Verkehr, den Radfahrern und Fussgängern offen sein. Heute benützen 25'000 Fahrzeuge die Brücke. 76 Einsprachen behandeln Nach der öffentlichen Auflage des Poyapröjektes waren 76 Einsprachen und Bemerkungen eingegangen. Die meisten von Privaten (61), aber auch von den Gemeinden Granges-Paccot, Tafers, Givisiez und Villars-sur-Glâne. Auch wenn diese noch nicht alle bereinigt sind und zusätzliche Studien in Auftrag sind,werdensichderGrosse Rat und voraussichtlich das Volk mit dem Baukredit befassen. «Wir müssen vorwärts machen», so die Devise des Baudirektors. Er glaubt nicht, dass Einsprachen das Projekt verzögern. «Eine Verzögerung liegt wegen des knappen Zeitplans nicht drin.» Er mache sich keine Sorgen bezüglich der kantonalen Beteiligung von 8 Millionen, sagte Finanzdirektor Claude Lässer. «Je höher der Baukredit, umso weniger ist er umstritten», schmunzelte er. Aber was geschieht, wenn die Bundessubvention nicht erfolgt? «Dann verfallt die Vorlage» Stäatsratspräsident Claude Grandjean betonte, dass das Poyaprojekt den drei Grundsat zender Nachhaltigkeit entspreche: Die Luftverschmutzung wird im historischen Zentrum der Stadt verringert (Umwelt), die Mobilität wird weiterhin garantiert (Soziales) und das kantonale Zentrum erhält eine bessere Zufahrt und wird dadurch attraktiver (Wirtschaft). Der Zeitplan Die Vorlage für den Baukredit fürdie Poyabrücke und die vierspurige Murtenstrasse soll in der Juni-Session vor den Grossen Rat und am 24. September ist die Volksabstimmung behandelt werden. Wird die Vorlage angenommen, so sind während zwei Jahren Vorbereitungsarbeiten geplant, bevor in der zweiten Haifte 2008 der Baube ginn erfolgt -zuerst für die Murtenstrasse und dann für die Poyabrücke. Der Kanton rechnet damit, die Murtenstrasse Anfang 2011 und die Poyabrücke Ende 2012 freizugeben.

JLB / EF


16. mai

Es geht vorwärts mit der Poyabrücke

Der Kanton hat die Vorlage für das Poyaprojekt vorgestellt

Das Poyaprojekt und damit ein Baukredit von 58 Millionen Franken kommt im Juni vor den Grossen Rat und im September vor das Volk. So jedenfalls sieht es der Zeitplan des Staatrats vor. 120 Millionen Franken betragen die Gesamtkosten für die geplante Poyabrücke und die auf vier Spuren ausgebaute Murtenstrasse. Der Staatsrat wird die Botschaft mit dem Baukredit in der Höhe von 58 Millionen Franken im Juni vor den Grossen Rat bringen, wie er am Montag bekannt gegeben hat. Weil das Poyaprojekt als dringlich eingestuft wird, beteiligt sich der Bund im Rahmen des Infrastrukturfonds voraussichtlich mit 60 Millionen Franken. Voraussetzung ist aber, dass der Baubeginn vor Ende 2008 erfolgt. Das Poyaprojekt hat zum Ziel, das Burgquartier und die Kathedrale zu schützen und gleichzeitig eine attraktive Verbindung zwischen dem rechten Saaneufer und der Autobahn A12 bzw. dem Stadtzentrum sicherzustellen. Heute erreichen rund 25000 Fahrzeuge die Stadt über das Burgquartier.

«Wir sind unter grossem Zeitdruck»

Staatsrat will Poyaprojekt am 24. September zur Volksabstimmung bringen

Der Grosse Rat wird sich im Juni mit dem 58-Mio.-Baukredit für das Poyaprojekt befassen. Die Zeit drängt, denn der Baubeginn muss vor Ende 2008 erfolgen. Ansonsten verfallen die Bundessubventionen aus dem Infrastrukturfonds. Seit Jahrzehnten ist die Rede von einer neuen Saaneüberquerung im Norden der Stadt Freiburg, nun wird es konkret: Im Juni präsentiert der Staatsrat dem Kantonsparlament die Vorlage zum Baukredit des Poyaprojektes. Es geht um eine Beteiligung von 58 Millionen Franken. Dass es vorwärts geht, hat seinen Grund: Der Bund hält seine Subvention von 60 Millionen Franken nur aufrecht, wenn der Baubeginn der Poyabrücke noch vor Ende 2008 erfolgt (siehe Kasten) «Wir sind unter grossem Zeitdruck», räumte Baudirektor Beat Vonlanthen deshalb am Montag gegenüber den Medien ein.

Zwei Teilprojekte Das Poyaprojekt besteht aus den zwei Teilprojekten Poyabrücke und Ausbau der Murtenstrasse auf vier Spuren. Die Kosten der Brücke inklusive Verbindungstunnel belaufen sich auf 110 Millionen Franken, diejenigen für die Murtenstrasse auf zehn Millionen Franken. Damit verfolgt der Kanton drei Ziele: das Burgquartier entlasten, die Verbindung zwischen dem rechten Saaneufer und der Autobahneinfahrt A12 verbessern und den öffentlichen Verkehr fördern. Nach Eröffnung der Poyabrücke wird die Zähringerbrücke nur noch dem öffentlichen Verkehr, den Radfahrern und Fussgängern offen sein. Heute benützen 25'000 Fahrzeuge die Brücke. Nach dr öffentlichen Auflage de Poyaprojektes waren 76 Einsprachen und Bemerkungen eingegangen. Die meisten von Privaten (61), aber auch von den Gemeinden Granges-Paccot, Tafers, Givisiez und Villars-sur-Glâne. Auch wenn diese noch nicht alle bereinigt sind und zusätzliche Studien in Auftrag sind, werden sich der Grosse Rat und voraussichtlich das Volk mit dem Baukredit befassen. «Wir müssen vorwärtsmachen», so die Devise des Baudirektors. Er glaubt nicht, dass Einsprachen das Projekt verzögern. «Eine Verzögerung liegt wegen des knappen Zeitplans nicht drin.»

Nachhaltigkeit garantiert Er mache sich keine Sorgen bezüglich der kantonalen Beteiligung von 58 Millionen Franken, sagte Finanzdirektor Claude Lässer. «Je höher der Baukredit, umso weniger ist er umstritten», schmunzelte er. Aber was geschieht, wenn die Bundessubvention nicht erfolgt? «Dann verfällt die Vorlage.» Staatsratsprasident Claude Grandjean betonte, dass das Poyaprojekt den drei Grundsätzen der Nachhaltigkeit entspreche: Die Luftverschmutzung wird im histonschen Zentrum der Stadt verringert (Umwelt), die Mobilität wird weiterhin garantiert (Soziales) und das kantonale Zenrum erhält eine bessere Zufahrt und wird dadurch attraktiver (Wirtschaft). «Strasseninfrastruktur ist das Schlüsselelement für die wirtschaftliche Entwicklung » ist Grandjean uberzeugt.

