Imprimer la page
 
2007 / 2012 : Revue de presse
 

14 juin 2012

-

Pages 2 et 3 en PDF

 

ll

14 juin 2012

-

Après la commission d'enquête parlementaire et le postulat urgent (cf. nos éditions d'hier et d'avant-hier), voici maintenant la question au Conseil d'Etat. Les députés font feu de tout bois pour obtenir des explications sur les surcoûts du projet de la Poya. La question émane du président du Parti socialiste fribourgeois David Bonny (Prez-vers-Noréaz).
Le député s'étonne des propos tenus par Maurice Ropraz à l'annonce du dernier surcoût de 22 millions de francs (cf. «La Liberté» du 30 mai). Le conseiller d'Etat avançait comme l'une des explications le fait que le devis du projet avait été fait dans l'urgence pour pouvoir toucher les subventions de la Confédération. David Bonny rappelle pourtant le crédit d'études de 1,5 mio voté par le Grand Conseil en 1996, soit dix ans avant la votation populaire et douze ans avant le débutdes travaux. «Peut-on affirmer que le montant mis en votation en septembre 2006 n'était qu'une ébauche et qu'un surcoût pour cette construction devenait inévitable?», interroge-t-il.
Par rapport au crédit complémentaire de 28 millions voté par le Grand Conseil en 2010 pour la mise sous terre du carrefour de Saint-Léonard, le président socialiste demande quand précisément cette variante est apparue sur la table de la Direction de l'aménagement, de l'environnement et des constructions.
Enfin, pour ce qui est des derniers chiffres avancés de 211 mio sur l'ensemble du projet avec une insuffisance de financement de 31,6 mio, David Bonny veut savoir comment le Conseil d'Etat compte s'y prendre pour financer ce surcoût et si le peuple fribourgeois sera «consulté».

PHILIPPE CASTELLA

 

ll

13 juin 2012

-

Une commission d'enquête parlementaire (CEP) devrait être nommée pour faire toute la lumière sur les surcoûts du projet de la Poya. Comme le révélait «La Liberté» d'hier, la gauche et l'UDC ont déposé, chacun de leur côté, au début de la session du Grand Conseil, une requête en vue de l'instauration d'une CEP. A elles deux, elles disposent d'une majorité au parlement (60 sièges sur 110) et, en plus, elles devraient recevoir des renforts côté démocrate-chrétien et radical.
Chef du groupe PDC-PBD, Jean-Pierre Siggen a pourtant tenté d'allumer un contre-feu en annonçant le dépôt aujourd'hui d'un postulat urgent demandant au Conseil d'Etat un rapport détaillé sur l'évolution des coûts du projet. Soit exactement la même démarche que lui-même a employée pour l'Hôpital fribourgeois (voir en page 9).
«Epuisons d'abord les outils parlementaires qu'on a à notre disposition pour répondre à notre inquiétude», argue-t-il. «La commission d'enquête parlementaire doit rester l'ultima ratio.» L'avantage de la formule, selon lui, est que des explications pourraient être
obtenues en septembre déjà, alors qu'avec une CEP, il faudra attendre au moins un an. Et si ces explications ne sont pas suffisantes, il serait toujours temps ensuite de mettre sur pied une CEP.
En soi, tant l'UDC que la gauche (PS et ACG) voient d'un bon ceil cette démarche. «Dès le moment où un groupe politique veut plus de transparence, nous y sommes favorables», déclare le chef du groupe socialiste Pierre Mauron. Réaction similaire chez ses homologues UDC Emanuel Waeber et ACG Benoît Rey. Mais pas question pour eux de retirer leur demande de CEP. Tous trois jugent les deux démarches complémentaires: le postulat pour obtenir des explications rapidement sur les surcoûts de la part du Conseil d'Etat, l'indépendance de la CEP pour définir les responsabilités opérationnelles et politiques. Et au souk parlementaire, ils sont prêts à soutenir le postulat urgent du PDC si en contrepartie celui-ci approuve l'instauration d'une CEP.
Le PDC devrait s'y résoudre, les rapports de force ne parlant pas en sa faveur. Et en séance de groupe hier matin, deux tiers desdémocrates-chrétiens se sont dit prêts à approuver la création d'une CEP, indique Jean-Pierre Siggen. Difficile politiquement de passer pour celui qui refuse que la transparence soit faite sur ce dossier.
Réflexion similaire côté radical: «Pour moi, ce n'est pas le moyen adéquat, mais c'est difficile de dire non», confie le chef de groupe Markus Ith. Il regarde tout ce manège avec du recul: «Je me demande dans quelle mesure on veut vraiment clarifier la situation et non juste faire un coup politique.»
Les débats sur le postulat urgent et sur la CEP devraient se tenir cette semaine encore, même si le Conseil d'Etat doit émettre un préavis pour la CEP. «Je vais proposer qu'on s'en remette à la sagesse du Grand Conseil», signale le directeur de l'Aménagement, de l'environnement et des constructions Maurice Ropraz. «Ce sera à lui de voir la pertinence d'une telle démarche compte tenu de toutes les informations qui lui sont données.» Et le ministre de montrer l'audit réalisé en 2008 ainsi que les rapports fournis tous les trois mois au comité de pilotage et à la Commission des finances et de gestion.

PHILIPPE CASTELLA

 

ll

12 juin 2012

Une commission d'enquête est réclamée

L'affaire des surcoûts du projet de la Poya va connaître un rebond devant le Grand Conseil fribourgeois. La gauche et l'UDC vont déposer une requête en vue de l'instauration d'une commission d'enquête parlementaire qui fasse la lumière sur ces dépassements.

-

La gauche et l'UDC vont déposer aujourd'hui, chacune de leur côté, une requête en vue de l'instauration d'une commission d'enquête parlementaire qui fasse la lumière sur les surcoûts du projet de la Poya.

L'affaire des surcoûts du projet de la Poya va connaître un rebond devant le Grand Conseil fribourgeois. La gauche et l'UDC vont déposer aujourd'hui, chacune de leur côté, une requête en vue de l'instauration d'une commission d'enquête parlementaire indépendante (CEP) chargée de faire toute la lumière sur ces dépassements. L'annonce il y a deux semaines par la Direction de l'aménagement de l'environnement et des constructions (DAEC) d'un nouveau surcoût de 22 millions de francs
(«La Liberté» du 30 mai) a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Le peuple avait approuvé en 2006 un projet devisé à 120 millions et voilà qu'il a enflé à 211 millions, même si le surcoût reconnu n'est «que» de 31,6 millions ou de 17,6%.

«L'histoire se répète»
«On a reçu de nombreuses promesses que les erreurs de la route de contournement de Bulle n'allaient pas être reproduites. Et là, on a vraiment l'impression que l'histoire se répète et qu'aucun enseignement n'a été retenu de la H189», commente le chef du groupe socialiste Pierre Mauron. «On a le sentiment qu'on veut mettre le citoyen et le Grand Conseil devant le fait accompli pour qu'ils n'aient plus qu'à payer la facture.»
S'il salue ce «magnifique ouvrage» en construction, le Grue-rien ajoute aussitôt: «Ça ne dispense pas les responsables de ce projet d'en contrôler l'évolution financière avec une extrême rigueur. Or là, chaque jour nous apporte son lot de surprises et de surcoûts.» Pour lui désormais, «il appartient au législatif de faire toute la lumière sur ce qui s'est passé, pour voir si des erreurs ont été commises, et si oui, qui en est responsable et quelles conséquences on doit en tirer.»

Redonner la confiance
Dans ce but, le Parti socialiste va déposer aujourd'hui en commun avec l'Alliance centre gauche (ACG) une demande en vue de la création d'une CEP. «Les augmentations successives du coût du projet nécessitent des explications complémentaires», justifie de son côté le chef du groupe ACG Benoît Rey. Sans elles et après le surcoût de 74,5 mio pour la H189, «j'ai une certaine crainte de perte de confiance du peuple par rapport aux prochains crédits d'engagements pour de tels grands projets».
Le député chrétien-social s'étonne en particulier que le Conseil d'Etat avance l'explication des mauvaises surprises géologiques pour ces surcoûts, la même que pour la rallonge réclamée en faveur du nouveau télésiège à Charmey. «On n'est pas là à des profondeurs extraordinaires. Ce ne sont pas les mêmes conditions que pour le tunnel du Lötschberg ou celui du Gothard», ironise-t-il.
A l'UDC, on pense même qu'on n'en a pas fini avec les mauvaises surprises. «Nous nous attendons à de nouveaux coûts supplémentaires», redoute le chef de groupe Emanuel Waeber. «Les problèmes géologiques ne sont encore pas tous résolus. Nous craignons qu'au final, on dépasse les 20% de surcoûts.» Pour lui, c'est bien au-delà des 10% de dépassements qu'il juge acceptable pour un projet de cette ampleur.
S'il confirme son intention de réclamer une commission d'enquête, il ne souhaite pas en dire plus à ce stade, la demande devant encore être formellement approuvée par le groupe UDC ce matin. Le texte de la requête UDC, que «La Liberté» a pu se procurer, évoque une maîtrise des coûts de construction «clairement lacunaire». Pour le parti non gouvernemental, «il y a lieu de clarifier les responsabilités opérationnelles et politiques».

La majorité a changé
Le débat au parlement sur ces deux requêtes déposées en parallèle pourrait avoir lieu cette semaine encore. Il appartiendra au Bureau du Grand Conseil d'en décider.
Cette alliance de la gauche et de l'UDC est la même qui s'était formée en 2008 pour réclamer une commission d'enquête parlementaire sur les dépassements de la H189. Radicaux et démocrates-chrétiens avaient pu l'éviter en confiant le mandat à la Commission des finances et de gestion (CFG). Il faut dire que PDC et PLR détenaient alors de justesse la majorité au Grand Conseil (56 sièges sur 110). Et par 52 voix contre 46, l'enquête avait été confiée à la CFG de préférence à une CEP.
Mais la situation a bien changé après les élections cantonales de l'an dernier. Les deux groupes ne détiennent plus que 50 des 110 sièges du parlement. Si elles s'unissent, gauche et UDC peuvent y dicter leur loi.
Et elles semblent bien décidées à ne pas confier cette tâche à la CFG. «Elle ne dispose pas de l'indépendance et de la neutralité suffisantes pour fonctionner comme commission d'enquête», estime Benoît Rey. «Elle a l'inconvénient d'être partie prenante de par les préavis qu'elle a donnés tout au long du projet.»
Pierre Mauron garde aussi un mauvais souvenir de l'enquête menée par la CFG sur la H189: «Elle avait débouché sur deux rapports. L'un, majoritaire, qui disait en gros «Circulez, il n'y a rien à voir» et qui n'établissait aucune responsabilité politique, alors que le rapport minoritaire avait été beaucoup plus critique sur les contrôles effectués tout au long du projet.» A ces arguments s'ajoute le fait que «la CFG a déjà une charge de travail considérable».
Pour sûr, la question de l'instauration d'une CEP va à nouveau donner lieu à un débat animé au Grand Conseil et à un vote serré cette semaine, à moins que l'objet ne soit repoussé à la session de septembre.
Chaque jour, on voit un peu mieux à quoi va ressembler au final le pont de la Poya. Gauche et UDC aimeraient qu'il en aille de même pour l'évolution de son coût. CORINNE AEBERHARD

PHILIPPE CASTELLA

 

ll

30 mai 2012

Nouveau surcoût pour la Poya
Comme les piles du pont de la Poya, qui grimpent par à-coups, le coût final de ce chantier pharaonique explose. Hier, le conseiller d'Etat Maurice Ropraz a avoué une nouvelle escalade du devis de 22 millions. Les 120 millions votés par le peuple sont maintenant devenus 211 millions. L'addition pour le canton atteint 130 millions.