Der Zeitplan Die Vorlage für den Baukredit für die Poyabrücke und die vierspurige Murtenstrasse soll in der Juni-Session vor den Grossen Rat, am 24. September 2006 ist dann die Volksabstimmung vorgesehen. Wird die Vorlage angenommen, so sind während zwei Jahren Vorbereitungsarbeiten geplant, bevor in der zweiten Hälfte 2008 der Baubeginn erfolgt — zuerst für die Murtenstrasse und dann für die Poyabrücke. Der Kanton rechnet damit, die Murtenstrasse Anfang 2011 und die Poyabrücke Ende 2012 für den Verkehr freizugeben.

Der Infrastrukturfonds Das Poyaprojekt wurde vom Bundesrat im Infrastrukturfonds für dringende und baureife Projekte des Agglomerations-Verkehrs aufgenommen. Deshalb beteiligt sich der Bund mit 60 Millionen Franken am Projekt - was die Hälfte des Gesamtkredits des Poyaprojektes ausmacht. Der Ständerat hat den Bundesbeschluss bereits einstimmig verabschiedet. Weil aber der Nationalrat das Geschäft frühestens in der Sommer-Session behandelt, ist die Subvention noch nicht definitiv. Staatsrat Beat Vo.nlanthen glaubt aber nicht, dass der Nationalrat den Infrastrukturfonds ablehnt, «denn zu viele Kantone profitieren davon». Das formelle Subventionsgesuch des Kantons an den Bund kann erst erfolgen, wenn der kantonale Anteil gesichert ist, das heisst nach der Annahme durch das Volk. Im Bundesbeschluss sind für das Poyaprojekt 67,5 Millionen Franken festgehalten. In der Zwischenzeit wurden die Kosten für das Projekt auf 120 Mio. Fr, (und die Subvention somit auf 60 Mio. Fr.) berechnet.

Von Jean-Luc Brülhart


16 Mai

Fribourg - Pont de la Poya

L'année 2006 sera décisive pour le projet du pont de la Poya appelé à désengorger le quartier historique de Fribourg et sa cathédraIe. Le Grand Conseil doit débattre d'un crédit d'engagement de 58 millions en juin. Le peuple tranchera, sans doute en septembre. Le projet prévoit un pont haubané s'élançant à plus de 70 mtres au-dessus de la Sarine. La longueur totale du tracé est de près de 1.4 kilomètre dont 850 mètres en pont et plus de 250 mètres en tunnel.


16 mai

Enfin l'heure de vérité pour le pont de la Poya

Le projet de la Poya présent hier par trois conseillers d'Etat le président Grandjean, MM. Lässer et Vonlanrthen, de partis diffrents, issus du sud, du centre et du nord du canton. Un appel du pied à la solidarité de tous les Fribourqeois. Car, en cas de feu vert au Grand Conseil en juin, le peuple se prononcera le 24 septembre. Le crédit de 58 mio - l'autre moitié à charge de la Confédération - est soumis au référendum financier obligatoire.

Votes en juin et septembre

Pendant nord de la route de contournement de Bulle, le projet de pont de la Poya attendu à Fribourg depuis cinq décennies sera fixé sur son sort cette année. Vote du Grand Conseil fin juin et scrutin populaire le 26 septembre. Facture totale: 120 millions de francs, moitié pour le canton de Fribourg et moitié pour la Confédération.

Deux fois moins chor que le contournement de Bulle, mais bien plus coûteux si l'on considère le prix au kilomètre! Attendu depuis les années cinquante, le projet Poya se monte 120 millions de francs pour une longueur de 1770 m (70 mio par km) alors que l'ouvrage gruérien en cours de construction pèse 215 mio pour un tronçon de 5,3km (40 mio par km).
Ce projet qui relève d'un «besoin manifeste», pas moins de trois conseillers d'Etat en ont vanté hier les mérites devant les médias. Le pont et le tunnel de la Poya, ouvrages qui relieront le Schoenberg aux environs de Saint-Léonard en passant sur la Sarine et sous la voie CFF Lausanne-Berne, profiteront surtout aux habitants de la Singine et du quartier du Schoenberg. En complément au projet, il est aussi prévu que la route (cantonale) de Morat passe de deux à quatre voies, élargissernent jugé nécessaire à la planification régionale des transports. Le dédoublement ira du carrefour du stade au viaduc du Lavapesson, en direction de la sortie de l'autoroute Fribourg-Nord. Cette partie du projet, à mettre à l'enquête cet automne, a d'abord estimée grossièrement à 25 mio avant d'être ramenée à 10 mio, explique l'ingénieur cantonal Claude Morzier. Un carrefour en dénivelé, coûteux, a par exemple été écarté.

Crédit de 58 millions Représentant la part cantonale, un crédit de construction de 58 mio sera soumis au Grand Conseil vers le 20 juin, auquel s'ajoute le montant d'étude de 1,5 mio déjà octroyé en 1996. En cas de feu vert parlementaire, le peuple fribourgeois se prononcera le 24 septembre sur ce décret soumis au référendum financier obligatoire. La dépense sera échelonnée sur cinq ans, avec mise en service des quatre voies à la route de Morat début 2011 et couper du ruban du pont vers fin 2012, selon le «calendrier très ambitieux» contenu dans le message gouvernemental de 45 pages, sans les annexes, adressé aux députés. Le financement bénéficiera d'une contribution fédérale de 60 mio au titre du fonds d'infrastructure pour les projets urgents pour le trafic d'agglomération. Un principe qui doit encore être accepté par le Conseil national. le Conseil des Etats l'ayant approuvé en mars à l'unanimité. Seule condition à remplir: que le chantier Poya démarre avant la fin de l'année 2008! Autre précision importante: le décret, même avalisé par le peuple, sera caduc si la Berne fédérale ne devait pas être en mesure de fournir sa part...

«Ce serait quand même un peu beaucoup de devoir assumer seul 120 mio», relève Claude Lässer.

Mais verser la moitié, comme prévu, est tout fait «supportable», insiste le patron des Finances: «Le canton a la capacité financière de réaliser cet important projet, dont les charges de fonctionnement supplémentaires d'un montant annuel de 73'000 fr. pourront être absorbées par le budget d'entretien des routes.»