-

La facture enfle encore de 22 millions

Un nouveau surcoût de 22 millions de francs est annoncé. Cela fait grimper le coût total du projet à 211 mio. Maurice Ropraz promet de tout mettre en oeuvre pour éviter d'autres mauvaises surprises.

Un nouveau surcoût de 22 millions de francs, pour une facture qui enfle à 211 mio: c'est la mauvaise surprise annoncée hier par la Direction de l'aménagement, de l'environnement et des constructions (DAEC) pour le projet de la Poya. Ce dépassement était attendu. C'est le montant qui surprend.
Au début du mois, le nouveau conseiller d'Etat Maurice Ropraz avait annoncé devant le Grand Conseil un surcoût, mais il l'espérait de l'ordre de quelques millions (cf. «La Liberté» des 3 et 11 mai).
«C'est vrai que l'ampleur est quand même importante», reconnaît-il.

Ampleur à nuancer
Et d'expliquer: «Dès mon entrée en fonction en début d'année, j'avais quelques craintes.
Cette inquiétude s'est renforcée début mai lorsque j'ai obtenu des informations plus précises sur les conséquences financières des travaux souterrains.» Il a alors commandé une analyse financière, dont les résultats ont été présentés hier matin au comité de pilotage du projet.
Si la surprise est désagréable pour Maurice Ropraz, l'ampleur de la rallonge est à nuancer.
Les 211 mio annoncés correspondent au coût final estimé du projet et non celui à ce stade.
Dans les 22 mio de surcoût sont intégrés 4,5 mio de renchérissement légal futur prévisible d'ici à l'ouverture en 2014 ainsi que 5 mio de réserve «pour tenir compte des incertitudes qui pourraient encore surgir au cours des trente mois de travaux restants».

Surprises géologiques
Ce montant de 5 mio n'est pas sorti d'un chapeau. Est prévue une réserve de 2% sur les 100 millions de francs de travaux déjà adjugés mais pas encore réalisés, et de 10% sur les 30 mio de travaux encore à adjuger.
Pour le reste, les nouveaux surcoûts se composent d'une augmentation de 8,5 mio en raison des mauvaises surprises géologiques dans les travaux du passage sous la ligne de chemin de fer et de la galerie souterraine. Et d'une autre de 4 mio après la réactualisation des devis de certains objets: barrière de protection, couverture antibruit sur le pont à la sortie du tunnel et accès à la mobilité douce sur le pont du côté du Palatinat.
«Je ne suis pas satisfait de l'évolution financière de ce chantier, mais l'analyse effectuée permet de clarifier le coût final estimé», commente Maurice Ropraz. «On ne veut pas communiquer un montant à la hausse tous les trois mois.»

«On va tenir ce montant»
Promis juré, il n'y aura pas d'autre annonce de surcoût? «Je promets de mettre tout en oeuvre pour éviter de nouvelles mauvaises surprises», assure le conseiller d'Etat. Et l'ingénieur cantonal André Magnin d'enchaîner: «Je suis quasi sûr qu'on va tenir ce montant.»
Ce dernier en profite pour se dégager d'un reproche qu'il a entendu ces dernières semaines: «Il n'était pas possible de tirer tous les enseignements de la route de contournement de Bulle pour le chantier de la Poya, parce que le surcoût de la H189 n'était pas encore connu au moment du vote populaire sur le pont.»
Autre explication aux surcoûts avancée par Maurice Ropraz: «Le devis du projet avait été fait dans l'urgence en 2008. Il fallait que les travaux débutent dans l'année pour que la subvention promise par la Confédération soit versée.»
Et voilà comment un projet gonfle de 120 mio au moment du vote populaire en 2006 à 211 mio aujourd'hui, en passant par une rallonge de 28 mio approuvée par le Grand Conseil en 2010 pour la mise sous terre du carrefour de Saint-Léonard. Hors subvention fédérale, pour le canton, l'addition passe dans le même laps de temps de 58 mio à 130 mio.
Si l'on tient compte de l'indexation et du renchérissement, le manque de couverture financière est de 31,6 mio ou de 17,6%. Cela correspond au surcoût réel reconnu par la DAEC, laquelle se dédouane en précisant dans son communiqué: «Ce pourcent reste dans la fourchette habituelle de précision de plus ou moins 20%, fixée lors du devis d'avant-projet.» Maurice Ropraz admet tout de même que «l'Etat de Fribourg devra faire face à ses responsabilités».

Enseignements tirés
Des enseignements de ce dépassement ont déjà été tirés en prévision de la route de contournement de Guin («LL» du 11 mai). Ainsi, c'est le projet définitif qui sera soumis au peuple et non plus un avant-projet comme pour la H189 et le pont de la Poya. Les mauvaises surprises devraient en être réduites.
Maurice Ropraz songe aussi à diminuer les risques financiers en adjugeant les travaux en entreprise totale, comme c'est le cas pour la route Romont-Vaulruz. Cela force entrepreneurs et ingénieurs à être plus soucieux au moment de la soumission, puisque ce sera à eux qu'il incombera ensuite d'assumer une bonne part des surcoûts.

PHILIPPE CASTELLA

Photo : A mesure que les piles du pont de la Poya s'élèvent, la facture totale du projet suit le même chemin. CHARLES ELLENA


 

20.05.2012

La facture enfle encore de 22 millions... La lumière devra être faite.

FRANÇOIS MAURON
Jusqu'à ce jour, Maurice Ropraz avait évoqué un nouveau surcoût de quelques millions de francs.
Mais ce sont bien 22 millions supplémentaires qui sont aujourd'hui annoncés, pour une facture finale (provisoire?) de 211 millions de francs. Dont 130 millions à la charge du canton, alors qu'en 2006, les Fribourgeois s'étaient prononcés sur un crédit de 58 millions de francs...
Certes, le projet Poya, on le sait, a été sensiblement modifié depuis le scrutin. On lui a notamment ajouté la galerie souterraine de St-Léonard, dont personne ne conteste le bien-fondé. Ce réajustement du dessein de base a logiquement alourdi l'ardoise. Le chantier doit par ailleurs faire face à de mauvaises surprises géologiques, ce qui incite le conseiller d'Etat Maurice Ropraz à constituer des réserves. Pour éviter, enfin, serait-on tenté de dire, de futures mauvaises surprises!
Il n'empêche: le pont de la Poya - dont les Fribourgeois pourront visiter samedi le chantier à l'occasion de portes ouvertes - commence à sentir le soufre. Il devient en tout cas synonyme de nouveau gouffre financier pour un canton de Fribourg dont on se demande s'il parviendra un jour à tenir un budget routier. Le défi d'ingénierie est superbement relevé, mais on en souhaiterait autant concernant l'aspect financier. Le dépassement du crédit de la route de contournement de Bulle avait donné lieu à un audit de l'Inspection cantonale des finances, puis à une enquête menée par la Commission des finances et de gestion du Grand Conseil. Ce travail d'investigation devra être mené à nouveau pour le pont de la Poya. Les citoyens ont le droit d'avoir la lumière sur les surcoûts et ses éventuelles responsabilités politiques.

 

ll

29.09.2011

La facture grimpe encore

Selon les derniers calculs, il manque 11 mio pour couvrir le coût du projet Poya. «Acceptable» selon Georges Godel qui a fait hier le point.

La construction de la galerie souterraine de Saint-Léonard a débuté en juillet par les travaux préparatoires. Ce gros morceau a été adjugé pour 40,6 millions.

En février 2010, le coût du projet Poya annoncé au Grand Conseil était de 168 millions. En mai dernier, le montant exprimé devant le parlement était de 175,6 mio, soit un dépassement de 4,65% par rapport aux crédits disponibles. Il faudra une nouvelle fois revoir ces chiffres à la hausse. C’est désormais un montant de près de 185 millions qu’articule Georges Godel. Soit un manque de couverture financière de 11,4 mio ou +6,62%, selon les calculs arrêtés au 30 juin dernier.
Une hausse que le directeur des Constructions explique sans se démonter: la complexité des différents ouvrages a nécessité des études complémentaires, les frais liés à la sécurité (par exemple le passage sous la digue CFF) avaient été sous-évalués, le sous-sol a réservé quelques surprises. Entre autres raisons. «Cet état de fait était attendu: des dépassements probables ont été mentionnés dans l’audit de 2009. Ce surcoût est acceptable. Et la situation est sous contrôle. Le comité de pilotage reçoit un rapport tous les trois mois», a répété hier Georges Godel. Rappelons que ces dépassements seront à la charge exclusive du canton: la Confédération a plafonné son aide à 80 mio, calculée sur le budget de 135 mio établi en 2005.

Dernier gros lot adjugé
Mais hier, Georges Godel, le manager du projet Christophe Bressoud et l’ingénieur cantonal André Magnin avaient invité les médias d’abord pour annoncer l’adjudication du dernier gros morceau du projet Poya. A savoir le gros oeuvre de la galerie souterraine de Saint-Léonard, sous la route de Morat, qui ira du giratoire des Grives au début de l’avenue Général-Guisan et qui comportera un giratoire de 32 mètres de diamètre enterré à l’angle de la salle de basket. Le Conseil d’Etat a adjugé ce lot de 40,6 mio au consortium formé de JPF Construction, Frutiger et InfraTunnel, au début du mois. Deux autres consortiums ont soumissionné et l’attribution n’a pas fait l’objet de recours.
Cette nouvelle étape importante a démarré le 25 juillet, avec le déplacement des conduites et des canalisations devant la caserne de la Poya. La construction de la galerie souterraine proprement dite commencera à la mi-novembre. «Le grand défi sera de conserver l’accès à la ville pour le trafic routier», expose Christophe Bressoud. Les travaux, planifiés en plusieurs phases (voir ci-contre), entraîneront des modifications de flux du trafic (25000 véhicules par jour), qui restera bidirectionnel.

Entreprises sous pression
S’agissant du projet général, le tunnel qui reliera la galerie souterraine et le pont, sera entièrement percé à la fin octobre. Il faudra encore compter deux ans pour terminer les travaux sur ce tronçon. Quant au pont, la fin de sa construction est aussi programmée pour l’automne 2013. Ses huit mois de retard (La Liberté» du 6 août) ne devraient pas empêcher d’ouvrir le nouveau tracé à fin 2014, affirme Georges Godel. «Nous mettons la pression sur les entreprises.»
Au plus fort des travaux, quelque 120 ouvriers seront à l’œuvre sur le terrain, selon une estimation de Christophe Bressoud. Sans compter des dizaines de collaborateurs de sous-traitants.