Appel à la soIidarité Tous ces millions seront d'ailleurs investis dans l'économie fribourgeoise, ajoute le Sarinois en mettant en garde contre le risque d'égoïsmes régionaux: «Le lancement de cet important chantier n'empêchera pas la réalisation d'autres projets routiers», comme le contournement de Guin ou la liaison Marly-Matran. Les investissements dans ce domaine atteindront de ce fait plus de 20 mio par an dans les années 2006-2008. Président du Gouvernement, Claude Grandjean inscrit ce projet dans le cadre, des grandes réalisations routières, comme l'A1 et l'A12, ou encore la H189 en Gruyère: «Les buts de ces infrastructures sont de garantir la mobilité, de désengorger les centres urbains et de désenclaver les régions périphériques. Comme on le constate le long de la future route de contournement bulloise, où de nombreuses constructions voient le jour, ces réalisations contribuent au développement économique local et régional.» Et le Veveysan d'en appeler la solidarité cantonale pour que le projet Poya, qui renforcera l'attractivité du coeur du pays de Fribourg, passe la rampe tant I'Hôtel cantonal que dans les urnes.
Pour sa part, le directeur de l'Aménagement, de l'environnement et des constructions, le Singinois Beat Vonlanthen, rappelhe le but à atteindre: désengorger le quartier du Bourg et sa cathédrale en y délogeant le trafic de transit. Aussi le pont de Zaehringen, achevé en 1924 en lieu et place du grand pont suspendu érigé en 1834, sera-t-il rendu aux piétons, deux-roues et transports en commun.

Divergences aplanies Qu'en est-il des 64 oppositions déposes lors de la mise l'enquête en été dernier? «Elles sont en bonne voie de solution», répondent les responsables politiques. Au terme des séances de conciliation, une grande partie des divergences de point de vue a pu être aplanie. Leur règlement interviendra en principe à la fin de l'année, avec possibilité de recours. «Aucune n'étant fondamentale, je suis confiant quant à leur résolution avant fin 2008 et je pars de l'idée qu'elles ne bloqueront pas le projet», avance Beat Vonlanthen, conscient qu'«il n'y a pas de retard possible». Des études complmentaires sont en cours, dont une éventuelle convention à passer entre la ville et l'Association transports et environnement (ATE). Cette dernière, comme d'autres organisations de défense de l'environnement et du patrimoine, doute en effet que les mesures de compensation suffiront. Les promoteurs du projet rétorquent que l'impact sur l'environnement et la circulation en ville et dans l'agglomération a été étudié. Avec des résultats qui correspondent, selon eux, aux objectifs de la Communauté urbaine des transports de l'agglomération fribourgeoise (CUTAF) et du plan régional des transports destiné à limiter le trafic de transit dans le périmètre urbain.


16 mai

Le pont de la Poya en état d'urgence

Le temps presse pour le projet du pont de la Poya: pour obtenir l'aide fédérale de 60 mio, le Conseil d'Etat défendra le dossier en juin devant le Grand Conseil. Les Fribourgeois se prononceront à leur tour le 24 septembre sur le crédit d'engagement de 58 mio. Les travaux devront démarrer en automne 2008 et la mise en service est prévue en 2012. Des oppositions, dont celle de l'ATE, doivent encore être traitées.


La dernière courbe avant la ligne droite

Le Grand Conseil votera en juin un crédit de 58 mio pour construire l'ouvrage. Le peuple se prononcera en septembre. Hier, le Conseil d'Etat a fait le point. Des oppositions sont encore à lever.

Cette fois, c'est sûr: l'interminable saga du pont de la Poya vit ses derniers épisodes. En juin prochain, le Grand Conseil débattra d'un crédit d'engagement de 58 millions de francs pour construire l'ouvrage, ainsi que le tunnel qui le prolongera jusqu'à Saint-Léonard et l'aménagement de la route de Morat qui passera à quatre voies. Trois mois plus tard, le 24 septembre, le peuple fribourgeois sera à son tour appelé à se prononcer sur ce projet que la capitale attend depuis 40 ans.
Hier après midi, le président du gouvernement Claude Grandjean, le directeur des Constructions Beat Vonlarithen et son ingénieur cantonal Claude Morzier, ainsi que le directeur des Firiances Claude Lässer ont fait l'état des lieux devant les médias.

Caractere d'urgence Beat Vonlanthen l'a répété: le pont de la Poya est confronté à un calendrier «très ambitieux». L'aiguillon, c'est la subvention fédérale, accordée pour les projets «urgents» liés au trafic d'agglomération. La Confédération promet de payer la moitié des coûts, soit 60 millions. Le Conseil des Etats a déjà donné son aval pour une enveloppe maximale de 67 millions. Le Conseil national devrait lui emboîter le pas cet été ou en septembre. L'urgence, c'est donc de démarrer les travaux en 2008 selon la limite fixe par Berne. La planification des travaux prévoit d'entamer le chantier par l'élargissement de la route de Morat, dans un peu plus de deux ans.

On dansera sur le pont L'un des objectifs du «projet Poya», c'est de protéger le centre historique de Fribourg contre les nuisances du trafic. Selon les projections, l'ouverture du nouvel axe Saint-Léonard-Schoenberg, qui absorbera quelque 27'000 passages quotidiens à l'horizon 2020, diminuera la charge de manière spectaculaire dans le quartier du Bourg. Ainsi, le franchissement du pont de Zaehringen verra une baisse de trafic de 94%. Autant dire qu'on pourra y danser. Accepter le pont de la Poya, ce n'est pas condamner les autres réalisations routières, affirment encore Claude Grandjean et Claude Lässer. Car d'autres projets sont en gestation: le contournement de Guin, la liaison Marly-Matran (pour laquelle le Grand Conseil a déjà accordé un crédit d'étude), l'amélioration de la liaison Vaulruz-Rornont, pour ne citer que les plus en vue. Outre les 23-24 millions annuels que le canton mettra à son budget sur cinq ans pour réaliser le projet Poya, Claude Lässer entend rajouter 4 à 6 mio par année pour d'autres réalisations.


«Il n'y aura pas d'effet suspensif»

Le dossier devra surmonter un autre obstacle: les oppositions. Sa mise l'enquête, en juin 2005, a suscité 76 interventions. Soit celles de six associations de quartiers, trois associations de défense de l'environnement, une association régionale (de Guin) quatre communes et 61 privés, a détaiIIé Beat Vonlanthen. Ce sont les nouvelles charges de trafic en ville et sur le plateau d'Agy qui constituent leur souci majeur et récurrent. Les séances de conciliations viennent de se terminer. La plupart des divergences de vue ont pu être aplanies. «Sur le fond, le projet n'est pas remis en question», assure le directeur des Constructions. II entend approuver les dernières dipositions à la fin de cette année. L'un des noeuds actue!s, c'est la position de I'ATE. L'Association transports et environnement demande que, à l'instar de ce qui s'est passé à Bulle avec le contournement du chef-heu gruérien, une convention soit signée avec la ville afin de garantir l'application des mesures d'accompagnement. Beat Vonhanthen est confiant: «On va trouver une solution acceptabhe. L'ATE est prête à retirer son opposition si les conditions sont remplies». Et en cas de recours au Tribunal administratif voire au Tribunal fédéral? «Je pars de l'idée qu'il n'y aura pas d'effet suspensif».
Comme exemples de mesures d'accompagnement, le message gouvernemental cite, entre autres, une modération de trafic sur l'itinéraire Stadtberg-Neuveville, des zones 30 krn/h, la transformation du giratoire de Misericorde, l'interdiction de trafic sur la rue Sainte-Agnès ou encore des parois antibruit le long de l'autoroute et une limitation de vitesse sur I'A12. Ce train de mesures ressort du plan directeur partiel des transports, établi par les communes de Fribourg et de Granges-Paccot. Ce document fixe des objectifs de plafonnement de trafic sur les axes routiers urbains et suburbains.