Des visiteurs à la pelle
L’intérêt du public pour ce chantier monumental ne faiblit pas: d’avril à juin dernier, une soixantaine de visites guidées ont été assurées, pour quelque 850 personnes. Sans compter les portes ouvertes à fin mai. Et rien que pour cette semaine, douze visites sont à l’agenda.

CLAUDE-ALAIN GAILLET

 

06.08.2011 Quand bien même les travaux vont bon train et que le pont de la Poya commence à prendre forme, le chantier n’en a pas moins pris un retard important. De l’ordre de huit mois, pour être précis,... confirme le manager du projet Poya, Christophe Bressoud, mais cela n’a aucune incidence...

 
26.07.2011 Le chantier du pont de la Poya entre dans une nouvelle phase avec le démarrage hier des travaux en vue de la galerie souterraine. La première étape de ces travaux durera jusqu’au printemps 2012..
 
Forum sur le web : http://www.skyscrapercity.com/showthread.php?t=736834
 

18.06.2011 : Georges Godel, qui dit préférer construire un pont plutôt qu’assainir une décharge.

30.05.2011: Journée portes ouvertes au chantier du pont de la Poya a permis au public de découvrir leur pont...

22.05.2011 : "ils ont commencé à construire le pont de la Poya. Tu ne savais pas?
- Disons... on ne savait pas que pour construire un pont, il fallait commencer par faire un tunnel..."

14.05.2011 : Un imposant squelette d'acier se dessine...

12.05.2011 : Séismes: Les députés rassurés

11.05.2011 : Des poutres gigantesques ont été posées à l'entrée Palatinat du pont

09.05.2011 : Bientôt, le le premier pilier du pont de la Poya. Quatre convois d’Aigle à Fribourg... pour les poutres de 48 tonnes destinées au pont

07.05.2011 : Touristiques, les visites guidées du chantier du pont

18.04.2011 : Une équipe soudée qui va gagner?

28.03.2011 : Les commerçants d'Agy en ont ras le bol

16.03.2011 : Les failles du chantier du pont

10.03.2011 : Les haubans du pont remis en question dans le décor

08.03.2011 : Gastro-Fribourg est pour le maintien du pont de Zaehringen

 
04 avril 2011, 18:55 : Le pont de la Poya, en construction, devrait désengorger le quartier de la cathédrale. Mais les habitants qui côtoient le chantier doivent supporter d'importantes nuisances sonores.

http://www.tsr.ch/video/info/couleurs-locales/3060066-fribourg-le-chantier-du-pont-de-la-poya-irrite-ses-riverains.html#id=3060066
 

ll

16.03.2011

Les failles du chantier du pont de la Poya

Le chantier du pont de la Poya a provoqué des fissures sur la façade et à l’intérieur de la maison des Marchioni, au chemin du Palatinat. Selon l’Etat, il faudra attendre la fin des travaux pour en savoir plus.

«Service des ponts et chaussées. Pont de la Poya. Travaux 2009-2013. Merci pour votre compréhension et bonne route.» La pancarte, installée au milieu du chemin du Palatinat à Fribourg, a de quoi faire sourire surtout à la vue et à l'écoute de l'imposant chantier, à quelques mètres de là, du futur pont de la Poya qui reliera Granges-Paccot au Schoenberg. De l'indulgence pour ces travaux qui ont débuté il y a un an, il en faut aux habitants des lieux confrontés aux nuisances sonores et à la poussière (voir ci-après). Le chantier aurait également provoqué des dégâts. C'est ce qui serait arrivé à la maison des Marchioni, une coquette villa des années 1930 dominée par deux grosses grues, située au numéro 6 du chemin du Palatinat. Un «petit paradis» où l'on entendait, il y a encore deux ans, gazouiller les oiseaux selon les propriétaires des lieux, Pierre et Heidi Marchioni. Aujourd'hui, le réveil se fait au son du marteau-piqueur.

«La maison a bougé»
Un rapide tour dans le jardin, qui offre d'ailleurs un point de vue in prenable sur le chantier du pont, su: fit pour se rendre compte des don mages causés par les travaux Evidemment, rien de grave en con paraison avec les dégâts consécutif à la catastrophe qui frappe actuelle ment le Japon...
«L'été passé, j'étais dans la ma son lorsque j'ai entendu un drôle de bruit. Je suis sortie car j'ai eu peur! explique Heidi Marchioni. Et son mari de résumer: «Lorsqu'ils on procédé à des forages, la maison bougé gentiment mais sûrement En témoigne une large fissure st toute la hauteur de la façade, rénovée il y a seulement quelques année par la famille Marchioni. «A mon avis, l'installation, l'année passé des ancrages à l'entrée du tunnel afin de maintenir le terrain, a déstabilisé notre maison», estime Pierre Marchioni. A l'intérieur de la maison, le chantier a également laissé quelque traces. Dans le salon, notamment, ou le plafond s'est décollé et des fissures sont visibles sur certains murs. «Nous avons fait constater ces dégâts, ma nous n'avons aucune assurance que le maître d'ouvrage les répare par la suite. Il semble que nous soyons les seuls concernés dans le quartier. Ce qui nous fait le plus peur, ce sont les dommages que nous ne voyons pas encore», poursuit le propriétaire. Ce dernier tient encore à mentionner que les riverains concernés par les travaux n'ont jamais touché d'argent en contrepartie des désagréments occasionnés par le chantier.

Comparaison après
Du côté du maître d'ouvrage, le Service des ponts et chaussées de l'Etat de Fribourg, on mentionne qu'une dizaine de maisons proches du chantier ont été examinées avant le début des travaux. «Nous avons mandaté un bureau d'ingénieurs pour relever l'état de ces bâtiments et les fissures déjà existantes. Nous procédons également et sur demande des habitants à des constats intermédiaires. Une comparaison sera faite lorsque les travaux seront terminés», note André Magnin, ingénieur cantonal qui n'a pas connaissance d'autres cas similaires à celui de la famille Marchioni.
En tout cas, les propriétaires devraient être indemnisés. «Le chantier est assuré pour un montant qu'il est difficile d'estimer... Il y aura des dédommagements seulement si les fissures s'avèrent être dues aux travaux», relève l'ingénieur cantonal. Et la porte-parole de la Direction de l'aménagement, de l'environnement et des constructions, Corinne Rebetez, de préciser: «Si tel est le cas, nous obtiendrons des explications quant aux causes une fois le chantier terminé et le terrain remis en état.»

De la poussière et du bruit
Les habitants du chemin du Palatinat et de la route de Grandfey sont inégaux devant les travaux du pont de la Poya. Si certains en souffrent, d'autres ont plus de chance et n'héritent que de légers désagréments. Tel ce résident du chemin du Palatinat: «Ce sont surtout les habitants qui vivent du côté pair de la rue qui sont prétérités par les vibrations. Notre plus gros souci est la poussière que dégagent les travaux. Et quand il pleut, tout devient très sale.» Question bruit, les contrariétés sont également là, mais dans une moindre mesure: «Nous avions très peur du fracas qui pourrait être occasionné par les machines. Mais cela est moins pire que prévu. Le bruit n'est en fin de compte pas exagéré grâce aux progrès techniques.» Pour l'instant, il ne constate pas de gros dégâts sur sa maison causés par les vibrations. Mis à part quelques superficielles fissures. Il se montre néanmoins satisfait du suivi des responsables du chantier. «Un ingénieur est venu inspecter notre demeure. Il devrait revenir évaluer la situation à mesure que les travaux avancent», explique-t-il en précisant qu'il faudra attendre l'achèvement du pont pour tirer un bilan définitif. «C'est seulement à ce moment-là que nous pourrons vraiment nous rendre compte si le chantier a affecté ou non notre habitat.»

Un métrologue surveille les maisons
La maison des Marchioni, au chemin du Palatinat, fait l'objet comme d'autres habitations du quartier proche du chantier du pont de la Poya d'une attention particulière de la part du maître d'ouvrage, le Service des ponts et chaussées du canton de Fribourg. Ce dernier a mandaté, l'année passée, la société jurassienne Metrix spécialisée dans le contrôle et la surveillance de l'environnement naturel et construit. C'est ainsi que le métrologue Dominique Abriel assure la surveillance des quatre maisons les plus proches du chantier. Il était d'ailleurs présent, accompagné de son assistante, le jour de notre visite chez la famille Marchioni. «Nous venons tous les quinze jours afin de faire un relevé de la situation», explique-t-il avant de détailler sa mission. «En résumé, nous auscultons la terre! Grâce à des appareils que nous avons installé à l'intérieur des maisons concernées, nous pouvons enregistrer tout ce qui s'y passe et cela 24 heures sur 24. Chaque mouvement est ainsi détecté et analysé selon les normes suisses actuellement en vigueur.» Un travail que le métrologue, qui a longtemps vécu en terres fribourgeoises, effectue sur d'autres chantiers suisses comme celui de l'auto route de la Transjurane. «Dès que nous remarquons quelque chose, nous avertissons la direction des travaux mais ce n'est pas encore arrivé pour le pont de la Poya», précise Domnique Abriel. De quoi rassurer les habitants qui se sentent ainsi en sécurité, estime Pierre Marchioni.
Une maison du quartier ne bénéficie toutefois pas des visites régulières et du suivi de société Metrix. Etrange alors que celle-ci est principalement concernée par les travaux. C'est en effet sous cette habitation, une vieille ferme datant du début du XXe siècle, que passera le tunnel relié au futur pont... «Les capteurs installés par la société Metrix sont déplacés en fonction de l'avancement du chantier», indique la porte-parole de la DAEC, Corinne Rebetez. Il est donc «très probable» que la ferme en soit prochainement dotée. Le tunnel dont les travaux débuteront cette année depuis la digue CFF d'où il partira se a poursuivront sous la ferme.

 

ll

29.01.2011

Le chantier explosif du pont de la Poya

Afin de bien ancrer dans le sol les appuis qui soutiendront le futur pont, il faut creuser. Pour ce faire, rien de tel que le minage. Mais les artificiers de l’entreprise gruérienne TSM n’ont pas le droit à l’erreur.

Un... deux... trois... baoum! Une pression sur l'exploseur, et voilà quatorze mètres cubes de molasse dure réduits en poussière. Le chantier du pont de la Poya prend un tour explosif lorsque l'entreprise TSM (travaux spéciaux et minage) s'en mêle. Mandatée par le consortium chargé de réaliser le monumental ouvrage qui reliera, en principe dès 2013, Granges-Paccot au Schoen­berg, la petite société basée à Cerniat a pour mission de creuser, à l'explosif, les puits permettant d'ancrer solidement dans le sol une partie des piles (appuis intermédiaires) du futur pont.