Claude-Alain Gaillet


16 mai

Un nouveau pont sur la Sarine

Le Grand Conseil fribourgeois doit débattre d'un crédit d'engagement de 58 millions en juin pour construire un pont de 70 m. au-dessus de la Sarine et de 850 mètres de long. But: désengorger le quartier historique de la ville. Le peuple tranchera.


16 mai

Poya de la ville, poyas des montagnes.

Le canton de Fribourg présente le projet définitif de son pont de la Poya. Pourquoi un tel nom?
Le futur pont de la Poya de Fribourg s'appellera ainsi car il débouche sur une petite colline qui porte ce nom, aux abords de la cité historique. Explication: pour se rendre en cet endroit depuis la porte de Morat, qui constituait la sortie nord de la ville des Zähringen durant l'Ancien Régime, il fallait emprunter un chemin ascendant. II n'en fallut pas plus pour que les bourgeois de l'époque dénomment l'endroit «Poya». Soit un terme patois (du grec podion, qui a donné en latin podium: piédestal, balcon, colline; autre dérivé le puy auvergnat) qui désigne la montée à l'alpage que les armaillis de la Gruyère en ce temps-Ià les sujets de Leurs Excellences de la capitale effectuent chaque printemps, vêtus de leur «bredzon», coiffant leur «capet» et arborant fièrement leur «loyi», soit leur poche sel.


50 ans d'attente, et le pont de la Poya pourrait enfin s'élancer au-dessus des Fribourgeois.

Le Conseil d'Etat s'est déclaré hier confiant quant à la réalisation du projet. Mais des obstacles subsistent.

Ils s'y sont mis à trois pour présenter, lundi, ce qui devrait constituer la réalisation marquante de ce début de siècle en pays fribourgeois. Claude Grandjean, président du Conseil d'Etat, assisté de ses deux colIègues Beat Vonlanthen (Constructions) et Claude Lässer (Finances), ont clamé de concert leur foi dans le pont qui fait sourire gentiment la population du canton depuis un demi-siècle: celui de la Poya. Soit l'Arlésienne qui hante les bords de la Sarine, le projet qui symbolise Fribourg ce que la traverse de la rade est à Genève.

Coût: 120 millions
L'objectif de cette construction a été ressassé durant des décennies: soulager le quartier historique du Bourg, pris d'assaut quotidiennement par 26'000 véhicules. Excepté pour les vélomoteurs, le trafic de transit y sera interdit, permettant d'y ramener le nombre de voitures à 2'000 par jour.
Long de 851 mètres, suspendu dans le ciel à 70 mètres plus haut que la Sarine, l'ouvrage de type haubané aura firère allure. II débouchera sur un tunnel de 251 mêmes, destiné à préserver l'habitat du quartier du Palatinat, avant de rejoindre la route de Morat, qui sera réaménagée sur quatre voies jusqu'à l'entrée de l'autoroute A12.
Coût total des travaux: environ 120 miIlions de francs. La Confédération en assumera la moitié, le pont de la Poya faisant partie des projets soutenus par le fonds d'infrastructure dans le domaine du trafic d'agglomération. A ce propos, Beat Vonlanthen souligne le «processus de discussions constantes» que le canton entretient avec le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC), et en premier lieu avec son chef, Moritz Leuenberger. En juin, le Grand Conseil devra avaliser la part cantonale du crédit, soit 58 millions échelonnés sur 5 ans. Enfin, le peuple se prononcera en votation le 24 septembre, en raison du référendum financier obligatoire.
Dans cet éclatant tableau, quelques nuages quand même. En premier, la garantie que la manne fédérale tombe bien sur les rives de la Sarine. Le crédit a en effet été voté par le Conseil des Etats, mais le Conseil national n'a pas encore pris de décision. Beat Vonlanthen est toutefois confiant, car la commission y relative l'a accepté à une large majorité.
Autre obstacle à surmonter: les oppositions. Lors de la mise l'enquête publique l'an dernier, pas moins de 76 opposants avaient pointé le bout de leur nez. L'Association transports et environnement (ATE), en particulier, exige des mesures d'accompagnement en ville de Fribourg, qui selon elle, font défaut.
Mais Beat Vonlanthen ne se laisse pas démonter. «Nous sommes sur le point de signer une convention avec la commune de Fribourg, qui satisfait aux exigences de l'ATE», affirme-t-il. A l'entendre, le projet pourra démarrer comme prévu en 2008, le pont devant être inauguré quatre ans plus tard. «Un calendrier ambitieux», conclut le magistrat, qui, quoiqu'il s'en défende au nom de la collégialité, est en train de marquer ce dossier de son empreinte.


Le pont d'un Fribourg enfin moderne.

La date retenue par les autorités pour présenter le tracé définitif du pont de la Poya tient du clin d'oeil historique. Dimanche, le peuple de la ville de Fribourg se prononcera sur un autre serpent de mer politique: la salle de spectacle des Grand-Places. Un projet qui, comme le pont de la Poya, a connu bien des tourments, tous deux étant plusieur fois dessinés et planlfiés pour être ensuite mieux reportés. Au-delà de I'aspect culturel, le scrutin du 21 mai a donc valeur de symbole comme celui du 24 septembre sur le pont.

Cultivant le sentiment d'être sous-estimé par un Arc lémanique perçu comme arrogant. Fribourg a longuement pratiqué une forme de repli sur soi. Depuis peu, toutefois, un vent nouveau souffle sur Ies bords de la Sarine. Osant certaines réformes, Ie canton est cité en modèle. Gestion saine des finances publiques, fusions de communes, bonne qualité de I'école, chômage restreint: les édiles jouent les modestes, mais leurs yeux brillent de plaisir devant cet intérêt inédit.

Il est temps de franchir une nouvelle étape. Erigeant la prudence en dogme, Ies politiciens du cru doivent avoir le courage de porter de vrais projets d'avenir. De développer activement leur canton. Le pont de la Poya, comme la salle des Grand-Places, participe d'un tel dessein. Ce résultat issu des urnes mesurera la volonté des Fribourgeois de se projeter dans le XXIe siècle.

François Mauron


Pont de la Poya, Fribourg innove.

Fribourg est une ville heureuse, classée au top ten du bien vivre en Suisse romande. L’agglomération est composée d’un bourg moyenâgeux et d’une ceinture de cinq communes en très bonne santé. Elle fut fondée en 1157 dans une boucle de la Sarine et les ponts ont toujours été un outil pour son développement. Avec le projet «Pont de la Poya», Fribourg renoue avec l’audace. Narcisse Niclass

L’idée de ce pont

C’est le besoin, légitime, de garantir la mobilité qui appelle ce projet. La ville de Fribourg a ouvert le dossier en 1959. En 1989, un concours révélait les lignes élégantes de la solution choisie par un jury : «Ce pont se rattache, dans un esprit nouveau, à la tradition des beaux ponts suspendus que connaissait la ville de Fribourg, autrefois». En 1996, le dossier était repris par le canton qui reconnaissait ainsi l’importance de cet ouvrage pour le réseau des routes nationales. Les interrogations ont duré 45 ans, le développement 15 ans. En juin 2005, le dossier mis à l’enquête publique est la solution judicieuse et un excellent atout pour l’agglomération.

Pour sauver le quartier du Bourg et la Cathédrale de St-Nicolas, il faut supprimer le trafic de transit dans cette zone historique. Actuellement, c’est plus de 25’000 véhicules qui font vibrer quotidiennement les fondements de ce symbole cher au coeur des Fribourgeois. Le Pont de la Poya, version 2005, est la seule alternative pour répondre aux exigences de l’agglomération et à la mobilité d’une population croissante.

Les objectifs

Selon l’ingénieur cantonal, Monsieur Claude Morzier, ces objectifs sont réalistes et concrets : 1) Protection du Bourg et de la Cathédrale. 2) Amélioration des transports publics. 3) Créer une liaison plus directe, rive droite / autoroute. 4) Maintenir une liaison Schoenberg / centre-ville. Le Conseiller d’état en charge du dossier, Monsieur Beat Vonlanthen, développe encore ces objectifs en ajoutant les questions de réduction des nuisances et de mise en valeur du riche patrimoine de toute la Vieille-Ville.

La variante actuelle de l’ouvrage apporte une solution qui rencontre l’adhésion des experts. Certes, quelques riverains vont subir des inconvénients inhérents au déplacement du trafic mais tout est mis en oeuvre, sur le plan technique, pour réduire ces nuisances.

En Suisse, plus du 50% de la population vit en milieu urbain. Il faut faire avec cette réalité. Nos lois sont d’ailleurs très contraignantes pour la protection de l’air et contre le bruit. Ces points sensibles font l’objet de mesures d’accompagnement qui garantissent le respect des intérêts des habitants proches de l’ouvrage.

L’information

La Direction de l’aménagement, de l’environnement et des constructions (DAEC) joue la transparence totale. Avant la mise à l’enquête publique, tous les services de l’Etat ont été consultés. Les communes concernées par le projet ont été informées et impliquées. Un comité de pilotage et un groupe technique ont oeuvré avec ténacité pour lever tous les doutes avant la publication du dossier. Monsieur Beat Vonlanthen a communiqué des objectifs clairs à ses services. Les riverains ont été informés prioritairement lors d’une séance particulière. A leur demande, le rapport d’étude d’impact et le rapport technique ont été mis sur le site www.pont-poya.ch. En juin, une conférence de presse a entraîné une excellente couverture médiatique et environ 200 visites quotidiennes sur le site. Cinq soirées publiques de présentation du projet ont révélé les détails techniques de l’ouvrage. Monsieur Jean-Bernard Tissot, chef de projet, avait la partie belle. Unanimement, le pont a été trouvé beau, même par les opposants potentiels. Où les questions se compliquent, c’est quand les chiffres sur l’évolution du trafic sont dévoilés. Les projections sont faites à 2020 et il est difficile d’accepter certaines réalités. Par exemple, le trafic augmente de 0,5% chaque année. En 20 ans, c’est plus de 30% d’augmentation du parc de véhicules.

La mise à l’enquête publique est terminée. Les oppositions sont traitées et discutées avec la volonté de favoriser l’intérêt public. La votation populaire pour le crédit est prévue en septembre 2006 déjà. La mobilité est un peu souffrante dans la capitale. Ce pont est attendu avec impatience par tous les Fribourgeois. Les touristes aussi apprécieront ce nouveau coup d’oeil, un plus dans le paysage caractéristique de la cité.

Bonus à la sortie de la ville

Ce nouveau pont facilitera le passage de la Sarine d’une manière significative, pour plusieurs décennies. La circulation dans l’agglomération fribourgeoise connaîtra de profondes modifications qui faciliteront la mise en application du plan régional des transports. L’accès à l’autoroute A12 sera plus attractif. Le trafic augmentera inévitablement entre le carrefour de St-Léonard et l’autoroute. L’Etat de Fribourg anticipe en élargissant la route de Morat à quatre voies et en améliorant les carrefours et giratoires. Tout le plateau d’Agy, Granges-Paccots et le Schoenberg bénéficieront de l’amélioration de cet axe important.

Ce tronçon de 830 mètres sera doté de 2 fois 2 voies de 3 mètres avec une bande centrale de 1,5 mètre pour la sécurité. Le diamètre des giratoires sera porté à 36 mètres.

Quelques chiffres

• Le pont fait 852 m, sa partie haubanée sera un record de Suisse, 368 m, avec une portée centrale de 196 m.

• La technique métal plus béton permet un ouvrage d’une rare élégance. Les piles centrales auront 110 m de haut. Le tablier sera à 70 mètres en dessus de la Sarine.

• Avec une largeur de 19,25 m, la chaussée aura 3 voies et un espace important pour les 2 roues, les piétons et la maintenance.

• Avec une longueur totale de l’ouvrage de 1467 m et deux carrefours importants, le chantier durera 4 ans pour une facture qui n’excédera pas le prix de 2 km courants d’autoroute, soit moins de 120 millions. Une prouesse !

Die Poyabrücke oder wie Freiburg neue Wege geht


Die Entstehung des Projekts

Der legitime Wunsch nach Mobilität ist Vater dieses Vorhabens. 1959 befasste sich die Stadt Freiburg ein erstes Mal mit diesem Dossier. Im Jahre 1989 schrieb die Stadt einen Wettbewerb aus, bei dem ein Projekt die Jury mit seinen eleganten Linien besonders zu überzeugen vermochte. Diese schrieb über den Preisträger, dass die vorgeschlagene Brücke die Tradition der Hängebrücke in der Stadt Freiburg auf innovative Weise wieder aufleben lasse. Wegen der Bedeutung des Bauwerks für das Nationalstrassennetz übernahm der Kanton 1996 die Bauherrschaft von der Stadt. Im Juni 2005 – nachdem über 40 Jahre lang gewerweisst und das Projekt über mehr als ein Jahrzehnt ausgearbeitet und verfeinert worden war – wurde das aktuelle Projekt öffentlich aufgelegt, ein Projekt, von dem die gesamte Agglomeration profitieren wird.