Travail de précision
Hier en début d'après-midi, les artificiers étaient occupés à excaver deux puits parallèle d'un diamètre de 2m50, dont la profondeur devra atteindre quatorze mètre. «Nous procédons par étapes d'un mètre soixante. Chacune nécessite douze kilos d'explosif. Pour le chanter de la Poya, nous en utiliserons une tonne au total», explique le chef mineur. Jacques Demierre, ses vêtements de travail encore boueux d'avoir crapahuté au fond d'un puits suintant Lui et son colle Johan «Jenny» Martinez, Rompu aux travaux spéciaux dans des conditions souvent extrêmes, n'ont aucun droit à l'erreur. Le moindre écart de calcul; une charge mal placée, et la conduite d'eaux usées desservant le quartier du Schoenberg, qui passe à moins de cinquante centimètres de l'un des deux puits, pourrait voler en éclats. Et c'est tout le chantier qui se retrouverait dans la m...ouise.
Prononcez le mot «explosifs», et observez les visages se décomposer sur tond d'images de feu et de destruction. «C'est vrai que nous faisons un peu peur», sourit Jacques Demierre, chimiste de formation et ancien spécialiste en dépiégeage à la Police cantonale vaudoise. Mais chez TSM, on n'est pas des têtes brûlées. On serait plutôt des artistes de la démolition. Pour une journée passée à forer des trous dans la boue afin d'y placer des bâtons d'explosifs (du nitrate d'ammonium en solution aqueuse), les artificiers en consacrent deux à effectuer des calculs et des modélisations informatiques de leurs terrains d'action.

Merci la spéléologie
Fondée au début 2010, TSM compte actuellement trois collaborateurs permanents: Jacques Demierre et Johnny Martinez sont épaulés par un docteur en géologie, en la personne de Ludovic Savoy. A la base, tous viennent de la spéléologie, discipline fort utile lorsqu'on travaille au fond de boyaux humides, par tous les temps...
«Nous modifions l'importance des charges et leur placement selon la nature géologique du terrain», expose Jacques De­mierre. « Davantage de calcul, moins d'explosifs, tel est notre mot d'ordre.» Cette méthode de travail permet à la petite entreprise gruérienne de cibler les dégâts de manière précise, et d'effectuer des «frappes chirurgicales» bien éloignées des idées reçues sur la dynamite et le TNT. «En plein centre-ville de Genève, nous avons par exemple creusé à l'explosif une galerie passant sous une conduite de gaz et une ligne électrique enterrée. Les responsables du chantier n'osaient même pas descendre là-dessous avec des marteaux-piqueurs», se souvient le chef mineur. L'équipe de TSM a aussi fait exploser des piliers en béton lourdement armé au cœur de l'usine Nestlé d'Orbe, sans interrompre le travail des collaborateurs.

Dernier recours
Si le carnet de commandes de l'entreprise gruérienne est bien garni, Jacques Demierre ne cache pas un petit regret: «On nous appelle souvent en dernier recours, lorsque toutes les autres méthodes de travail se sont montrées inefficace.» Sur le chantier du pont de la Poya, le creusement des premiers, puits avait ainsi commencé au marteau-piqueur, à raison d'une vingtaine de centimètres par jour. Les ouvriers se sont vite heurtés à de la roche solide et compacte. Une tâche éreintante, presque inhumaine. Quelques journées de travail auront suffi à Johnny Martine et Jacques Demmiere pour forer deux puits de 10m 60, aux bords impeccables Les deux hommes seront de retour à Fribourg mardi prochain, le temps qu'une pelleteuse évacue les quelque 38 tonnes de sable de molasse générés par leur dernière mise à feu.

Sans le minage, cela aurait été impossible
«Avec ce type de terrain, cette molasse très dure, il n'était vraiment pas évident de progresser dans nos travaux d'excavation», concède Antonio La Cela, chef de chantier du consortium IGR (Implenia, Grisoni-Zaugg, Routes Modernes), chargé de construire le pont de la Poya. «Le minage était la seule façon d'avancer.» Implenia ayant déjà fait appel à TSM en plusieurs occasions, le nom de la petite entreprise gruérienne a été avancé par la direction technique du méga-chantier fribourgeois. «C'est comme ça que nous sommes entrés en contact avec eux», explique Antonio La Cola, qui salue là précision du travail réalisé par les artificiers-spéléologues. Les premiers minages ont été effectués en août dernier. «Les ouvriers ont naturellement été briefés et tenus au courant du fait que des explosifs allaient être utilisés», rassure le chef de chantier. Avant chaque mise à feu, les artificiers soufflent à plusieurs reprises dans une espèce de cor de chasse Tout le monde a alors le temps de poser ses Outils et d'aller se mettre à couvert. «Lorsqu’on est sur place, il n'y a aucun problème. On est préparé au bruit et au choc. Mais j'avoue qu'une fois, j'ai été surpris pendant que je me trouvais dans mon bureau et j'ai eu une petite frayeur», s'amuse Antonio La Cola: Il précise que la circulation automobile est interrompue avant chaque explosion. Plus aucun véhicule n'est alors autorisé à traverser le site de la Station d'épuration, qui se trouve aux premières loges des travaux.

 

ll

14.01.2011

Recherche décharges, désespérément

Où entreposer les matériaux d'excavation en provenance du chantier du pont de la Poya? Dans la région de Fribourg, il reste peu de possibilités, les sites actuellement exploités étant presque pleins. Selon les informations fournies mercredi, il reste une capacité de stockage de matériaux inertes d'environ 10'000 m3 dans les décharges situées entre Corpa­taux et Guin. Il est donc indispensable de trouver de nouveaux sites, notamment dans la perspective du chantier du contournement de Guin.

Raison pour laquelle l'entreprise de construction JPF souhaite ouvrir une nouvelle décharge près du hameau de Froideville, sur la commune de Hauterive. Mercredi soir, son représentant Luc Pasquier a participé à une séance d'information publique, à laquelle ont également pris part le syndic Jean-Denis Chavaillaz et Loïc Constantin, chef de la section déchets et sites pollués du Service cantonal de l'environnement. Vingt-cinq personnes ont assisté à cette soirée.

La décharge projetée se situe dans une dépression naturelle, en zone agricole. Un changement d'affectation est donc nécessaire. Cette modification est mise à l'enquête dès aujourd'hui. JPF a déjà obtenu l'accord des propriétaires fonciers.

Le site est prévu pour recevoir les matériaux prélevés pour creuser la galerie et le tunnel du Palatinat, à l'une des extrémités du pont de la Poya. La surface de 30'000 m2 permettra d'entreposer quelque 40'000 m3 de gravats et de terre par année. Luc Pasquier a assuré que seuls des matériaux propres seront déposés dans la combe. Une partie, estimée à 40%, est même réutilisable.

A la suite du douloureux cas de la décharge de la Pila, également située dans la commune, des participants n'ont pas caché leur scepticisme mercredi soir. Une habitante s'est ainsi inquiétée des contrôles. Il lui a été répondu que les autocontrôles sont aujourd'hui plus poussés, que l'entreprise tient un registre et que le canton procède lui-même à des contrôles.

Certains riverains redoutent aussi une surcharge de trafic due aux camions. Les responsables se sont montrés rassurants: l'accès à la décharge se fera par la route cantonale et entraînera peu de nuisances. D'autant que l'exploitation du site est prévue pour cinq ans.

Le syndic Jean-Denis Chavaillaz a avancé un autre argument favorable: la commune de Hauterive encaissera une indemnité de 1 fr. 50 par m3.

ADAPTATION CAG

 

ll

Boite aux lettres du 06.12.2010

Rouler en ville, un calvaire
Après plus de cinq mois de sens unique à l'avenue de la Gare, le trafic en ville de Fribourg est devenu un calvaire. Le matin, il faut un minimum d'une demi-heure pour aller de Villars-sur-Glâne au centre de Fribourg. Et le soir, c'est le même bal en sens inverse.
Mais ce n'est pas tout. Toutes les autres routes sont concernées: avenue du Midi, Pérolles jusqu'à Marly, le Jura, la route du Moléson, sans compter le Schoenberg. Les transports publics sont en retard, les ambulances (et la police) ne peuvent plus passer (voir le chemin des Pensionnats qui mène à l'hôpital entre 16h et 18 h 30, c'est la gabegie). Comment l'autorité communale a-t-elle pu réussir à pénaliser toute la population de Fribourg et des environs?
Le soussigné se demande comment les commerces de la ville vont survivre et si le centre-ville ne deviendra pas à l'avenir une ville morte. Une chose me semble claire: si un impôt sur la connerie existait, les Fribourgeois n'en paieraient plus. Cet impôt serait payé par certains de nos édiles et les caisses de la ville et de l'Etat seraient plus que pleines. Pour terminer, j'ose espérer que les Fribourgeois de la ville sanctionneront cet état de fait dans les urnes en 2011. Bonne route et restez calme au volant!
LAURENT CHARDONNENS
Villars-sur-Glâne

Le pont de la Poya, seul remède
Dans votre édition du 30 novembre 2010, John Clerc me fait l'honneur de citer un passage d'une lettre de lecteur écrite en 2001 et qui concernait le flot de camions et de voitures qui traverse le quartier du Bourg. Je peux l'assurer que je n'ai pas changé d'opinion et que le pont de la Poya reste à mes yeux le seul remède à cette situation anachronique. Quant aux mesures d'accompagnement, on peut en discuter. Je constate qu'à Berne, à la suite de la construction du pont du Monbijou, voie de contournement du centre, aucun ancien pont n'a été fermé à la circulation privée. Selon une enquête en 1985 du Parti libéral-radical de la ville, 98% des véhicules traversant le Bourg ne s'arrêtent pas dans le quartier. Il est souhaitable que ce trafic de transit soit dévié vers le pont de la Poya par des mesures appropriées. Mais si nous fermons le pont de Zaehringen aux quelques centaines de voitures qui ont pour origine ou destination le Bourg, nous risquons de porter un coup fatal aux commerces et restaurants du quartier et nous imposons aux habitants des détours inutiles. Les anciens ponts de la Neuveville et de l'Auge devant rester ouverts, il y a fort à parier que le trafic y augmenterait sensiblement.
BERNARD GARNIER
Fribourg

 

ll

5 octobre 2010

On demande des ingénieurs civils

L'Ecole d'ingénieurs et d'architectes de Fribourg cherche à promouvoir sa filière génie civil. Elle propose aujourd'hui une conférence sur le pont de la Poya.

«Notre métier est encore mal connu des jeunes!» Pour Alain Rime, responsable de la filière génie civil de l'Ecole d'ingénieurs et d'architectes de Fribourg (EIA-FR), le constat est sans appel: si l'architecture est un domaine qui intéresse un grand nombre d'étudiants, l'ingénierie civile n'est pas souvent perçue comme une profession attrayante.

Afin de contribuer à mieux la faire connaître, la haute école fribourgeoise organise régulièrement des événements ouverts au public. Ce sera le cas demain avec une conférence portant sur le très médiatique pont de la Poya, dont la construction a enfin démarré après un bon demi-siècle d'attente. L'année dernière, à l'occasion des 50 ans de la filière génie civile, l'EIA-FR avait proposé un cycle de dix conférences.

Problème d'image

Lors du forum des métiers Start! 09, un stand proposait un jeu ludique consistant à construire un pont à partir d'un logiciel, avant d'y faire traverser un camion afin de tester sa solidité. Un moyen d'expliquer que calculer une portée ne se fait pas en griffonnant un croquis sur une feuille. «Lorsque l'on demande à des jeunes s'ils savent le nom du métier de la personne qui dimensionne les ponts, ils nous répondent souvent que c'est l'architecte, note Alain Rime. Preuve que l'ingénierie souffre d'un problème d'image.»