Um das Burg-Quartier und namentlich die St.-Niklaus-Kathedrale erhalten zu können – die Freiburger hängen an ihrer Kathedrale, dem Symbol der Stadt – muss der Durchgangsverkehr aus diesem historischen Quartier verbannt werden. Derzeit schwächen die Vibrationen, die von den täglich mehr als 25’000 Fahrzeugen verursacht werden, das Fundament dieses mittelalterlichen Gotteshauses. Um gleichzeitig den Anforderungen und Mobilitätsansprüchen einer wachsenden Agglomerationsbevölkerung gerecht werden zu können gibt es nur eine Lösung: die Poyabrücke, so wie sie 2005 aufgelegt wurde.

Die Ziele

Claude Morzier, Kantonsingenieur, führt vier konkrete und realistische Ziele an, die mit diesem Projekt verfolgt werden; es sind dies: 1. der Schutz des Burg-Quartiers und der Kathedrale; 2. die Verbesserung des öffentlichen Verkehrs; 3. die Schaffung einer besseren Verbindung zwischen dem rechten Saane-Ufer und der Autobahn; 4. die Erhaltung der Verbindung Schönberg – Stadtzentrum. Staatsrat Beat Vonlanthen, der für dieses Dossier zuständig ist, fügt hinzu, dass die Immissionen dank der Poyabrücke reduziert und das reiche kulturelle Erbe in der Altstadt besser zur Geltung gebracht werden könne.

Die 2005 aufgelegte Variante des Kunstbaus wird von den Experten begrüsst. Es stimmt zwar, dass gewisse Anstösser wegen der Verkehrsverlagerung einer zusätzlichen Belastung ausgesetzt werden, doch werden alle notwendigen technischen Massnahmen getroffen, um diese Immissionen auf ein Minimum zu reduzieren.

Mehr als die Hälfte der Schweizer Bevölkerung lebt in einer städtischen Umgebung. Dieser Tatsache muss Rechnung getragen werden. Im Übrigen hat die Schweiz eine sehr strenge Gesetzgebung in den Bereichen Luftreinhaltung und Lärmschutz. Deshalb sind neben den technischen Massnahmen auch Begleitmassnahmen vorgesehen, um die Interessen der betroffenen Bevölkerung in diesen sensiblen Punkten wahren zu können.

Im Zeichen der Transparenz

Die Raumplanungs-, Umwelt- und Baudirektion (RUBD) des Kantons Freiburg setzt auf die Karte der Kommunikation und Transparenz: Vor der öffentlichen Auflage sind sämtliche Dienststellen des Kantons konsultiert worden. Die betroffenen Gemeinden wurden über das Projekt unterrichtet und miteinbezogen. Der Steuerungsausschuss und die technische Arbeitsgruppe, die eingesetzt wurden, haben mit grossem Einsatz daraufhin gearbeitet, vorhandene Zweifel vor der Veröffentlichung des Dossiers auszuräumen. Staatsrat Beat Vonlanthen hat seinen Ämtern klare Ziele gesetzt. Die Anstösser wurden vorrangig über das Projekt informiert. Auf deren Anfrage hin wurde der technische Bericht auf der offiziellen Website www.pont-poya.ch veröffentlicht. Die Pressekonferenz im Juni 2005 fand grosses Echo in den Medien. Ausserdem konnte darauf ein reger Besuch der Website registriert werden (etwa 200 Besuche pro Tag). Und an fünf Informationsveranstaltungen wurde der Bevölkerung die technischen Details des Bauvorhabens vorgestellt. Jean-Bernard Tissot, Projektleiter, konnte dabei erfreut feststellen, dass selbst mögliche Einsprecher die Brücke schön fanden. Bei den Zahlen zur Verkehrsentwicklung scheiden sich hingegen die Geister. So wurde als Referenzjahr das Jahr 2020 bestimmt und eine jährliche Verkehrszunahme von 0,5% veranschlagt. Die Zunahme in 20 Jahren der immatrikulierten Fahrzeuge wird auf mehr als 30% geschätzt. Nicht alle sind mit diesen Zahlen einverstanden.

So oder so, die öffentliche Auflage ist beendet und derzeit werden Einigungsverhandlungen mit den Einsprechern geführt, mit dem Ziel, Lösungen im Interesse der Allgemeinheit zu finden. Die Volksabstimmung über den Kredit soll bereits im September 2006 stattfinden. Angesichts der schwierigen Verkehrslage im Hauptort des Kantons wird die Poyabrücke von den Freiburgerinnen und Freiburgern sehnlichst erwartet. Auch die Touristen werden dieses prägnante Bauwerk, das die charakteristische Saane-Landschaft noch einmaliger machen wird, zu schätzen wissen.

Das Schwesterprojekt am Stadtausgang

Die Poyabrücke wird die Überquerung der Saane für Jahrzehnte deutlich verbessern. Und der Verkehr in der Agglomeration Freiburgs wird mit der neuen Brücke grundlegend umgestaltet werden, was auch die Umsetzung des Regionalen Verkehrsplans vereinfachen wird. Der Zugang zur A12 wird attraktiver, womit der Verkehr zwischen der St.-Leonhard-Kreuzung und der Autobahn zwangsläufig zunehmen wird. Der Kanton Freiburg nimmt diese Entwicklung vorweg, indem er die Murtenstrasse auf vier Spuren erweitern und die Kreuzungen und Kreisel ausbauen will. Sowohl das Plateau d’Agy, die Gemeinde Granges-Paccot als auch das Schönberg-Quartier werden vom Ausbau dieser wichtigen Achse profitieren.

Der betroffene Abschnitt hat eine Länge von 830 Metern und wird über zweimal zwei Spuren von je 3 Metern und eine 1,5 Meter breite Mittelinsel für die Sicherheit verfügen. Der Durchmesser der Kreisel wird auf 36 Meter vergrössert.

Einige Zahlen zur Poyabrücke

• Die Brücke hat eine Länge von 852 m; die Spannweite des seilverspannten Abschnitts beträgt – zusammen mit dem mittleren Brückenabschnitt von 196 m – 368 m und übertrifft somit alle bisherigen Spannweiten von Schweizer Brücken.

• Dank der Kombination von Stahl und Beton ist die Brücke aussergewöhnlich elegant. Die zentralen Pylonen steigen bis 110 m über dem Talboden auf und überragen die Fahrbahnplatte um rund 40 m. Damit liegen etwa 70 m zwischen Saane und Fahrbahnplatte.