Le professeur met en avant un autre élément, et non des moindres, pour promouvoir sa filière: la demande en ingénieurs civils est, en Suisse, très largement supérieure à l'offre. A l'heure où beaucoup de jeunes peinent à trouver un emploi, voici un argument de poids. Alain Rime reçoit ainsi régulièrement des offres d'emploi d'entreprises recherchant désespérément des personnes qualifiées. Avant d'avoir achevé son cursus, un étudiant peut ainsi déjà assurer son avenir en se payant même le luxe de pouvoir choisir le bureau qu'il souhaite intégrer. Reste que la profession n'est pas forcément toujours bien rémunérée, regrette Aain Rime.

Subventions fédérales

Il est important que les architectes et les ingénieurs civils travaillent de concert. Ce message, l'EIA-FR tente de le faire passer à travers les conférences qu'elle organise et les cours transdisciplinaires qu'elle organise pour ses étudiants. Surtout, ne pas croire que l'ingénieur n'est pas créatif, qu'il ne s'agit que d'une sorte de mathématicien uniquement à l'aise avec de savants calculs, insiste Alain Rime. Une fois qu'il maîtrise la technique, un ingénieur peut laisser parler sa créativité. Dernier point soulevé par le cadre de l'EIA-FR, le financement de sa filière. «La Confédération prend en charge une part du cursus des élèves, environ un tiers. Mais elle ne le fait que s'il y a au moins 25 étudiants inscrits en première année, ce qui est un couperet. Cette année, il y a avait juste 25 inscrits le premier jour... Mais si on en avait eu 24, on n'aurait touché aucune aide pour les trois ans d'études de cette volée! Si la Confédération ne peut pas toujours nous aider, qui va alors le faire? Le canton? Car le risque serait sinon alors que l'on doive fermer.» Le message est lancé.

Stéphane Gobbo

 

ll

4 septembre 2010

Ca y est, l'érection du pont est en branle !
Le directeur des constructions Georges Godel a posé hier la «première pierre» du pont. Si tout se passe comme prévu, l'ouvrage sera ouvert au trafic en 2014. Un surcoût de 2,14% est actuellement constaté.

CLAUDE-ALAIN GAILLET
Après le premier coup de pioche du chantier il y a 22 mois, voici la pose de la «première pierre» de l'ouvrage. Hier en fin d'après-midi, là où sera érigé l'un des deux piliers centraux du pont de la Poya, Georges Godel a enfoui symboliquement sous quelques pelletées de béton une «capsule temporelle» contenant les plans signés de l'ouvrage et... son discours du jour. Une grosse brochette de personnalités a assisté à l'acte «hautement symbolique» du directeur des constructions, entouré pour la circonstance par l'ingénieur cantonal André Magnin, le manager du projet Christophe Bressoud et le concepteur du pont Bernard Houriet.
«C'est un moment attendu depuis 51 ans», a rappelé Georges Godel, évoquant les premières études qui remontent à 1959. Dans son allocution, le conseiller d'Etat, que l'on n'avait jamais entendu discourir autant en allemand ( ah, la symbolique de ces röstis que l'on préfère manger ensemble! ) a émis deux vœux: que le cahier des charges soit tenu et que le chantier se déroule sans incident.
Si tout se passe comme prévu, on retrouvera tout ce beau monde dans quatre ans, au moment de couper le ruban ouvrant le nouveau tronçon au trafic. Mais, d'ici là, il s'agira de relever de nombreux défis, a souligné Christophe Bressoud. Défi d'intégration dans l'environnement, défi en terme de sécurité, défi de coordination et de planification, défi technique, défi de communication sur un projet fortement émotionnel.

Six oppositions à traiter
Hier matin devant les médias, les responsables du projet Poya ont précisé son état d'avancement. Deux lots, le tracé souterrain entre la digue CFF et le pont d'une part, la galerie souterraine sur la route de Morat entre le carrefour des Grives et le carrefour Général-Guisan d'autre part, vont prochainement démarrer (voir ci-contre) parallèlement à l'érection du pont lui-même.
La mise à l'enquête de la galerie souterraine de Saint-Léonard a suscité six oppositions de bordiers. «Ce sont des objections de nature technique, en rapport avec l'accès aux propriétés des opposants. Elles devraient être réglées de manière satisfaisante. Les discussions avec ces riverains sont constructives», assure Georges Godel, qui espère que ces oppositions n'entraîneront pas de retard.
Une autre préoccupation majeure concerne le délicat passage de la digue CFF, que l'accès au pont transpercera. La solution initiale, qui consistait à creuser un tunnel directement à travers cette digue, a été abandonnée. Le risque que ce percement déstabilise la voie était trop important. C'est donc la solution proposée par les CFF qui a été retenue: un pont provisoire sera d'abord mis en place pour stabiliser la voie, puis le passage pourra être creusé dessous en toute sécurité. Cette solution a cependant un coût plus élevé de 4,5 mio.

Georges Godel a fait un rêve
D'autres ajustements techniques et des montants d'adjudication plus importants que prévu font pour l'instant grimper la facture. Par rapport aux crédits votés et indexés, le surcoût avoisine actuellement les 18 mio, soit un peu plus de 11% du devis initial. Pour couvrir sa part, le canton dispose encore d'un peu plus de 80 mio pour des travaux non encore adjugés. Or, si tout ce qui reste à adjuger l'est selon le budget, il manquera environ 3,7 mio, soit 2,14% du coût à la charge du canton.
Ce dépassement reste toutefois dans des proportions acceptables, tempère Georges Godel. Qui a partagé hier avec les journalistes un songe qu'il a fait la nuit d'avant: «J'ai rêvé que la dernière grosse adjudication sera inférieure au budget», rigole-t-il. Plus sérieusement, le directeur des constructions affirme que «même si le timing est serré, la situation est maîtrisée». La structure de contrôle mise en place permet d'avoir des chiffres précis tous les trois mois et «d'éviter ainsi les dérapages». A noter encore que mardi le préfet et les communes concernées présenteront les mesures pour gérer le trafic durant les travaux dans le secteur de Saint-Léonard.

TECHNIQUES DIFFÉRENTES
Le pont de la Poya sortira progressivement de terre par ses extrémités d'abord. Topographie oblige, la technique mise en œuvre côté Palatinat diffère de celle utilisée côté Schoenberg, explique son concepteur Bernard Houriet. Au Palatinat, le tablier avancera de manière autoportée au-dessus d'une pente tourmentée alors qu'au Schoenberg la superstructure peut être posée sur les piles directement par des grues.
La partie centrale, haubanée, sera quant à elle construite à partir des deux piliers principaux. Le tablier sera déployé sur chaque pilier de manière symétrique, par tranches d'une douzaine de mètres, et suspendu au fur et à mesure par les 56 haubans nécessaires, avant d'être relié aux tronçons déjà réalisés.

PAVILLON D'INFORMATION
ET VISITES GUIDÉES

Pour les férus de chiffres et de détails techniques, ou tout simplement pour ceux qui souhaitent mieux connaître le projet Poya, deux possibilités: le site web et le tout nouveau pavillon d'information construit dans l'angle sud-ouest du parc de la Poya. Ce bâtiment de 120 m2, réalisé à partir de conteneurs récupérés d'un chantier à Montbovon, abrite notamment une exposition, quatre écrans diffusant une vidéo, et une maquette du pont au 500e. Divisé en trois espaces, le lieu dispose d'une cafétéria et de WC, et est équipé pour des conférences. Son coût de 200'000 fr. est inclus dans le budget global du projet Poya.

Ce pavillon d'information servira de point de départ aux visites guidées du chantier, confiées à Fribourg Tourisme et Région. «Nous allons commencer par deux visites par mois, en principe le mercredi, dès le mois d'octobre. Ensuite, nous nous adapterons à la demande», précise sa directrice Marlène Flückiger. D'une durée d'une heure et demie, les visites se feront par groupe de dix à vingt personnes, au prix de 10 fr. par personne. Les guides habituels de Fribourg Tourisme ont été formés pour cette nouvelle offre.

 

03 septembre 2010, 10:23 : Début officiel de la construction du Pont de la Poya à Fribourg.
L'ouvrage coûtera 170 millions de francs. Il devrait être inauguré en 2014.

http://www.tsr.ch/video/info/journal-continu/2437972-construction-du-pont-de-la-poya.html#id=2437972
 

ll

4 février 2010

4-2-2010

 

ll

10 novembre 2009

Un grand spécialiste des ponts à Fribourg, Michel Virlogeux, l'ingénieur à qui l'on doit le pont de Normandie et le viaduc de Millau, viendra parler des grands concepteurs de ponts à l'Ecole d'ingénieurs demain.

«Les grands ingénieurs», par Michel Virlogeux, me 11 novembre, 17 h 30, Ecole d'ingénieurs et d'architectes, auditoire E. Gremaud, entrée libre.

Le génie civil dépasse parfois le cadre étroit des équations de résistance des matériaux. Et débouche sur des amitiés aussi solides que les ouvrages que cet art produit. C'est grâce à ses liens privilégie avec Michel Virlogeux, concepteur notamment du viaduc de Millau, que René Suter, professeur de génie civil à l'Ecole d'ingénieurs et &architectes de Fribourg (EIA-FR), a pu inviter cet ingénieur français à venir donner une conférence sur les bords de la Sarine, le 11 novembre. Cette intervention d'un des plus grands spécialistes des ponts haubanés marquera l'avant-dernier événement du 50e anniversaire du département de génie civil de l'EIA-FR.

«J'ai fait la connaissance de Michel Virlogeux dans les années 80 lorsque j'étais professeur à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne», explique René Suter. «J'étais alors assistant du professeur Renaud Favre Michel Virlogeux était quant à lui ingénieur et directeur technique responsable de la conception et de la construction des ponts à haubans de France. Il travaillait pour la SETRA, Service technique d'études des routes et autoroutes françaises. A l'époque, il lançait un programme très ambitieux et innovant»

Lorsque son professeur de thèse principal était occupé, René Suter faisait le voyage de Paris pour suivre les conférences de l'ingénieur français. «Michel. Virlogeux était déjà un spécialiste des ponts haubanés», poursuit R. Suter. «Il réalisait le pont de Brotonne au nord de Paris d'une portée de 330 m. Et c'est alors qu'il a eu l'idée du pont de Normandie, d'une portée de 850 m. ! » A EPFL, René Suter a même effectué des tests pour l'audacieux ingénieur français. «J'ai mené à bien des essais pour un pont qu'il projetait de construire à Charolles, à l'est de Mâcon», ajoute R. Sauter. Il s'agissait d'un ouvrage non haubané très spécial.

En vingt ans, Michel Virlogeux (63 ans) a conçu une centaine de ponts mais, curieusement, il n'a pas choisi ce thème comme intitulé de sa conférence. Son propos le 11 novembre aura pour sujet «Les grands ingénieurs», histoire de leur rendre hommage. René Suter a rappelé avec humour à l'ingénieur français de ne pas oublier de parler de lui-même...

«Les grands ingénieurs», par Michel Virlogeux, me 11 novembre, 17 h 30, Ecole d'ingénieurs et d'architectes, auditoire E. Gremaud, entrée libre.

La Liberté - 10 Novembre 2009 - Pierre-André Sieber

 

11 juillet 2009

Un consortium fribourgeois construira le pont de la Poya

La Direction des constructions a adjugé le pont, pour 56 millions. Cinq consortiums ont soumissionné. Le point sur le chantier. C'est le plus gros montant jamais adjugé par l'Etat de Fribourg: 56 millions: Le directeur de l'aménagement, de l'environnement et des constructions Georges Godet l'a annoncé hier lors d'un point presse. Cette somme correspond à l'offre la plus basse pour la construction du pont de la Poya, mise en soumission en octobre dernier. Elle émane d'un consortium fribourgeois formé de trois entreprises: la filiale fribourgeoise d'Implenia Construction (ZH), Grisoni-Zaugg (Bulle) et Routes Modernes (Fribourg).

Georges Godel s'est dit "heureux et fier" que ce marché soit remporté par des entreprises établies dans le canton. Le consortium fribourgeois l'a emporté devant quatre autres soumissionnaires, dont un français. Les offres se situaient dans une fourchette de 56 à 72 mio, les quatre premières se tenant dans un écart de 7 à 8%. "Nous avons vérifié que l'adjudicataire ait tout prévu dans son offre. Il ne devrait pas y avoir de surprise."

Des rapports trimestriels
A ce jour, près de la moitié des travaux ont été adjugés. Par rapport aux résultats de l'audit ("la Liberté" du 7 février), l'augmentation du coût est actuellement de 5%, à 145 mio (+7 mio). "Je suis très satisfait: on est dans la cible, caria vérité sort avec les soumissions", déclare Georges Godel. "L'organisation du projet est extrêmement efficace. Grâce aux rapports trimestriels, qui mettent une certaine pression sui les mandataires, nous avons un contrôle permanent des coûts", poursuit le patron de la DAEC.

Avec l'adjudication du principal lot, une étape importante est franchie. Elle le sera définitivement dans dix jours, une fois passé le délai de recours accordé aux soumissionnaires écartés. A signaler que d'autres lots concernant le pont, comme celui des haubans, ont déjà été adjugés, pour 4,3 mio.

La construction du pont débutera à la fin août? A quel bout ? En principe, le premier pilier de l'ouvrage devrait émerger d'abord du côté du Palatinat, sur la rive gauche. Mais le recours déposé par un privé contre le défrichement de 5'400m2 de forêt nécessaire à l'aménagement d'une route d'accès au chantier est toujours pendant devant le Tribunal fédéral (TF).

Une fois le pont terminé, il est prévu de replanter 6'000m2 de bois sur le site. Si la réponse du TF ne tombe pas ces prochaines semaines, le chantier débutera alors à l'autre extrémité, côté Schönberg, où le nouveau carrefour de Bellevue sera terminé à la fin septembre.

20 Mio de plus à la fin 2009
Actuellement, le calendrier du projet Poya est tenu, a expliqué hier, l'ingénieur cantonal André Magnin, Le collecteur d'eau claire au Lavapesson sera achevé à la fin de ce mois. "Il est dans le devis. " Mais c'est surtout l'élargissement à quatre voies de la route de Morat qui perturbera prochainement les usagers. La première étape concernera le tronçon entre le-pont de l'autoroute et le carrefour des Grives qui donne accès au centre commercial d'Agy. Ces travaux ont été avancés et débuteront en septembre. Ils s'étaleront sur une année. Quant au nouveau projet de carrefour en dénivelé à Saint-Léonard, les études sont en cours et le projet définitif sera prêt pour l'automne. Georges Godel espère passer le crédit additionnel au Grand Conseil avant la fin de l'année. Le surplus est estimé entre 20 et 25 mio.

La Liberté du 11.07.09 - Claude-Alain Gaillet

 

7 février 2009

Le projet Poya passe de 120 à 158 mio

Surcoûts. Par rapport au crédit voté par le peuple, le surcoût du projet est de 4,7 moi. A quoi s’ajoutent 13 moi d’indexation et, surtout, quelque 20 moi pour la variante en dénivelé du carrefour Saint-Léonard.

Globalement, le projet du pont de la Poya coûtera un tiers plus cher que le crédit de 120 millions de francs accepté par les Fribourgeois en septembre 2006. Une partie des surcoûts sont mis en évidence dans l'audit demandé par Georges Godel. D'autre part, le dépassement s'explique par la nouvelle variante du carrefour à Saint-Léonard (voir ci-dessous). Le détail a été présenté hier aux médias par le directeur de l'Aménagement, de l'environnement et des constructions (DAEC), accompagné de l'ingénieur cantonal André Magnin, du manager de projet Christophe Bressoud et de Benoit Stempfel, ingénieur du bureau mandaté pour le carrefour Saint-Léonard.
Georges Godet a très vite tiré les leçons du faramineux surcoût de la H189. Sitôt connu le dépassement du contournement bullois, il a voulu en avoir le cœur (et la conscience) net pour le projet Poya et a à nouveau mandaté un audit de contrôle auprès de l'Inspection des finances. Parallèlement, il a chargé son nouvel ingénieur cantonal André Magnin de réorganiser le Service des ponts et chaussées (SPC). Pour mener à bien leur mandat, les inspecteurs financiers se sont adjoint las services d'un expert bernois.

Ils ont remis leur rapport à la DAEC à la mi-janvier.

De "graves lacunes"
Selon l'audit, l'organisation générale du projet a présenté de "graves lacunes" jusqu'au début 2008: nombre élevé d'intervenants, déroulement irrégulier des phases initiales du projet, quasi-absence de management, responsabilités insuffisamment définies.
Pour améliorer le fonctionnement, les auteurs du rapport recommandent de renforcer le soutien au maître d'ouvrage par un bureau d'appui plus actif, qui doit jouer le rôle d'un état-major, avec la responsabilité de contrôler la qualité et les aspects financiers, et de gérer les délais. Vu l'importance du projet, il est aussi recommandé de s'entourer d'ingénieurs experts en ponts et en tunnels. Autre point important à améliorer: des remplaçants doivent être nommés pour les fonctions clés, telles que manager de projet. Enfin, s'agit d'établir pour les mandataires des-dei, de charges détaillé précis.

Enfin, il s’agit d’établir pour les mandataires des cahiers de charges détaillés et précis.

Modifications "substantielles"
L’audit portait également sur l'état d'avancement du projet Poya au moment de déterminer le devis estimatif. Pour rappel, le crédit a été voté sur un projet qui n'était pas définitif. Qu'il s'agisse du pont, du tunnel ou de la route de Morat, les études en étaient à des stades différents.
Cela dit, le projet du pont n'a pas subi de modifications majeures entre sa mise à l'enquête en 2005 et septembre 2008. L'état d'avancement de son étude est qualifié de "bon". Il n'en est pas de même pour le tunnel qui, dans le même laps de temps, a subi des modifications "substantielles". Le passage sous la digue CFF n'est pas définitivement réglé et le devis général du tunnel à été sous-évalué au niveau des réserves.

Quant à la route de Morat, le nombre élevé de lots peuvent entraîner des problèmes de coordination. Le montant retenu pour le crédit mis en votation correspondait à l'avant-projet. Et l'actuelle variante en dénivelé au carrefour Saint-Léonard a été retenue il y a deux mois et demi ("La Liberté" du 27 novembre). Par conséquent, l'audit ne l'a pas prise en compte. A noter aussi que les travaux d'électro-mécanique compris dans les devis de 2005 ne concernaient que le tunnel.

2,4 mio pour le canton
La conclusion du rapport est claire: un ouvrage ne devrait pas être soumis en votation populaire au stade d'avant-projet mais sur la base d'un projet définitif, validé par le comité de pilotage.

L'audit a encore analysé l'aspect financier du projet. Aux 120 mio devisés en 2005, il convient d'ajouter 13 mio d'indexation. Les corrections et modifications du projet (toujours sans la nouvelle variante de Saint-Léonard) aboutissent à un devis révisé de près de 137,7 mio. Le dépassement est ainsi de 4,7 mio (137,7 mio moins 133 mio), soit 3,5% des 133 mio. La Confédération est entrée en matière l'an dernier sur un montant indexé de 135 mio. Elle en subventionnera la moitié. Par rapport au crédit disponible, la part cantonale du surcoût s'élève à 2,4 mio.

Quant aux honoraires, l'audit demande de ne payer les factures que si elles se réfèrent à un numéro de contrat valablement signé. Il observe que le crédit disponible pour les études était dépassé en 2007 déjà.
Les inspecteurs se disent "assez confiants quant au respect du crédit alloué". Le coût du pont représente environ la moitié du coût total. Il pourrait môme profiter d'une baisse des prix à la construction, liée à la crise financière actuelle, note l'audit.

Bientôt "l'heure de vérité"
Georges Godel et André Magnin n'ont pas attendu les conclusions du rapport pour agir. Le mandat pour appuyer le maître d'ouvrage est actuellement en soumission. En outre, un spécialiste des ponts, le professeur à l'EPFL Aurelio Mutoni, jouera les experts. La nouvelle organisation, elle, fonctionne à satisfaction. Le SPC bénéficie aussi d'un poste supplémentaire. Mais il reste encore à engager trois des cinq ingénieurs nécessaires, indique André Magnin.
Pour contrôler en permanence les coûts, Georges Godel convoquera le comité de pilotage tous les trois mois. Mais " l’heure de vérité" est attendue dans deux semaines: c'est au 20 février en effet qu'a été fixé le délai pour déposer les soumissions concernant la construction du pont haubané.

Le carrefour Saint-léonard va peser lourd

Régler par de simples feux les trafics convergents de deux principaux axes, celui de la route de Morat et celui du pont de la Poya, qui plus est dans un secteur d'importantes infrastructures sportives: cette solution en a laissé plus d'un sceptique. Georges Godel a eu les mêmes doutes. C'est pourquoi le directeur de la DAEC a demandé l'étude d'une variante.
Présenté en novembre dernier, le projet d'un accès en dénivelé, en partie sous la route de Morat, pour aller vers le pont de la Poya, est considéré comme la solution "idéale". Elle augmente la sécurité des piétons qui traversent la route de Morat, elle améliore la fluidité du trafic, elle profite aux transports publics et permet d'aménager des bandes cyclables sécurisées, énumère l'ingénieur Benoît Stempfel. De plus, la fermeture temporaire du tronçon en surface devant la patinoire et la future halle omnisport (en construction) est aisément réalisable lors d'importantes manifestations sportives.

Ce gain de sécurité et de souplesse a un coût. Des 15 mio estimés pour le projet initial, on passe à 35 mio, soit un surcoût de 20 mio. Des chiffres à prendre toutefois avec précaution, insiste Georges Godel. Car pour l'heure, on n'en est toujours qu'à l'avant-projet. Le montant final peut donc encore évoluer de 15%, vers le haut comme vers le bas.
Cette variante devra bien sûr être mise à l'enquête, ce qui est susceptible d'entraîner quelque retard. Le chantier, lui, devrait durer deux ans et demi.
En attendant des jours meilleurs, la ville de Fribourg a remisé dans un tiroir son projet d'un silo à voitures, à construire sur le site des abattoirs jouxtant le carrefour de Saint-Léonard.