• Die 19,25 m breite Fahrbahn besitzt 3 Streifen für Motorfahrzeuge und viel Platz für Zweiräder und Fussgänger sowie für den Unterhalt.

• Die Gesamtlänge des Projekts beträgt 1467 m und beinhaltet zwei wichtige Kreuzungen; die Bauarbeiten werden 4 Jahre dauern; auch bei den Kosten wurde ein kleines Wunder vollbracht, werden sie doch nicht mehr als die Kosten für 2 km Autobahn betragen und sich auf weniger als 120 Millionen Franken belaufen.


28 avril

CONSEIL D'ETAT : Projet de la Poya adopté

Lors de sa séance de mardi, le Conseil d'Etat fribourgeois a :

> adopté et transmis au Grand Conseil un projet de décret relatif à l'octroi d'un crédit d'engagement pour la construction du pont et du tunnel de la Poya et l'aménagement à quatre voies de la route de Morat à Fribourg et Granges-Paccot;

> adopté et transmis au Grand Conseil un projet de loi introduisant le partenariat enregistré dans la législation cantonale;

> nommé Christiane Feldmann, présidente de la ville de Morat, en qualité de membre de la Commission consultative pour les problèmes de gestion des hôpitaux, représentant l'Association des communes fribourgeoises, en remplacement de Jean-Dominique Sulmoni, démissionnaire;

> modifié le règlement du personnel de l'Etat (modification de l'article 82 relatif au congé de maternité);

> approuvé une convention entre l'Etat de Fribourg et la Société ORS Service AG, à Zurich, relative à l'aide d'urgence accordée aux personnes sous le coup d'une décision de non-entrée en matière sur leur demande d'asile.


23. märz

Abstimmung über Poyabrücke im September

Baudirektor glücklich über den Entscheid des Ständerates

Staatsrat Beat Vonlanthen ist glücklich, dass der Ständerat am Dienstag Ja gesagt hat zum Infrastrukturfonds. Damit würde auch die Hälfte der Kosten für die Poyabrücke gedeckt. Am 24. September soll das Projekt zur Abstimmung kommen.

«Extrem glücklich» zeigt sich Staatsrat Beat Vonlanthen über den Entscheid des Ständerats, den Infrastrukturfonds gutzuheissen. Der Bund wird sich so zur Hälfte an den 135 Millionen Franken beteiligen, die die Poyabrücke und die neue vierspurige Murtenstrasse kosten.

Möglicherweise wird der TCS das Referendum ergreifen. Es sei verfassungswidrig, mit dem aus Strassengeldern gespiesenen Infrastrukturfonds Bahnprojekte zu subventionieren. Trotzdem bleibt Vonlanthen optimistisch, denn zu viele Kantone würden vom Fonds profitieren, als dass das Referendum erfolgreich sein könnte.

Baubeginn vor Ende 2008

Der Baudirektor will die Poyabrücke am 24. September zur Volksabstimmung bringen. Was heissen will, dass die Botschaft vor dem Sommer vom Grossen Rat behandelt werden muss. Zuerst wird aber noch der Staatsrat im April die Botschaft verabschieden.

Vonlanthen ist überzeugt, dass mit diesem Zeitplan die Bauarbeiten vor Ende 2008 beginnen können. Dies ist Auflage für die Subvention aus dem Infrastrukturfonds für dringliche Projekte. «Sonst würde das Projekt nicht dringend sein», fasst Vonlanthen zusammen.

Gegen die Poyabrücke sind rund 70 Einsprachen eingegangen, aber niemand habe grundsätzliche Einwände gegen das Projekt formuliert. Die Verhandlungen mit den Einsprechern sind abgeschlossen. «Für jedes Problem gibt es eine Lösung», so Vonlanthen. Es sei aber nicht nötig, diese bereits vor der Abstimmung im Herbst zu finden.

Jean-Luc Brülhart


22 mars

Un feu vert décisif pour le pont de la Poya

Les automobilistes peuvent se sentir soulagés. Le Conseil des Etats est fermement décidé à réduire les bouchons sur les autoroutes et dans les agglomérations. C'est pourquoi il a créé hier un fonds d'infrastructure doté de 20,8 milliards de francs. De quoi mettre sur les rails des projets comme la ligne CEVA entre Genève et Annemasse (F), le métro M2 à Lausanne entre Ouchy et Epalinges, ou le pont et tunnel de la Poya à Fribourg. Tous les orateurs ont salué la solution proposée après l'échec du contre-projet Avanti en février 2004.

21 milliards contre les bouchons

Un fonds d'infrastructures de 20,8 milliards devrait servir à financer les mesures pour désengorger le trafic sur les autoroutes et dans les agglomérations.

Le Conseil des Etats a approuvé hier à l'unanimité la création d'un fonds d'infrastructure de 20,8 milliards pour désengorger le trafic sur les autoroutes et dans les agglomérations, tout en l'élargissant aux régions de montagne et périphériques.

Tous les orateurs ont salué la solution proposée après l'échec du contre-projet Avanti en février 2004. Tel le phénix qui renaît de ses cendres, a loué le président de la Confédération Moritz Leuenberger.

Utilisation des fonds

Les 20,8 milliards de francs du fonds d'infrastructure devraient être ventilés de la manière suivante sur une durée de 20 ans: 8,5 milliards devront être consacrés à l'achèvement du réseau autoroutier d'ici à 2015, 5,5 milliards serviront à supprimer les goulets d'étranglement, 6 milliards seront utilisés pour les infrastructures de transport public et privé des agglomérations.

Le Conseil des Etats a ajouté 800 millions en faveur des routes principales des régions de montagne et périphériques. Les crédits seront libérés par étapes dès 2008.

Tentative vaine

Dans la liste des projets de trafic d'agglomération urgents et prêts à être réalisés, le Conseil a rajouté le tronçon de Pratteln-Liestal (BL), devisé à 137,5 millions de francs. Y figurent déjà entre autres la ligne CEVA entre Genève et Annemasse (F) ainsi que le métro M2 entre Ouchy et Epalinges (VD).

Opérationnel dès 2008, le fonds sera alimenté dans un premier temps par 2,6 milliards de francs issus des réserves du fonds routier, puis par les recettes à affectation obligatoire provenant de l'impôt sur les huiles minérales et de la vignette autoroutière.

Simon Epiney (pdc/VS) a tenté en vain de majorer le premier apport, en proposant de livrer la totalité des réserves environ 4 milliards - au fonds d'infrastructure, ce qui aurait en particulier augmenté les moyens réservés aux routes.

Anticonstitutionnel, lui a rétorqué le président de la commission préparatoire Thomas Pfisterer (prd/AG). Il ne resterait rien pour les autres tâches à financer, comme l'entretien des routes nationales, la protection contre le bruit ou le trafic combiné. Le Conseil a rejeté la proposition de M. Epiney haut la main, par 27 voix contre 6.