L'Etat n'a pas les moyens de contraindre la commune à réaliser ce parking. Mais, même si ce dernier ne se réalise pas, cela ne va pas péjorer le nouveau projet de carrefour, estime Georges Godel

Le directeur de la DAEC a profité hier de faire le point sur les recours contre le projet Poya. ll n'en subsiste désormais plus qu'un, pendant devant le Tribunal fédéral. Il concerne le défrichement d'une zone située sous le pont. Les quelque 2'200 m2 de bois à enlever seront largement compensés par la plantation d’une surface plus étendue de 600 m2 , a précisé Christophe Bressoud, manager du projet Poya.

Transparence, le maître mot

Quelque 20 mio pour le carrefour Saint-Léonard, plus 2,4 moi de surcoûts pour le reste du projet Poya: Georges Godel devra aller quémander une grosse rallonge au Grand Conseil. Il le fera l'automne prochain. Sur la base d'un projet définitif. Car le directeur de la DAEC entend bien appliquer dorénavant à la lettre la recommandation de l'Inspection des finances. Il dédouane cependant son prédécesseur: pour obtenir l'aide fédérale, le canton devait absolument faire passer le projet Poya devant le peuple avant la fin 2006, même si certains aspects n'en étaient qu'au stade des avant-projets.

Reste que Georges Godel devra convaincre le parlement.
Comment s'y prendra-t-il, après l'amère pilule de la H189 qu'il devra faire passer aux députés vendredi prochain? Et comment restaurer la confiance, sachant que le peuple ne se prononcera pas, le crédit sollicité se situant en dessous de la barre du référendum obligatoire? Georges Godel répond par son mot fétiche: la "transparence". "On dit tout ce qu'on sait. Il n'aurait pas été honnête de ne pas demander cet audit, ni de ne pas demander une variante pour Saint-Léonard, laquelle nous convainc à 100%. L'an dernier, j'ai mis le Service sous pression. Mes collaborateurs ont fait un travail énorme. Avec ça, je crois que le peuple nous fera confiance."

Hier, seul le Parti socialiste a réagi. Pour, justement, "remercier le Conseil d'Etat pour sa transparence". Mais aussi pour regretter que le projet initial à Saint-Léonard ait été "trop bon marché pour être vrai et trop difficile à mettre en œuvre pour être vraiment pratique". Bref, surcoûts de la H189 + surcoûts de la Poya, "cela fait beaucoup", conclut-il.

La Liberté - CLAUDE-ALAIN GAILLET


7-20 novembre 2008

Les cyclistes en verve

Une mobilité douce sûre et attractive! C’est ce que demande Pro Velo, qui pense que les mesures prévues sont trop ?oues et que la situation actuelle décourage de très nombreux Fribourgeois d’enfourcher leur vélo.
Le Plateau d’Agy (dit «Plateau de l’Horreur») et la route de Berne (un des points noirs dans l’agglomération) sont des éléments clés du système de la mobilité dans l’agglomération fribourgeoise. Une piste cyclable le long de la voie ferrée relierait la gare de Fribourg et le plateau d’Agy en trois minutes seulement. De là, la liaison pourrait se poursuivre vert Guin par le pont de la Poya. «Prévue depuis 1988-1992 dans le plan sectoriel des deux-roues de la ville, cette piste cyclable est une liaison clé dans le système de transport de l’agglomération (TransAgglo Guin-Matran)». La nouvelle gare de St-Léonard est prévue précisément sur cet axe, ce qui rend cette liaison d’autant plus importante et des solutions concrètes doivent être trouvées dans les meilleurs délais possibles.
Le carrefour de St-Léonard va provoquer d’importants problèmes. Pro velo préconise une solution à deux niveaux avec passages supérieurs pour la mobilité douce. Des améliorations supplémentaires sont demandées à la rue de Morat, où aucune piste cyclable n’est prévue.
De manière générale, le secteur du plateau d’Agy manque de places de parc pour vélos. «Nous comptons sur la création de 500 places au minimum au vu du potentiel particulièrement important (proximité, infrastructures commerciales, sportives, mobilité combinée, etc.).» Pro Velo demande que le site internet du pont de la Poya présente aussi les futurs itinéraires pour le troisième pilier qu’est la mobilité douce (surtout les itinéraires recommandés pour cyclistes).
Pour trouver des solutions efficaces, la coordination entre les différents partenaires (autorités cantonales et communales, CUTAF, CFF et tpf ainsi que des représentants des associations concernées) doit être améliorée, conclut Pro Velo.

PISTES CYCLABLES OBLIGATOIRES?

Le Conseil d’Etat vient d’accepter une motion proposant de rendre obligatoire l’aménagement de bandes ou de pistes cyclables lors de toute nouvelle construction ou correction de routes cantonales… à condition que l’Etat ne soit pas seul à payer la facture. Il appartiendra au Grand Conseil de décider. La plani?cation cantonale du réseau cyclable (PCRC) fera l’objet d’une révision dès 2009 compte tenu de l’évolution du tra?c pendulaire depuis 1995. Cette révision sera mise en consultation auprès des communes et coordonnée avec le plan directeur cantonal et intégrée au plan cantonal des transports. Le plan actuel prévoit la réalisation de 4,2 km de pistes cyclables, et de 125 km de bandes cyclables et de 48 km d’études particulières (notamment traversées de localités). Le coût total des aménagements (pistes et bandes cyclables uniquement) a été grossièrement estimé en 1995 à 128 millions de francs.

 

21 juin 2008

Contournement de Guin après la Poya

Après le contournement de Bulle et le pont de la Poya, la liaison Romont-Vaulruz figure en 3e position des projets routiers du canton, soit avant le contournement de Guin et la liaison MarlyMatran. Le Conseil d'Etat l'indique dans sa réponse à la députée Ursula Krattinger-Jutzet (s, Guin). Cet ordre de priorités est cependant donné au conditionnel, «en fonction de l'avancement des études en cours». Le rapport final de l'étude de trafic en Basse-Singine, qui servira de base au contournement de Guin, est prévu pour la fin de cette année. Le crédit d'études pour l'évitement de la localité singinoise sera demandé au Grand Conseil au printemps 2009, «au plus tard».

CAG


Printemps

Le plus long pont maritime du monde est achevé

Les Chinois ont achevé mardi la construction du pont maritime le plus long au monde, une liaison routière de 36 km à travers la mer de Chine orientale. Ce pont serait d’une longueur suffisante pour relier la France et la Grande-Bretagne dans le Pas-de-Calais. Le pont de la baie de Hangzhou, qui aura coûté 1,5 milliards de dollars, surpasse nettement d’autres ouvrages du même genre comme celui qui relie Bahreïn à la péninsule arabique et qui mesure 25 km.

Le chantier de ce pont a duré trois ans. Une cérémonie a eu lieu mardi avec feux d’artifice et danses traditionnelles en présence d’un bon millier d’invités réunis au milieu de l’ouvrage d’art. Le pont est doté de six voies et d’une aires de repos et de ravitaillement en son milieu. Le pont sera officiellement ouvert au trafic routier en juin 2008, après l’achèvement d’installations comme les péages et les bretelles de raccordement.

ATS




1.Dezember 2007

Grünes Licht für die Poya-Brücke

Der Bau der neuen Poya-Brücke in der Stadt Freiburg kann laut Angaben des Kantons wie geplant Ende 2008 beginnen. Das Risiko einer Verzögerung durch die hängigen Einsprachen ist laut Staatsrat Georges Godel äusserst gering.

Die kantonale Direktion für Raumplanung, Umwelt und Bau hat die definitiven Pläne für das 120-Millionen-Projekt genehmigt, wie die Freiburger Staatskanzlei am Freitag mitteilte. Gleichzeitig wurden 38 hängige Einsprachen abgewiesen, sagte Baudirektor Georges Godel (CVP) auf Anfrage.

Allfälligen Beschwerden habe seine Direktion die aufschiebende Wirkung entzogen. Kein Beschwerdeberechtigter sei direkt vom Projekt betroffen, es sei deshalb extrem unwahrscheinlich, das das Verwaltungsgericht einer Beschwerde die aufschiebende Wirkung zuerkenne, sagte Godel. Das Risiko einer Verzögerung sei damit äusserst gering.

Erledigt sind laut Godel zwei Beschwerden zum Sumbissionsverfahren. Sie seien im Sommer durch das Freiburger Verwaltungsgericht abgewiesen worden.

Verzögerungen beim Baubeginn hätten für den Kanton Freiburg schwerwiegende Folgen: Der zugesicherte Beitrag des Bundes von 67,5 Mio. Franken fliesst nämlich nur, wenn die Bauarbeiten vor Ende 2008 aufgenommen werden.

Die 850 Meter lange neue Brücke über die Saane soll dereinst das historische Stadtzentrum von Freiburg von täglich 25'000 Fahrzeugen entlasten. Das Freiburger Stimmvolk hatte das Projekt im Herbst 2006 deutlich gutgeheissen.

SDA/ATS


1er décembre 2007

Feu vert au pont de la Poya

Le feu est au vert pour la réalisation du projet du pont de la Poya, à Fribourg. La Direction de l'aménagement, de l'environnement et des constructions (DAEC) a approuvé les plans définitifs du projet. L'infrastructure routière a été plébiscitée par le peuple fribourgeois en septembre 2006. La planification étant tenue, le chantier devrait démarrer comme prévu à la fin 2008.

C'est cette semaine que la DAEC a approuvé formellement les plans du projet définitif relatif à la construction du pont de la Poya et au passage à quatre voies de la route reliant Saint-Léonard à l'entrée de l'autoroute Fribourg-Nord. Elle a également approuvé le plan directeur partiel des transports associé à ces deux réalisations. Tout cela après avoir reçu les préavis des différents services de la Confédération et du canton, ainsi que des communes et organisations concernées. L'information a été publiée hier dans la « Feuille officielle ».

« Nous avons examiné attentivement tous les préavis et conditions d'approbation et nous pouvons garantir que le projet Poya répond aux exigences actuelles très strictes en matière de construction, d'environnement et de sécurité », précise le conseiller d'Etat Georges Godel, dans le communiqué du Service des ponts et chaussées. L'étude d'impact sur l'environnement et les préavis des services fédéraux et cantonaux peuvent être consultés durant trente jours auprès du secrétariat du Service des ponts et chaussées, à Fribourg.

A noter que le mandat de prestations a été attribué au début novembre au groupement d'ingénieurs chargé du projet d'exécution et de la direction de l'ensemble des travaux.

Par ailleurs, toutes les oppositions restantes ont été levées. Les opposants ont trente jours pour faire recours auprès du Tribunal administratif. Un éventuel retard dans le début des travaux aurait des conséquences graves, entraînant la perte de la contribution fédérale de 67,5 millions de francs. C'est pourquoi un recours éventuel n'aura pas d'effet suspensif.

Philippe Castella


Juillet 2007

Les Chinois ont achevé en juillet 2007, la construction du plus long pont maritime du monde

Une liaison routière de 36 km à travers la mer de Chine orientale. Ce pont serait d'une longueur suffisante pour relier la France et la Grande-Bretagne dans le Pas-de-Calais.