Compromis fragile

D'une manière générale, le compromis trouvé est fragile et complexe, mais il est équilibré entre routes et rail et devrait rallier une majorité, a expliqué Thomas Pfisterer. Certains trouveront encore qu'il y a trop de moyens prévus pour les routes, d'autres pour le rail, mais la commission a tout fait pour avoir un projet tenant compte des différents besoins.

Consensus exemplaire

Thomas Pfisterer a relevé qu'il n'y avait aucune proposition de minorité, ce qui est une rareté. Il a espéré que si le Conseil des Etats se ralliait uni au projet, celui-ci passerait ensuite facilement le cap de la Chambre du peuple. La Chambre des cantons a donné son aval par 37 voix sans opposition.

Moritz Leuenberger a trouvé que le projet était un exemple de consensus fédéral, seule possibilité de créer des majorités dans ce pays. Toutes les régions du pays sont incluses. Il s'agit d'un compromis «désidéologisé» qui lève l'antagonisme entre route et rail, selon lui.

Espoir des écologistes

Les organisations environnementales comme l'Initiative des Alpes, le WWF Greenpeace, Pro Natura, l'Association transport et environnement (ATE), actif-trafiC ainsi que le syndicat du personnel du transport (SEV) espèrent que le Conseil national améliore encore le projet de loi. Les 6 milliards de francs promis au trafic d'agglomération sont un premier pas dans la bonne direction, mais restent insuffisants.

L'Union des transports publics (UTP) estime que le projet est équilibré et le Touring-Club suisse (TCS) salue le fait que le Conseil des Etats ait pris en compte le fait que la route assure et assurera 75% du trafic de personnes. Le TCS continuera toutefois à se battre contre le financement de trains régions (RER) avec l'argent de la route.

(ATS)


Janvier

Le pont de la Poya au centre de leurs préoccupations

La Commission transports et environnement joue un rôle central et stratégique dans la vie de notre section. Elle participe en effet à toutes les réflexions menées dans le canton à propos de l'évolution de la mobilité.

Projets routiers, trafic urbain, politique générale des transports, aménagement de la circulation... tout ce qui nous concerne comme usagers des infrastructures de mobilité intéresse la commission. Concrètement, aujourd'hui, elle suit de près les mesures d'accompagnement de la H189 à Bulle, le dossier du Pont de la Poya, celui des parkings d'échange, la politique générale des places de parc en ville de Fribourg, les recours contre la mise en sens unique de (avenue de la Gare, les arrêts de bus sur la chaussée à Fribourg, les liaisons Marly-Matran ou Romont-Vaulruz... La commission dispose aussi d'une rubrique Point de vue qui parait dans chaque édition de cette Gazette.

«Aujourd'hui évidemment, explique Claude Meyer, président de la commission et de notre section, nos priorités vont vers le Pont de la Poya et vers les mesures d'accompagnement de la H189 à Bulle».

Aux côtés de Claude Meyer, Alain Jeanneret, Laurent Pasquier, Stéphane Genilloud (tous trois membres de notre comité) ainsi que René Schneuwly, (syndic de GrangesPaccot), Georges Emery (ingénieur) et André Piller ingénieur en chef du bureau des autoroutes) siègent dans la commission transports et environnement. Les membres de la commission suivent toutes les étapes des projets de mobilité importants du canton et rencontrent régulièrement les autorités compétentes pour défendre la position du TCS dans l'évolution de la mobilité dans le canton. Avec ses 50000 membres, notre section veut en effet être l'un des partenaires des décisions prises dans le domaine de la mobilité. La commission fait aussi le lien entre le TCS suisse et les problématiques régionales de mobilité.

Dans les mois à venir, la H189 et le Pont de la Poya continueront à être au centre des préoccupations de la commission qui s'engagera clairement dans la campagne en faveur du Pont de la Poya, cette clé de voûte de la mobilité fribourgeoise.

Gazette TCS N°58

Alain Jeanneret, Stéphane Genilloud, René Schneuwly, Claude Meyer,
Georges Emery, André Piller, Laurent Pasquier.

Commission transports et environnement
Kommission «Transport und Umwelt»


Die Poya-Brücke im Zentrum ihrer Anliegen

Die Kommission «Transport und Umwelt» hat eine zentrale und strategische Rolle in unserer Sektion. Sie nimmt an allen Überlegungen teil, die im Kanton im Zusammenhang mit der Entwicklung der Mobilität gemacht werden.

Strassenprojekte, Stadtverkehr, allgemeine Transportpolitik, das heisst, alles was uns als Benutzer der Mobilitäts-Infrastruktur betrifft, interessiert die Kommission. Zur Zeit verfolgt sie aufmerksam die flankierenden Massnahmen der H189 in Bulle, das Dossier der Poya-Brücke, die Austausch-Parkplätze, die generelle Parkplatz-Politik in der Stadt Freiburg, den Rekurs gegen das «Projekt Einbahnstrasse» der Bahnhofstrasse, die Bushaltestellen auf den Fahrbahnen in Freiburg, die Verbindungen Marly-Matran oder Romont-Vaulruz... Die Kommission verfügt auch über die Rubrik «Standpunkt», welche in jeder Ausgabe dieser Gazette erscheint.

«Heute, selbstverständlich», erklärt Claude Meyer, Präsident der Kommission unserer Sektion, «gehen unsere Prioritäten in Richtung Poya-Brücke und der flankierenden Massnahmen der H189 in Bulle».

An der Seite von Claude Meyer gehören Alain Jeanneret, Laurent Pasquier, Stephane Genilloud (alle drei Mitglieder unseres Komitees) sowie Rene Schneuwly (Gemeindepräsident von Granges-Paccot), Georges Emery (Ingenieur) und Andre Piller (Chef-Ingenieur des Autobahn-Büros) zur Kommission für Transport und Umwelt.

Die Kommissionsmitglieder verfolgen alle Etappen der wichtigen Mobilitätsprojekte in unserem Kanton. Sie treffen sich regelmässig mit den zuständigen Behörden, um die Position des TCS in der Entwicklung der Mobilität im Kanton zu verteidigen. Mit seinen 50000 Mitgliedern will unsere Sektion in der Tat einer der Partner sein bei den Entscheidungen, die in Sachen Mobilität getroffen werden. Die Kommission macht ebenfalls die Verbindung zwischen dem TCS Schweiz und den regionalen Problemen der Mobilität.

In den kommenden Monaten werden die H189 und die Poya-Brücke weiterhin im Zentrum der Anliegen der Kommission stehen. Sie sagt klar ja zu Gunsten der Poya-Brücke, diesem Markstein der Freiburger Mobilität.

Gazette TCS N°58

 
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