Le pont de la baie de Hangzhou, qui aura coûté 1,5 milliard de dollars, surpasse nettement d'autres ouvrages du même genre comme celui qui relie Bahreïn à la péninsule arabique et mesure 25 km. Le chantier de ce pont a duré trois ans. Une cérémonie a eu lieu mardi avec feux d'artifice et danses traditionnelles en présence d'un bon millier d'invités réunis au milieu de l'ouvrage d'art. Le pont est doté de six voies et d'une aire de repos et de ravitaillement en son milieu. Le pont sera officiellement ouvert au trafic routier en juin 2008, après l'achèvement d'installations comme les péages et les bretelles de raccordement.


23 juin 2007

«Nous devons préparer dès maintenant le nouveau visage de la ville de Fribourg»

La cité des Zaehringen fête ce week-end son 850e anniversaire. Pour son syndic, le socialiste Pierre-Alain Clément, la mobilité régionale constitue aujourd'hui son principal défi.

... FM


21 avril 2007

Les usagers du Bourg vont être sondés.

Le canton et la ville de Fribourg vont mener la semaine prochaine une enquête auprès des automobilistes empruntant le quartier du Bourg, annonce le Service des ponts et chaussées dans un communiqué.

Il s'agit en premier lieu d'évaluer avec précision les modifications du trafic qu'entraînera la fermeture du pont de Zaehringen, une fois ouvert le pont de la Poya. Le second objectif est de mesurer les flux de circulation aux deux carrefours de Saint-Léonard et de Bellevue, situés aux extrémités du futur tronçon.

La police cantonale et une douzaine d'étudiants de l'Université et de l'Ecole d'ingénieurs de Fribourg mèneront l'enquête. Il sera demandé aux conducteurs leur provenance, leur destination et la fréquence de leurs passages dans le quartier du Bourg, précise Jean-Bernard Tissot, chef du projet pont de la Poya. Cette enquête se déroulera sur deux périodes de 90 minutes. Pour ne pas faire fuir les automobilistes de leur trajet habituel et donc fausser les résultats, le jour "ouvrable" ainsi que les tranches horaires retenus pour ce sondage ne sont pas communiqués.

CLAUDE-ALAIN GAILLET


Beat Vonlanthen, un enthousiaste à la tête de l'économie fribourgeoise

Le conseiller d'Etat PDC a repris la Direction de l'économie et de l'emploi en janvier. Il développe une vision qui veut faire de FRIBOURG. une référence en matière de haute technologie.

... FM

23 juin 2007


8 mars 2007

Des recours pourraient torpiller le projet du pont de la Poya.

Deux bureaux d'ingénieurs veulent écarter les auteurs du projet de sa mise en soumission. Au risque de provoquer un retard fatal.

Si les travaux du pont de la Poya n'ont pas commencé à la fin 2008, la subvention fédérale de 58 mio sera perdue.

Antoine Ruf avec L'ATS
Le projet du pont de la Poya à Fribourg pourrait achopper dans la dernière ligne droite. Les conditions de l'appel d'offres publié en janvier dans la “Feuille officielle“ font l'objet d'un recours au Tribunal Administratif (TA).
Mandaté par deux bureaux d'ingénieurs de la place, l'avocat Alexandre Emery exige que les entreprises qui ont participé à l'élaboration du projet soient écartées de la soumission, leur connaissance du dossier leur donnant sur les autres un avantage faussant complètement le jeu de la concurrence voulu par la loi sur les marchés publics. Ce n'est pas tant le recours que le retard des travaux qu'il pourrait entraîner qui préoccupe les autorités. Pour bénéficier du fonds d'infrastructure de la Confédération dans le domaine d'agglomération, les travaux doivent en effet impérativement commencer avant la fin 2008, et le compte à rebours est plus que serré.

Un épouvantail
"Si le TA donne raison aux recourants, il nous faudra republier les appels d'offre, qui courent sur 80 jours. Si nous perdons trois mois, nous perdons la subvention fédérale", s'inquiète l'ingénieur cantonal Claude Morzier revenant pour l'Agence télégraphique suisse sur une information publiée hier par "Le Temps".
"On agite l'argument de l'urgence comme un épouvantail", réagit Maître Emery. "Si nous obtenons gain de cause, il y aura effectivement un retard de trois mois, mais il peut être rattrapé parla suite de la procédure. Alors que les soumissionnaires ont 80 jours pour prendre connaissance du dossier et préparer des offres pour cet objet gigantesque, l'administration s'en réserve cinq pour les examiner."
Si les travaux n'ont pas commencé à la fin 2008, la subvention fédérale de 58 millions sera perdue. Sans elle, pas de pont: la demande d'un crédit de 58 millions approuvé en votation cantonale le précisait explicitement. Si la Confédération ne peut assurer sa part, si 50% du financement total, décret voté par les Fribourgeois en septembre dernier devient caduc.

Georges Godel optimiste
Les recourants contestent la possibilité laissée aux sociétés qui ont participé aux travaux préliminaires de concourir pour la réalisation de l'ouvrage. Le juge en charge dossier a promis une décision dans les deux semaines. "Nous ne créons pas de retard. Nous n'avons même pas demandé la suspension de la soumission durant la procédure."
Le conseiller d'Etat Georges Godel reste positif. “Pour moi, cette réalisation est la priorité des priorités, la pièce maîtresse des circulations Fribourg. Je fais confiance à la justice, et à mes collaborateurs, qui travaillent d'arrache-pied sur ce projet. Je suis persuadé que mes services pourront réussir à boucler le dossier même si le recours est admis. De toute façon, dire que ce recours condamne le projet serait une forme de chantage. Et ferait preuve d'un pessimisme qui n'est pas dans ma nature“, conclut le directeur des Constructions.

"Pas de saine concurrence sans égalité"
D'un côté, il y a les auteurs du projet de la Poya. "Ils y travaillent depuis 17 ans. Ils ont établi les variantes, les plans, les devis, les maquettes et constitué d'un groupement de spécialistes parfaitement rodés, qui connaissent à fond le projet, ses faiblesses et ses forces", résume Alexandre Emery, l'avocat des recourants. De l'autre, il y a les autres bureaux d'ingénieurs. Ils ont 80 jours pour rattraper ce retard de connaissance sur un projet gigantesque, regroupant l'aménagement routier de Saint-Léonard, le percement d'un tunnel et la construction d'un pont haubanné de grande ampleur. Et en plus calculer leurs prix et former un consortium de spécialistes. Enfin les critères mêmes de la soumission favorisent les bureaux déjà impliqués. Le facteur prix, par exemple, est sous-pondéré par rapport aux autres, estime l'avocat des recourants.

"L'essence même de la loi sur les marchés publics est de mettre tout le monde sur le même pied. Il n'y a pas de saine concurrence sans égalité. Ici, les rapports de concurrence voulus par la loi sont faussés dès le départ", poursuit Maître Emery. Le Tribunal fédéral a jugé en 2005 qu'une entreprise préimpliquée dans un projet ne peut pas participer à la soumission relative à ce projet si cela lui donne un avantage notable sur les autres. C'est certainement le cas ici : cet appel d'offres est manifestement contraire à la jurisprudence, conclut l'avocat des recourants.

AR


9 février 2007

Le nombre d'oppositions s'amenuise.

La route se dégage devant le projet Paya : à l'issue d'une nouvelle mise à l'enquête, le Service des ponts et chaussées n'a enregistré que neuf oppositions ou observations au réaménagement de la route de Morat et six aux modifications touchant le projet lui-même. Pour mémoire, la mise à l'enquête de 1999 avait été « saluée » par 123 dossiers d'opposition et de remarques et il y en a encore eu 64 en 2005.

La Direction de l'aménagement, de l'environnement et des constructions (DAEC) avait lancé au début de janvier une enquête complémentaire concernant des retouches au carrefour de Bellevue au Schoenberg, ainsi que des modifications à la sortie du tunnel côté Saint-Léonard. Simultanément, le passage de la route de Morat à quatre pistes a été mis à l'enquête et deux rapports d'impact mis en consultation.

Selon Renaud Carron, chef de projet adjoint, la commune de Granges-Paccot figure parmi les opposants dans le dossier route de Morat. « Ce n'est pas une opposition fondamentale, mais nous devons préserver les droits de la commune », explique Jean Perriard, secrétaire communal.

L'association Pro Natura s'est, pour sa part, limitée à des remarques. Selon son président Jacques Eschmann, l'arborisation prévue dans le secteur est nettement insuffisante. Pour le reste, les dossiers – principalement des observations – proviennent de particuliers. Sept concernent la route de Morat et six la sortie du tunnel. Ces derniers visent surtout à réitérer les oppositions déposées en 2005.

Il en resterait une cinquantaine, qui sont maintenues jusqu'à la conclusion d'un arrangement financier (indemnité, acquisition, expropriation). Ces transactions seront probablement finalisées quand la DAEC aura approuvé le projet, ce qui devrait être fait en juin, indique M. Caron.

L'ATE, souvent au rang des opposants, n'a pas bougé sur ce coup. Pour le président Michel Monney, les chances d'aboutir étaient minces, dans la mesure où il s'agissait d'enquêtes complémentaires. Et puis, l'association a jugé satisfaisant le dossier qui contient toutes les mesures d'assainissement des maisons avec leur coût, ainsi que les calculs de flux de trafic dans les quartiers.

MADELEINE JOYE


5 janvier 2007

La route de Morat à quatre voies est à l'enquête

Un pas supplémentaire a été franchi dans la mise en place du projet de la Poya : le Service des ponts et chaussées a publié dans la « Feuille officielle » d'hier deux nouvelles mises à l'enquête, assorties d'un appel d'offre. Deux rapports d'impact sont également mis en consultation.

La nouveauté, c'est la mise à l'enquête de l'aménagement à quatre voies de la route de Morat, entre le chemin du Mettetlet et la jonction de l'autoroute A12. La chaussée ne sera pas beaucoup plus large, indique Renaud Caron, chef de projet-adjoint, mais elle sera redessinée et les giratoires en seront agrandis. Un collecteur d'évacuation des eaux claires en direction du lac de Schiffenen fait partie du lot, qui nécessitera le défrichement temporaire d'un secteur du côté de Forum Fribourg.

Le tronçon de la route de Morat entre le carrefour de Saint-Léonard et le Mettetlet fait, lui, partie du « paquet » pont de la Poya proprement dit, qui a droit à une mise à l'enquête complémentaire pour les modifications apportées au projet de 05.

Le pont n'est pas touché, mais il y a des retouches au carrefour de Bellevue. Côté Saint-Léonard, le tunnel sera légèrement abaissé, la trémie d'accès réorientée et le niveau de la route modifié, ce qui changera l'aménagement de ses abords, précise M. Caron.

Quant à l'appel d'offres, il concerne un « mandat pluridisciplinaire d'études et de réalisations pour le projet Poya et la mise à quatre voies de la route de Morat ». Ce mandat courant sur plus de cinq ans (septembre 2007 à décembre 2012) touche le projet d'exécution et la direction des travaux, à l'exception du pont qui reste dans le giron des gagnants du concours.

Le dossier d'appel d'offres est condensé sur trois CD-Rom et une visite des lieux à l'intention des entreprises intéressées est prévue le 22 janvier.

MADELEINE JOYE


Haut de page